X-Pro2 et XF 35 f/2
Test

Fujifilm X-Pro2 : Le test terrain

Le Fujifilm X-Pro2, attendu depuis quatre ans par les aficionados de la marque nippone et amoureux de l’ergonomie du X-Pro1, fait enfin son arrivée sur le marché. Performances augmentées, capteur 24 megapixels, nouvelle simulation de film noir et blanc, Wi-Fi, emplacements pour deux cartes mémoires et protection tous temps, ce nouveau boîtier semble avoir tout pour séduire. Mais que vaut-il sur le terrain ? C’est ce que nous allons voir dans ce test X-Pro2 !

Note : je ne vais pas détailler ici la fiche technique de l’appareil, qui est disponible un peu partout sur internet et que vous avez déjà certainement lue et relue. Cet article se concentre essentiellement sur mon ressenti de photographe durant une semaine de test X-Pro2 sur le terrain.

 

Refonte du menu

Le menu a été revu et est désormais organisé logiquement, par grandes sections :

  • Qualité d’image
  • AF / MF
  • Prise de vue
  • Flash
  • Vidéo
  • Paramétrage
  • Menu personnel

Ce nouvel agencement permet de bien plus facilement retrouver les réglages que l’on cherche puisqu’ils sont maintenant classés dans les sections correspondantes : ainsi on cherchera le réglage RAW ou simulation de film dans « Qualité d’image », le réglage du mode AF zone dans « AF / MF », etc.

La police utilisée est un peu plus petite qu’avant et très lisible car les textes sont bien contrastés. Mais surtout, les menus sont bien plus réactifs : on s’y déplace rapidement, il n’y a plus cette sensation de mollesse lors de l’exploration qui est un peu pénible même sur le X-T1. Désormais on passe d’option en option très rapidement, et même si chaque sous-menu apparaît toujours avec une petite animation latérale, celle-ci est maintenant beaucoup plus rapide et ne ralentit nullement l’utilisation de l’interface.

Un menu personnel a fait son apparition : vous pouvez ranger ici un raccourci vers certains des réglages de l’appareil pour y accéder plus rapidement. Bien que quasiment tous les réglages soient sélectionnables pour faire partie du menu personnel, bizarrement certaines options de la section « Paramétrage » n’y sont pas éligibles, dont notamment celle pour formater la carte mémoire. C’est assez incompréhensible que cette option ne puisse pas être rangée avec les favoris du menu personnel, d’autant plus qu’elle se trouve au fin fond de la hiérarchie du menu principal. Espérons qu’une mise à jour de firmware permettent d’étendre la sélection des menus éligibles et en particulier le formatage.

Note : un raccourci existe pour aller directement au menu de formatage : pressez la touche poubelle durant 3 secondes, puis sans la relâcher, pressez la roue codeuse arrière.

Une fois le menu personnel composé, celui-ci est directement activé lorsque l’on presse la touche MENU, c’est très pratique. Je suis satisfait de cette refonte des menus qui est maintenant beaucoup plus intuitive car mieux organisée.

 

Commandes

Si vous possédez déjà le X-Pro1 vous ne devriez pas être dépaysé(e) en tenant le X-Pro2 en mains. Bien que l’agencement des boutons ait un peu changé, surtout à l’arrière du boîtier, on y retrouve sensiblement la même ergonomie.

La face avant est presque identique si ce n’est l’apparition d’une roue codeuse sous le déclencheur. On y retrouve le levier de basculement OVF/EVF et le sélecteur de modes AF/MF, ainsi que le verrou d’objectif.

Vue de face du Fujifilm X-Pro2

Fujifilm X-Pro2 – Vue de face

 

Sur la partie haute peu de changements ergonomiques en apparence, mais une nouvelle couronne des ISO vient se greffer à la couronne des vitesses. Son emploi est simple puisqu’il suffit de soulever la couronne et la faire tourner pour choisir une valeur ISO dans la petite fenêtre transparente. Un point de plus qui rappelle l’époque de l’argentique et qui donne du charme à l’appareil. Ce système de couronne à soulever est beaucoup plus simple à utiliser que le verrou en bouton poussoir associé à la couronne des vitesses, que je trouve peu agréable.

Vue de haut du Fujifilm X-Pro2

Fujifilm X-Pro2 – Vue de haut

 

A l’usage toutefois, cette petite fenêtre d’ISO ne m’est pas apparue très pratique, car sans vue d’ensemble de toutes les valeurs il m’a parfois été difficile de sélectionner une valeur ISO dans la pénombre, alors que je n’ai jamais eu ce problème avec le X-Pro1. L’autre point qui m’a un peu dérouté c’est ce double mode ISO/vitesse avec deux systèmes de blocages différents. Plus d’une fois je me suis emmêlé les pinceaux en essayant de débloquer les ISO avec le verrou central ou modifier la vitesse en tirant sur la couronne… sans doutes que je me fais vieux mais cet exercice m’a souvent fait perdre plus de temps qu’autre chose. Au final j’ai quasiment abandonné cette roue des ISO, que je positionnais sur A une fois pour toutes, et je jouais avec les auto-ISO uniquement.

A propos des auto-ISO, il est maintenant possible d’avoir 3 réglages indépendants des auto-ISO et ça c’est tout simplement génial. J’ai ainsi pu me constituer 3 paramétrages différents : un pour la photo de rue, un pour le paysage et un autre passe partout. Et cerise sur le gâteau, il est possible d’assigner à une touche de fonction le choix rapide d’un mode auto-ISO parmi les trois. Bravo Fujifilm !

La couronne des vitesses indique que la synchro flash a été augmentée jusqu’au 1/250s, et que la vitesse de déclenchement s’étend jusqu’au 1/8000s, la nouvelle limite de l’obturateur mécanique. Ces deux importantes améliorations prouvent que le système murit et fait jeu égal avec les reflex haut de gamme, ce qui est une très bonne chose.

Le correcteur d’exposition va de -3 IL à +3 IL (par 1/3 d’IL) et une position « C » permet même d’aller de -5 IL à +5 IL avec la roue codeuse avant. Ni trop dure ni trop souple, la couronne du correcteur se manipule facilement du pouce, l’oeil au viseur, mais a tendance à se dérégler lorsque l’appareil frotte avec le corps ou le sac. Plus d’une fois je me suis retrouvé avec une correction d’exposition de +2 ou -3. En photo de rue où l’on a parfois moins d’une seconde pour réagir, ça peut être catastrophique (surtout en visée OVF où l’on ne voit pas l’exposition en temps réel).

Ceci n’est d’ailleurs pas propre au X-Pro2 et je suis confronté au même problème avec tous mes boîtiers. Pour autant je ne blâme pas Fujifilm pour ça car il n’y a pas de solution miracle : un verrou supplémentaire sur cette couronne serait vraiment un verrou de trop, et la rendre plus « dure » serait peu pratique pour corriger l’exposition l’oeil au viseur. Il convient donc de prendre l’habitude de systématiquement jeter un coup d’oeil à la couronne avant d’utiliser l’appareil.

Enfin l’interrupteur marche/arrêt reste identique aux autre appareils de la gamme et pourra encore avoir tendance à s’activer en rentrant ou sortant le boîtier du sac photo, bien que je ne l’ai pas constaté alors que ça m’arrive tout le temps avec le X100S.

 

La partie arrière est dotée de l’essentiel des boutons de commandes. Désormais rassemblés sur la partie droite de l’écran LCD, ils ne sont hélas pas tous très bien agencés pour une utilisation de l’appareil l’oeil au viseur, notamment les touches Q, AF-L et AE-L qu’il est vraiment difficile d’actionner : la touche Q nécessite de plier le pouce à s’en faire mal, les touches AF-L et Q manquent de relief et il est difficile de bien les « sentir » (c’est impossible avec des gants), et AE-L est placé bien trop loin pour être activé du pouce confortablement, et pourtant j’ai des grandes mains…

En revanche le trèfle des touches directionnelles est juste parfait : des touches réactives et proéminentes, j’en rêve sur mon X-T1. Se déplacer dans les menus est un régal avec cet appareil !

Vue arrière du Fujifilm X-Pro2

Fujifilm X-Pro2 – Vue arrière

 

Avec le X-Pro2 arrive un petit « joystick » bien pratique pour positionner rapidement le collimateur AF, faire défiler les photos ou se déplacer dans les menus. Il fait double emploi avec le trèfle des touches directionnelles et l’on pourra utiliser l’un ou l’autre, mais personnellement je vais bien plus vite avec le joystick et c’est donc un ajout bienvenu que j’espère retrouver sur le X-T2. L’énorme avantage qu’apporte ce joystick, mis à part la rapidité et la facilité de déplacement du collimateur AF, c’est de libérer les touches directionnelles de cette fonction afin de leur assigner des réglages rapides.

Les deux petites roues codeuses à l’avant et à l’arrière me semblent en revanche être de qualité très moyenne. En plastique, leur toucher n’est pas très agréable et leur crantage est assez mou. Alors que tous les boutons et couronnes du boitier sont globalement de qualité, ces deux roues font un peu tâche avec l’ensemble.

Sur le flanc gauche on trouve le correcteur dioptrique réglable qui fait enfin partie de l’appareil. Il était incompréhensible que le X-Pro1 n’en soit pas doté, cette faute est maintenant corrigée sur son successeur. Je craignais au début que sa position provoque des dé-réglages fréquents suite aux frottements sur le corps ou dans le sac photo, mais finalement je n’ai pas du tout rencontré le problème. En dessous se trouvent les différents connecteurs : synchro flash, USB, HDMI et prise casque, bien protégés dans une trappe étanche.

Correcteur dioptrique et connecteurs du Fujifilm X-Pro2

Fujifilm X-Pro2 – Correcteur dioptrique et connecteurs

 

Le flanc droit est dédié aux deux emplacements de cartes SD : car oui, le X-Pro2 offre désormais deux logements pour cartes mémoires avec plusieurs options pour le stockage (recopie, débordement, ou séparation RAW/JPEG). Un emplacement peut recevoir une carte UHS-II mais l’autre reste limité à l’UHS-I seulement. Il est à noter que la porte est de bien meilleure qualité que celle du X-T1 et n’a pas tendance à s’ouvrir toute seule.

Cartes SD sur Fujifilm X-Pro2

Fujifilm X-Pro2 – Les emplacements pour cartes SD

 

Qualité de fabrication et toucher

Le X-Pro2 est bien le digne successeur du Pro1 et cela se sent au toucher : j’y retrouve la même sensation agréable de qualité et de robustesse, une prise en mains impeccable qui fait que l’on a envie de photographier avec cet appareil. Pas très lourd, mais tout de même assez « dense », on peut le porter sans fatigue de longues heures que ce soit pendu autour du cou ou tenu d’une main, notamment lorsqu’il est équipé d’une petite optique légère comme le XF 18 ou XF 35. Il ne pèse qu’une quarantaine de grammes de plus que le X-Pro1 ou le X-T1, vous devriez donc retrouver les mêmes sensations avec ce nouveau boîtier.

Son grip est légèrement plus proéminent que celui du X-Pro1 et ceci procure indéniablement un meilleur confort de tenue. De même, le pouce tient bien sur la face arrière et je n’ai pas ressenti la nécessité d’ajouter un accessoire repose-pouce alors que j’en ai un sur le X-Pro1 (mais ce sera toujours mieux avec).

L’appareil maintenant protégé contre les intempéries, et équipé d’un 35 f/2 WR, je pourrai sans scrupules aller faire de la photo de rue ou de reportage sous la pluie. C’est ce que j’attendais du X100T et c’est donc possible avec le X-Pro2. Espérons que le prochain boîtier de la lignée X100 soit enfin protégé de la même manière.

A quelques petits détails près évoqués plus haut, tout transpire la qualité sur cet appareil haut de gamme, et ceci contribue fortement au plaisir du photographe. La réactivité de l’appareil est excellente, on sent que le nouveau processeur fait des merveilles. Le son du déclencheur est plutôt « sexy » et me rappelle quelques souvenirs de l’époque argentique.

Si j’aime beaucoup le X-T1 qui est mon boîtier principal (au détriment du X-Pro1 qui dort sur une étagère), je dois avouer que ces quelques jours en compagnie du X-Pro2 seul m’ont été très agréables, avec cette envie viscérale et permanente de déclencher à n’importe quelle occasion, et ça, pour moi, c’est le signe d’un appareil réussi.

 

Autofocus

L’autofocus est globalement rapide pour peu que l’on utilise un objectif de dernière génération, et surtout il reste relativement rapide et fiable en conditions de faible luminosité. Comparativement, il est un peu plus rapide que l’AF du X-T1.

La vidéo ci-dessous montre la vitesse de mise au point du X-Pro2 équipé du XF 35 f/2, en intérieur (conditions d’éclairage moyennes) :

A titre de comparaison, voici le même test effectué avec le X-T1 et le même objectif :

 

En pleine journée et à l’extérieur, les performances AF sont très bonnes. La plupart du temps l’AF accroche immédiatement, avec quelquefois un léger « va et vient » lorsque la zone ciblée manque de contraste.

Mais il n’y a pas de magie : les performances AF du X-Pro2 ne dépendent pas du boîtier seul mais aussi de l’objectif utilisé. Autant avec un XF 16-55 f/2.8 vous trouverez l’AF ultra rapide, autant ça restera moyennement performant et toujours un peu aléatoire avec les premières optiques de la gamme telles le XF 35 f/1.4 ou le XF 60 f/2.4.

Avec le 35 f/2 c’est très bon, la mise au point est rapide et totalement silencieuse : on sent que cet objectif a été conçu pour le X-Pro2 et le mariage des deux procure un grand plaisir à photographier. Par moment j’en ai presque oublié que le X-Pro2 est un appareil à objectifs interchangeables tellement j’ai eu la sensation que ce 35 fait bloc avec le boîtier.

En photo de rue j’utilise très peu l’AF de mon X100s car il n’est pas assez rapide et trop aléatoire : hors de question de risquer une faute de mise au point sur un sujet exceptionnel qui passerait devant moi. J’utilise donc l’appareil en mise au point manuelle, que je pré-configure pour obtenir une zone de netteté allant de 2m à 30m (environ). Or, avec le X-Pro2 et le 35 f/2 je pourrai travailler avec l’autofocus en toute confiance car ses performances sont arrivées à un niveau tout à fait correct.

L’appareil dispose de 273 collimateurs mais on peut aussi n’en utiliser que 77. Je n’ai quasiment pas utilisé le mode à 273 collimateurs car, paradoxalement, je trouve que ça fait trop et ça ralentit la sélection d’un collimateur unique avec le joystick. Sans doute que pour du travail de précision ou pour le suivi AF il sera bon de travailler avec l’ensemble des collimateurs.

A noter que j’ai trouvé la fonction de détection des visages rapide et efficace, elle me semble meilleure qu’avec le X-T1 mais je n’ai pas eu le temps de faire des tests comparatifs en ce sens. En tout cas elle n’est pas moins bonne (ce qui serait étonnant).

Est-ce que l’AF est arrivé au niveau des meilleurs appareils reflex ? Pas encore, mais le X-Pro2 s’en approche sensiblement et laisse présager que la prochaine génération d’appareils (peut-être dès le X-T2 ?) fera jeu égal avec les grands frères à mirroir.

 

Rafale

En JPEG la rafale à 8 images/s est quasiment interminable comme vous pouvez le voir sur la vidéo ci-dessous :

 

En RAW le ralentissement arrive plus vite mais la rafale offre tout de même une bonne série à pleine vitesse, ce qui devrait suffire dans la majorité des situations :

 

Bien que le X-Pro2 ne soit pas un appareil principalement destiné à la photographie de sport ou d’animalier (le X-T1 étant plus adapté à l’utilisation des zooms volumineux), il dispose néanmoins d’excellentes performances de suivi pour la prise de vues en rafale.

Le mode suivi AF-C, en point unique ou en zone, donne des résultats convaincants. J’ai fait plusieurs rafales avec le XF 35 f/2 et à chaque fois le suivi AF a été excellent avec une majorité de photos nettes sur chaque série.

En AF-C et mode Point unique (1 seul collimateur conservé sur le sujet) :

X-Pro2 : Rafale en mode AF-C + point unique

Rafale en mode AF-C + point unique sur Fujifilm X-Pro2 et XF 35 f/2

Sur une seule photo dans la série, le sujet n’est pas net et l’appareil a fait le point sur le camion. Je ne sais pas si c’est une erreur de l’AF, ou si j’ai légèrement sorti le sujet du collimateur sur cette image, ce qui est plus que probable. Dans le bénéfice du doute, je lui accorde un 100% de réussite !

Autre test, en AF-C et suivi en mode Zone :

X-Pro2 : Rafale en mode AF-C + zone

Rafale en mode AF-C + zone sur Fujifilm X-Pro2 et XF 35 f/2

Là encore, une seule photo sur la série ne présente pas mon sujet (il s’agit du cycliste le plus proche) parfaitement net, mais ici je coupe un peu les cheveux en quatre car comme il s’agit d’un groupe de cyclistes il est normal que l’AF puisse être trompé.

Les résultats sont vraiment bluffants sur toutes les rafales testées. Il faut voir ce que ça donne sur des sujets beaucoup plus rapides (oiseaux en vol, voitures de course, etc) pour se faire une idée des performances de l’AF en suivi dans les situations les plus difficiles, mais hélas je n’en ai pas eu l’occasion.

 

Viseur

A l’instar du X-Pro1 et de la série X100, le X-Pro2 est doté d’un viseur hybride OVF/EVF (Optical/Electronic View Finder). Passer du viseur optique au viseur électronique s’effectue en tirant le levier (en façade de l’appareil) vers la droite. Ce viseur hybride est l’essence même du X-Pro2 car il permet au photographe d’utiliser l’un ou l’autre mode suivant le contexte.

X-Pro2 : Le viseur hybride

Le viseur hybride du Fujifilm X-Pro2

 

Le viseur optique (OVF) sera apprécié en photo de rue car il permet de voir en dehors du cadre et ainsi mieux anticiper l’instant décisif. Il est aussi bien pratique en soirée ou de nuit, mais aussi lorsque la luminosité ambiante est très forte et rend le viseur électronique peu lisible. Doté de toutes les informations utiles en sur-impression (y compris le niveau électronique et l’histogramme en temps réel), il est cependant dépendant de la parallaxe et s’avère trop imprécis pour une composition « au cordeau ».

Fort heureusement, l’effet de parallaxe (très prononcé à courte distance) est assez bien corrigé avec un déplacement du cadre blanc de visée ainsi que du collimateur AF, ce qui permet d’éviter les grosses erreurs de composition ou de mise au point. De plus, en poussant le levier vers la gauche, il est possible de faire apparaître en sur-impression du viseur optique une mini écran numérique qui se cale dans le coin bas/droite, et qui permet de vérifier la composition et/ou la mise au point. Cette double visée optique et électronique (nommée ERF) est arrivée avec le X100T et a donc été reproduite sur le X-Pro2.

Personnellement – et c’est ici un avis très subjectif – je trouve ça plutôt gadget et presque contre-productif, car l’OVF est un mode de visée surtout adapté à la prise de vue rapide et instinctive, dans la rue ou en reportage. En visée optique on cherche à aller vite et je ne vois pas trop la valeur ajoutée de ce petit écran de contrôle… s’il faut s’en servir pour la précision, autant passer en EVF !

Le viseur électronique (EVF) est de très bonne facture et loin devant celui du X-Pro1. Il est tout aussi bon que celui qui équipe le X-T1 bien que plus petit : le X-T1 reste encore la référence en terme de surface de visée. Adieu donc le viseur électronique lent du X-Pro1 qui n’incitait pas vraiment à être employé… vous pouvez désormais user et abuser de l’EVF au point même d’en oublier presque qu’il y a un viseur optique sur l’appareil.

Car effectivement, je me suis surpris à ne quasiment plus utiliser l’OVF tellement l’EVF est pratique à tous niveaux : composition au cordeau, visualisation immédiate de l’exposition et de la simulation de film (notamment en noir et blanc), aide à la mise au point manuelle, … on ne compte plus les avantages que procure la visée électronique.

Je sais que beaucoup de photographes sont toujours très attachés au viseur clair et ne peuvent se résoudre à utiliser la visée électronique comme méthode principale. Pour eux le X-Pro2 offre le meilleur des deux mondes. Mais pour d’autres, comme moi, qui n’ont aucun problème à travailler à 100% en EVF, l’acquisition d’un X-Pro2 est-elle bien nécessaire ? Ne vaut-il mieux pas attendre le X-T2 ? Chacun jugera suivant ses attentes.

 

Qualité d’image

Le X-Pro2 avec son X-Trans III et ses 24 megapixels ne déroge pas à la réputation d’excellence de Fujifilm et procure des photos au piqué superlatif, merci aux optiques Fujinon toutes de très haut vol.

Bien réglé et utilisé, en respectant la vitesse de sécurité pour éviter les flous de bouger, le photographe ne pourra que se féliciter d’avoir investi dans un tel appareil : qualité des JPEG, piqué, contrastes, détails, excellente montée en ISO, très bonne dynamique, absence de filtre passe bas… tous les ingrédients sont réunis pour délivrer des images étonnantes. Même en visualisation à 100% d’écran, je reste stupéfait par la netteté des détails de l’image.

Le point très important à souligner est l’amélioration des fins détails notamment dans les feuillages. L’augmentation de la résolution doit y être pour beaucoup mais je constate moins cet effet de « bouillie de pixels » dans les fins détails qui est souvent flagrante sur mes autres boîtiers.

Sur ces deux « crop 100% » issus de RAW non traités (donc non accentués), je trouve qu’il y a encore pas mal de détails qui seraient complètement noyés dans la masse sur le X-Trans II 16 megapixels de mon X-T1 :

Vue à 100%

 

La montée en ISO est très bonne pour un appareil APS-C de 24 megapixels, je retrouve le même niveau de grain à toutes les valeurs que sur le X-T1. Alors que le capteur a une densité de pixels plus importante pour la même surface, c’est une excellent performance :

X-Pro2 : Montée en ISO

Montée en ISO sur le Fujifilm X-Pro2

 

Jusqu’à 6400 ISO l’image reste complètement exploitable en couleurs, à 12800 ISO il vaut mieux envisager de passer en noir et blanc, et 25600 ISO pourra dépanner… au delà il vaut mieux carrément éviter.

 

Acros

Avec le X-Pro2 arrive la nouvelle simulation de film noir et blanc « Acros » en quatre versions : normale et avec filtres jaune, rouge et vert.

Acros est (légèrement) plus contrasté que la simulation noir et blanc classique, mais les différences sont assez subtiles et j’aurai bien aimé qu’elles soient un peu plus marquées que ça. J’aime les contrastes en noir et blanc et j’ai configuré Acros avec les haute lumières sur +1, ombres sur +1 et la netteté sur +1. A noter que le X-Pro2 permet d’ajouter du grain (sur 3 niveaux) à vos images JPEG pour un rendu très argentique.

Exemples de JPEG boîtier avec Acros + filtre jaune et XF 35 f/2 :

DSCF1065

DSCF1038

DSCF0897

 

Points négatifs

J’ai mentionné dans cet article que certains utilisateurs du X-Pro2 on constaté une ré-initialisation de leur appareil dans certaines circonstances. Ceci m’est arrivé également une fois, mais cela ne s’est plus jamais produit malgré plusieurs changements de batteries et d’objectifs, et même en laissant l’appareil sans batterie durant trois heures. On peut donc considérer que même si le problème existe, il est mineur, et si vous le rencontrez avec votre appareil ceci ne doit pas vous inquiéter dans la mesure où ce n’est pas récurrent. De plus, un nouveau firmware est déjà en préparation et il devrait logiquement corriger ce petit souci.

Lorsque le mode hautes performances est activé (ce que je recommande) l’appareil a tendance à chauffer un peu. Rien d’inquiétant, mais en plein été au soleil il faudra voir comment le boîtier se comporte.

L’autonomie de la batterie est limite catastrophique. Avec le mode hautes performances activé et l’usage de l’écran LCD je suis difficilement parvenu à prendre une centaine de photos. Je trouve que l’autonomie n’est déjà pas folichonne avec le X-T1, mais là, processeur plus puissant oblige, c’est encore pire. Vous ne couperez pas à l’obligation d’avoir toujours 2 ou 3 batteries supplémentaires avec vous si vous voulez tenir une bonne journée en utilisant l’appareil à son plein potentiel.

Vous pouvez appliquer ces quelques astuces permettant d’optimiser l’usage de la batterie, mais il est dommage de restreindre les possibilités d’un tel appareil. La bonne nouvelle est que la batterie est identique à celle du X-Pro1 ou du X-T1, ce qui évitera d’en acheter des supplémentaires si vous en avez déjà plusieurs, et de partir en voyage avec plusieurs chargeurs différents.

Il est regrettable que Fujifilm n’ai pas doté le X-Pro2 d’un écran articulé comme sur le X-T1 ou le X70, sans doute afin de limiter les coûts d’un boîtier déjà un peu onéreux de par son viseur hybride. D’autant plus que c’est un atout de choix pour certains photographes de rue qui recherchent la discrétion, en utilisant l’appareil depuis la taille et en visant avec l’écran LCD déplié.

A noter que j’ai pu reproduire un bug que j’ai lu sur des forums anglo-saxons : parfois durant une rafale, une photo dans la série ressort complètement noire. J’ai effectué plusieurs rafales durant mes tests et pour l’une d’elle j’ai effectivement une image noire au milieu de la série. J’en ignore complètement la raison et je suppose que ça sera corrigé par firmware, mais il est bon de le savoir pour ne pas être surpris lorsque ça se produit.

Ces points ne sont toutefois que des petits détails comparés aux énormes qualités de l’appareil dans son ensemble.

 

Photos

Voici quelques photos d’exemples, prises avec le XF 35 f/2 et le XF 16 f/1.4 :

 

Test X-Pro2 : La conclusion

Le X-Pro2 est tout ce que le X-Pro1 aurait du être au vu de son prix de vente initial : performant, polyvalent, agréable à utiliser et offrant une qualité d’image superlative.

Même s’il dispose de tous les atouts pour assurer n’importe quel type de photographie, cet appareil a « la rue dans les tripes ». Le X-Pro1 aussi, mais on peut lui reprocher son manque de réactivité et la sensation de mollesse générale qu’il procure, alors que ce X-Pro2 est véritablement un monstre taillé pour la photo de rue !

Je ne peux que difficilement cacher mon enthousiasme à tenir, manipuler et photographier avec ce boîtier dans toutes les situations. Si la photographie est votre passion, comme c’est la mienne, vous ne pourrez qu’être heureux de posséder un tel appareil qui a une « gueule », une âme, et qui ne ressemble pas à un mini-ordinateur gonflé aux slogans marketing « SmartMachin » et « MegaTruc ».

J’ai aimé :

  • la qualité de fabrication et la robustesse
  • la très bonne tenue en main
  • le nouveau capteur 24 megapixels
  • la qualité d’image superlative
  • la réactivité et les performances générales
  • la nette amélioration de l’EVF
  • les performances AF de haut vol
  • le nouveau menu bien plus clair et pratique
  • le « joytick » de sélection AF rapide
  • le double emplacement pour carte mémoire
  • son association parfaite avec le XF 35 f/2
  • le bruit du déclencheur
  • le correcteur dioptrique

J’ai moins aimé :

  • le mauvais emplacement de certains boutons à l’arrière
  • la tendance du correcteur d’exposition à se dérégler
  • la qualité des roues codeuses un peu « cheap »
  • l’absence d’écran orientable
  • la sélection des ISO pas toujours très pratique
  • l’autonomie dérisoire de la batterie

Faut-il craquer ?

Si vous faites beaucoup de photo de rue, de reportage et/ou êtes attaché(e) au viseur hybride alors sans hésiter : foncez car cet appareil ne pourra que vous satisfaire.

Dans le cas contraire, à vous de juger. Bien que le X-Pro2 soit adapté à tous types de photographie et le premier 24 megapixels disponible immédiatement dans la gamme, attendre le X-T2 peut être judicieux notamment si vous utilisez les optiques les plus volumineuses (50-140, 100-400, …) mieux adaptées à l’ergonomie de type « reflex ». Le X-Pro2 se justifie essentiellement pour son viseur hybride et est plus onéreux qu’un X-T1, c’est à prendre en considération.

Quoi qu’il en soit, si vous en faites l’acquisition vous ne pourrez pas le regretter : le X-Pro2 est une véritable réussite !

 

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18 Commentaires

  • Répondre jean louis 2 juillet 2017 à 1 h 46 min

    Merci pour cette expérience pratique avec le WPro2 ,serait-il trop vous demander ;de nous donner les bons réglages du boitier ;ou du moins ;ceux que vous conseillez !
    je dois avouer que c’est un peu coton …. Merci par avance de vos avis et conseils ;

  • Répondre ThierryM 15 avril 2017 à 0 h 22 min

    Excellent article et site riche en informations pour qui souhaite se lancer dans le monde Fuji x.
    Une question de béotien: Le nouveau X100F est il le seul de la gamme X avec le X70 à disposer d’une fonction Convertisseur numérique, où cela existe/est prévu sur les XPro2, XT2, XT20.
    Cela permettrait pour ces appareils qui font la part belle aux très bons objectifs fixes Fujinon, de partir léger et l’esprit tranquille, avec une fonction de dépannage mieux intégrée que les re cadrages post prises de vue .

  • Répondre Ivo 11 avril 2017 à 18 h 11 min

    Bonjour … en passe de craquer pour ce modèle de Pro2.. Quels sont les optiques Zoom que vous recommandez et les focales fixe? Merci Ivo

  • Répondre D'IGNAZIO Serge 23 novembre 2016 à 6 h 17 min

    Bonjour
    Je possède un Xpro2 depuis sa mise sur le marché, (j’ai déjà le X100s), un énorme saut qualitatif. On ne parle jamais du bruit au déclenchement, je veux dire par cela l’absence de bruit, avec l’obturation électronique. Pour moi et dans certaine circonstance, il est impossible d’utiliser un reflex.
    Quelques clichés d’un reportage photo. à la salle Cortot avec une prise de son, j’étais à deux mètres d’un couple de micros hyper-sensible.
    (aucune remarque du preneur de son son, aucun désagrément pour les pianistes)
    Télécharger les fichiers: http://www.grosfichiers.com/yA10CKV5vfHsK
    Pour la photo de rue, un vrai bonheur
    https://www.flickr.com/photos/119524765@N06/
    J’envisage même de faire l’acquisition d’un deuxième boitier.
    Seule petite remarque le bracketing simulation film est forcément sur 3 simulations, j’aurais préféré qu’on puisse le paramétrer sur 2 ou 3 simulations, peut-être dans la prochaine mise à jour?
    Bien cordialement
    Serge D’IGNAZIO

  • Répondre Rony 15 novembre 2016 à 2 h 13 min

    J’ai le Xpro2 depuis presque deux mois, je le trouve magnifique mais également enmerdeur! Oui, c’est la vérité. C’est un appareil conçu par des ingénieurs. Trop de chichi, blabla, cád trop des fonctions Il se dérègle trop facilement. Je vais le garder uniquement par ce qu’il fait des belles photos et parce qu’il n’est pas volumineux comment un reflex. Mais, il n’est pas discret, pas vraiment, sour tout pour un appareil pour la photo de rue. Fuji produit un type d’appareil qui combine le meilleur et le pire de l’industrie photographique: le meilleur? Le JPEG Fuji, pas besoin de travailleur ses photos dans le 8,5/10 de cas et avec l’expérience je pense qu’on peut arriver à plus de 9/10. Le poids c’est bien, juste un peu lourd pour avoir une certaine estabilité. L’ergonomie c’est le plus de cet appareil après ces photos en JPEG. Le pire? Appareil conçu par des ingénieurs, càd plains de paramètres paramètrables et desparametrables á chaque fois que l’appareil touche mon sac à dos. Il lui manque la logique Leica càd un mode d’emploi sommaire car il y a très peut de choses à paramétrer chez Leica. Moi je pratique la photo réelle càd tirage papier, et pour ça le Xpro2 avec ses 24MP est très bien. Mais si un jour Fuji sort un XE3s plus ou moins identique au Xpro2 je change tout de suite d’appareil.

    • Répondre Gil 15 novembre 2016 à 9 h 09 min

      Bonjour Rony,
      Merci pour votre retour, le ressenti est très important en photographie et je comprend parfaitement que pour certains utilisateurs, trop de fonctions n’est pas forcément une bonne chose.
      J’aimerai moi aussi que Fujifilm mette sur le marché un appareil plus simple, plus déconnecté de la technologie, notamment pour la photo de rue. Un X90 héritier du X100 mais plus dépouillé en fonctions, comme l’est le Leica Q que j’utilise pour la photo de rue.

  • Répondre Marc Nguyen tri Xuong 21 juillet 2016 à 16 h 28 min

    Bonjour
    Je suis propriétaire d’un xpro 2 très récemment (24 heures) rapidement, je voudrais savoir comment assigner la touche fn au mode noir et blanc « acros »
    Merci de votre réponse,

    Marc Ntx

    • Répondre Gil 22 juillet 2016 à 12 h 36 min

      Bonjour,
      Je n’ai pas de X-Pro2 sous la main en ce moment donc je ne peux pas vous répondre, mais de mémoire il ne me semble pas que ça soit possible.
      Ce que vous pouvez assigner à la touche Fn c’est le choix d’un mode de simulation de film, mais pas une simulation en particulier.
      Donc un appui sur Fn vous proposera de choisir une simulation parmi la liste, il faudra ensuite sélectionner Acros dans cette liste.

  • Répondre JPB 13 juin 2016 à 18 h 53 min

    Bonjour, merci pour ce test sur le X-Pro2. Je parcoure les articles concernant ce boîtier dans l’optique d’en faire l’achat en complément de mon matériel Nikon FX et Objectifs série N. Je pense choisir celui-ci en deuxième boîtier pour une question de poids et de discrétion surtout en photos de rue. Si je me décide pour ce boîtier je le couplerais avec le 16-55 mm f/2.8 (équivalent 24-83 mm format FX) ce qui ferait la transition entre le 16-35 et le 70-200. Que pensez vous de cet objectif avec ce boîtier. ? Merci.

    • Répondre Gil 14 juin 2016 à 8 h 10 min

      Bonjour,
      Je pense que le 16-55 f/2.8 est un excellent objectif mais qui ne colle pas avec vos desiderata : il n’est ni léger ni discret pour la photo de rue. De plus la particularité première du X-Pro2 c’est son OVF, et un tel objectif rend l’utilisation de l’OVF impossible (trop visible dans le cadre). Se passer de l’OVF en photo de rue serait tout de même dommage. Le X-Pro2 est un appareil conçu pour les petits fixes, le 35 f/2 est particulièrement adapté et l’ensemble est cohérent, cela vous donne un 50mm (équivalent FX) qui fait bien la transition entre vos zooms Nikon.
      Si toutefois vous souhaitez acquérir le 16-55 je vous conseille plutôt le X-T1, ou le X-T2 qui ne devrait plus tarder. Ces appareils sont plus adaptés aux zooms notamment grâce à la possibilité de les équiper d’un « grip ».

  • Répondre CASERTA 29 mai 2016 à 15 h 50 min

    L’ xpro2 est certainement un bon appareil. Moi je viens de m’acheter un XPRO1 avec le 14, 23, 35mm. C’est un vrai bonheur.
    N’oubliez jamais, le meilleur appareil c’est celui que l’on a dans la main et avec lequel on fait des photos.

  • Répondre Chorus 17 mai 2016 à 12 h 52 min

    …. Pour compléter mon message, je fais un rêve : que Fuji aille chercher Leica sur le terrain de la qualité de fabrication de ses boitiers. C’est loin d’être une utopie. La marche n’est pas si haute.
    Et accessoirement que la marque revoit également la qualité de ses bouchons d’objectifs et de ses pare-soleils (idéalement coulissants).

  • Répondre Chorus 17 mai 2016 à 12 h 43 min

    Bonjour,

    Je ne suis pas encore client Fuji, mais j’observe cette marque depuis 1 an avec un appétit grandissant. Mes projets vont désormais dans ce sens car si j’en crois les commentaires et divers essais, tant au niveau des boitiers que des objectifs, Fuji est à mon sens la marque disposant du meilleur rapport qualité / prix. J’espère qu’elle ne cédera pas aux sirènes du marketing, lequel tente de faire croire que hors full frame, point de salut ! C’est un peu comme si un utilisateur de moyen format disait qu’il n’était pas possible de faire de belles photos avec un 24×36… Du reste, je mets quiconque au défit de me dire, en regardant une photo, si elle a été prise au FF ou non… Alors à qui profite le crime ?
    L’APS-C tel qu’il existe dans le Xpro2 montre à quel point on peut rester compact et performant.
    Xpro2 sera à n’en pas douter mon prochain achat. Soit en plus, soit à la place de mon reflex. Mais j’avoue que j’attends avec impatience la sortie du « X200 », car il disposerait selon les rumeurs de nombreux atouts, dont une autonomie satisfaisante (le X100T tiendrait déjà 700 vues semble-t-il), d’un écran orientable et d’un flash intégré, avec un équivalent 35mm très complémentaire d’un 16mm et d’un 90mm sur le xpro2 (même si l’option 23mm f:2 reste très tentante).
    Pour ce qui est de cet article, même si je le trouve un peu trop conciliant avec la marque compte tenu du prix de « la chose », il n’en reste pas moins très pertinent et très utile pour faire un choix éclairé. Merci donc à son rédacteur.

  • Répondre FRANCOIS Henri 19 avril 2016 à 14 h 16 min

    merci pour ce formidable travail sur le X pro2 , car je suis en passe de l’acheter et j’attends de voir les tests et analyses de ce nouveau boitier Fuji.
    bien cordialement
    henri

  • Répondre Serac 11 avril 2016 à 21 h 30 min

    Merci beaucoup pour cet excellent article. J’ai un Pro X1 depuis 2 ans, la tentation est grande de changer…

  • Répondre Patrick 21 mars 2016 à 8 h 11 min

    Bonjour,
    Serait-il possible d’avoir nn premier avis du nouveau 35mm f2 svp ou d’un test ?
    Merci d’avance

    • Répondre Gil 21 mars 2016 à 20 h 00 min

      Bonjour,
      Je ferai un test dès que j’en aurai l’occasion, mais globalement le 35 f/2 est un excellent objectif : silencieux, AF rapide, de construction solide, protégé tous temps et avec des bagues très bien crantées. Il est plus performant que le 35 f/1.4 mais 1 stop moins lumineux. Si votre préférence va vers les grandes ouvertures et les photos en faible lumière sans trop monter les ISO, le f/1.4 sera un meilleur choix, pour la rue ou le reportage le f/2 s’impose. Idéalement il faudrait posséder les deux, ils sont plus complémentaires que concurrents !

  • Répondre Baudin 20 mars 2016 à 0 h 40 min

    Bravo pour cet article très précis et merci pour l’info concernant le formatage avec la poubelle et la roue arrière, pratique surtout avec 1 carte dans chaque fente, comme le dis très élégamment le traducteur.

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