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Retour à la simplicité

Il y a quelques semaines, j’ai écrit un article sur le syndrome d’acquisition de matériel qui a provoqué un certain nombre de réactions de photographes se retrouvant – plus ou moins – dans mon cheminement.

En complément de cet article, je souhaite aujourd’hui vous faire part de l’expérience que je vis depuis quelques temps : le retour à la simplicité.

 

Volte-face

Pour la petite histoire, après 25 années à photographier avec des reflexs et des zooms, je suis arrivé chez Fujifilm par le X100S, à la fois curieux et excité par ce petit appareil tant vanté sur les blogs et les forums.

Il m’a pourtant fallu un certain temps pour accepter l’idée de dépenser 1200€ dans un appareil doté d’une focale unique, qui plus est fixée irrémédiablement au boîtier. Je crois sincèrement que si je n’étais pas arrivé à un certain raz-le-bol de me casser le dos avec le poids d’un sac plein de boitiers et d’objectifs, jamais je n’aurai acquis un tel appareil qui, dans mon esprit, ne pouvait être que trop limité.

Les préjugés sont souvent trompeurs et il m’est toujours apparu un peu fou de sortir photographier avec un seul objectif, fixe de surcroit. Mais comme un mini diable dans ma tête ne cessait de me titiller pour acheter le X100S, j’ai fini par céder à la tentation et je suis allé chercher ce nouvel appareil après le travail, un soir de 2013.

Je dois avouer que les premières heures furent difficile. Alors que mon D700 et son 24-70 f/2.8 étaient des bêtes de course, le X100S m’a donné l’impression de revenir 10 ans en arrière : AF lent, OVF déroutant, EVF avec une certaine latence, temps d’allumage non négligeable, autonomie ridicule… il m’est vite passé par la tête que j’avais fait une bêtise et qu’il valait mieux le ramener.

 

Fujifilm X100S

Fujifilm X100S – Florence, Italie

 

Cependant je me suis souvenu des raisons qui m’ont fait aller dans cette direction et je me suis dit qu’il fallait « s’accrocher », accepter l’idée que c’est un appareil différent et qu’il serait vain d’attendre à ce qu’il ressemble à mon reflex, mais que je devais au contraire apprendre à le connaître et à exploiter ses qualités.

Ma première résolution – qui fut très importante pour mon cheminement vers la simplicité – a été de m’obliger à photographier avec uniquement cet appareil et laisser tout le reste à la maison. Alors que je craignais que ce soit très frustrant, ce fut au contraire l’expérience la plus enrichissante de tout mon parcours photographique.

Pour la première fois en 25 ans, je me sentais libre, léger, inspiré.

Je pouvais enfin focaliser toutes mes pensées sur l’image et non plus sur le choix du matériel.

 

Fujifilm X100S – Eze, France

 

 

Lâcher-prise

Je me revois – aujourd’hui avec beaucoup d’amusement – arpenter les rues de Nice avec mes 2 reflexs (un sur chaque épaule) équipés du 24-70 d’un coté et du 70-200 de l’autre, prêt à dégainer le 16-35 du sac tel un cowboy des temps modernes… fort heureusement, j’ai résisté à acheter un système de « holsters » qui m’aurait fait passer pour le John Wayne de la photographie !

Moi qui ai toujours pensé qu’il me fallait pouvoir parer à toute éventualité, disposer de tout le matériel possible pour répondre à toute situation, j’ai réalisé avec ce simple X100S que l’on peut revenir d’une après-midi photo avec sa carte SD bien remplie d’images prises avec un 35mm et rien d’autre.

Combien de fois je me suis retrouvé devant mon sac photo, au moment de partir en vacances, à réfléchir à toutes les combinaisons possibles de ce que je pouvais emporter et ce que je devais laisser à la maison. Sur les forums, c’est un sujet récurent, bon nombre d’entre nous font régulièrement appel à la communauté pour obtenir des conseils, une aide à la décision. « Paralysis by analysis » comme disent les anglo-saxons… à force de trop réfléchir (analysis) on n’arrive plus à prendre de décision (paralysis).

Partir avec seulement un appareil et un objectif c’est la voie du lâcher-prise, la libération d’un poids aussi bien physique que mental.

 

Fujifilm X100S

Fujifilm X100S – Nice, France

 

Certes un boîtier et un objectif ne pourront jamais garantir de capturer 100% des opportunités photographiques qui se présentent, mais contrairement à ce que l’on pourrait penser d’un premier abord, cela n’a pas d’incidence significative sur la quantité – et surtout la qualité – des images prises.

Car une optique unique, à fortiori une focale fixe, étend de manière considérable la créativité. J’ai constaté que je ne cherchais plus à « shooter » frénétiquement tout se qui pouvait se trouver digne du moindre intérêt dans les alentours, mais qu’au contraire je devenais plus sélectif.

Chercher de véritables sujets d’intérêt, observer, s’approcher, prendre de la hauteur ou s’abaisser au niveau du sol, trouver des angles inédits.

En parcourant de temps en temps ma bibliothèque Lightroom, je vois une amélioration considérable de mes images avant et après. Non pas techniquement – car sur ce point je pourrai dire que j’ai perdu en qualité d’image pure, notamment sur le modelé (24×36 contre APS-C) et les hautes sensibilités – mais sur d’autres critères bien plus importants tels que la composition, la recherche de la lumière, des perspectives, des contrastes…

En voyage cette simplicité est tout aussi bénéfique, notamment l’absence de zoom. Au lieu de me « planter » au milieu de la foule à jouer du zoom pour déclencher sur tout et rien, j’ai bien mieux profité de mes derniers voyages en admirant de mes yeux les lieux se présentant à moi. Les limites d’une focale fixe permettent de moins photographier et d’être plus sélectif, de ramener des souvenirs photographiques vraiment intéressants au lieu de mitrailler des centaines de « snapshots » identiques à ceux des millions de touristes passés avant.

 

Fujifilm X100S

Fujifilm X100S – Nice, France

 

 

Vers plus de simplicité

Sortir avec un appareil et une optique est déjà une étape forte vers la simplicité, mais ce n’est pas tout.

Depuis quelques temps je pousse le principe jusqu’à l’extrême : je n’utilise quasiment plus les multiples options et réglages de mon appareil pour libérer mon esprit du maximum de contraintes techniques.

Ouverture, vitesse, ISO sont les seuls éléments de l’appareil auxquels je pense une fois sur le terrain. Tout le reste est réglé à la maison avant de partir et je n’y touche plus.

Les photographes du passé ont réalisé des photographies exceptionnelles avec seulement le trio ouverture/vitesse/ISO, il n’y a pas de raison que ça ne soit plus possible de nos jours avec nos appareils bourrés de fonctionnalités dont la plupart n’apportent pas grand chose (à part nous embrouiller l’esprit).

 

Fujifilm X70

Fujifilm X70 – Nice, France

 

La simplicité favorise grandement la créativité. Un boîtier pré-réglé. Un objectif fixe. Un petit chiffon micro fibres et une batterie supplémentaire dans la poche. Rien d’autre.

Peut-être pensez-vous que tout ceci est idiot, qu’il s’agit d’une sorte de délire pseudo-élitiste ou bien une période éphémère de nostalgie vintage. Je l’ai pensé aussi par le passé lorsque je lisais ça et là les retours de photographes ayant effectué ce même cheminement.

Une marque bien connue vient de sortir un boîtier numérique complètement dépourvu d’écran LCD arrière, sans EVF, sans AF, sans menu, sans option d’aucune sorte… ouverture/vitesse/ISO et rien d’autre. Comme à l’époque de l’argentique il ne permet de voir les photos qu’une fois rentré à la maison.

3 ans en arrière j’aurai certainement raillé les « cinglés » prêts à sortir photographier avec un tel boîtier, mais aujourd’hui je comprend à 100% que l’on puisse effectuer cette démarche, aussi extrême soit-elle !

 

Fujifilm X100S

Fujifilm X100S – Nice, France

 

 

Tentez l’expérience

Libérer son esprit de toutes considérations liées aux choix de matériel est vraiment salutaire. C’est une expérience qu’il faut vivre pour le comprendre, et si je pouvais me permettre de vous donner un conseil ce serait d’essayer au moins une fois.

Obligez-vous, pendant un mois, à ne plus sortir photographier qu’avec un seul boitier et une seule focale, fixe de préférence. Confiez à une personne de votre entourage tout le reste pour ne pas être tenté(e) d’en prendre un peu plus « au cas où ».

Il n’est pas nécessaire de posséder un X100 ou un X70, choisissez le boîtier avec lequel vous vous sentez le mieux et l’optique que vous préférez (ou celle qui correspond le mieux à votre domaine de prédilection). Si vous n’avez que des zooms, choisissez en un, par exemple le 18-55 f/2.8-4. Vous pouvez même pousser le bouchon jusqu’à bloquer le zoom sur une focale (23mm, 35mm, …) en entourant la bague avec une large bande de gaffer pour ne plus pouvoir la tourner.

Réglez l’appareil avant de sortir puis efforcez-vous de ne plus jouer avec ses multiples possibilités, contentez-vous de ne toucher qu’aux essentiels. Faites en sorte de focaliser toute votre attention sur l’image et rien d’autre.

Peut-être que l’expérience ne sera pas concluante pour vous, mais au moins vous aurez essayé. Le pire est de passer à coté de certaines choses à cause de préjugés… mon niveau photographique a stagné des années à cause de ces préjugés, les remettre en question m’a énormément aidé à progresser.

 

Fujifilm X100S

Fujifilm X100S – Les deux Alpes, France

 

 

Conclusion

Avant tout je tiens à préciser que cette démarche est surtout intéressante pour les photographes amateurs. Il est évident que les professionnels ont des contraintes de résultats et qu’il est impensable pour eux de ne pas disposer de tout l’équipement nécessaire à la réalisation de leurs travaux.

De même si votre domaine de prédilection est la photo de sport ou d’animalier, vous n’irez pas bien loin avec un X70…

En revanche si vous photographiez la rue, le paysage, l’architecture ou simplement voyagez beaucoup, vous pouvez trouver un nouveau souffle photographique en expérimentant le minimalisme.

Je serai heureux, pour ceux qui vont tenter l’aventure, d’avoir prochainement vos retours et vos commentaires. Bonnes photos !

 

Fujifilm X100S

Fujifilm X100S – Nice, France

 

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47 Commentaires

  • Répondre Sebas_ 19 juin 2017 à 15 h 59 min

    Hello,
    Merci pour le blog, tres interessant.
    Bien que nombre d’entre vous soient passe de CaNikon a Fuji, j’ai fait l’aller-retour 😉
    J’avais envie d’un complement leger de mon 5D et de mes 35 et 85, mon choix s’est naturellement porte sur le X100 original. Tres content, mais un petit tele me manquait enormement… Achat X-E1, revente du X100. Grave erreur. J’ai perdu toute envie de photographier (j’avais un 50 Pentax manuel, et un 27/2.8). Je trouvais les rendu plats…
    Je suis repasse sur FF Canon (6D avec un 50L) Coup de foudre! couple objectif/boitier imparable, excellent dans toutes les situations. Avec un 20mm Pancake et un 135L pour les portraits, je tombe a la renverse devant le rendu. Je me suis repris un X100s pour les moments ou je veux voyager leger, mais le rendu n’a rien a voir. Par contre, je l’oublie assez facilement dans son petit sac, c’est l’avantage.

  • Répondre Alain 26 novembre 2016 à 8 h 48 min

    J’ai également suivi la même démarche qui m’a conduit à laisser mon matériel lourd et encombrant à la maison. Il m’arrive de ressortir de temps en temps un de mes chouchous argentines, notamment en moyen format, mais c’est devenu très exceptionnel. Depuis une dizaine d’années j’utilise de plus en plus souvent un compact. Les produits proposés ont beaucoup évolué en terme de qualité, l’offre s’étend, un peu comme si les constructeurs avaient enfin compris l’attente de nombreux photographes, Fuji étant celui qui a fait bouger le marché. Un appareil léger, discret, c’est un peu de liberté retrouvé pour laisser plus de place à notre observation et notre imagination. J’ai une grosse préférence pour les compacts à objectif fixe qui sont l’aboutissement de cette démarche vers la simplification. La qualité technique des photos est bien sûr encore inférieure à celle du haut de gamme reflex mais j’ai constaté que l’on y gagnait dans l’approche, la composition de ses images. Je suis également passé par ma phase Fuji avec un X100 que j’ai adoré (sauf sa lenteur), je l’ai changé en Janvier dernier pour un Leica Q qui est un peu plus encombrant. Bravo pour ce blog bien présenté, agréable et pour le contenu des articles que je trouve pertinents.

    • Répondre Gil 26 novembre 2016 à 9 h 39 min

      Bonjour Alain, merci pour votre message.

  • Répondre Marie Dumont 2 octobre 2016 à 10 h 18 min

    C’est intéressant de lire cet article et me fait penser à une anecdote.

    J’ai une amie qui participe à des randonnées photo en groupe, avec un guide nature… Elle avait fait une photo avec … Un petit appareil photo va-t-on dire et le guide l’a vue, par inadvertance et s’est exclamé. Du coup, tout le monde est venu voir la photo, l’a admirée, l’a refaite sous tous ses angles et pour la photo « officielle », le guide a demandé au photographe « pro », encombré d’une mallette et de zooms et d’appareillages sophistiqués de prendre la photo. C’était un peu choquant. (Je crois qu’à sa place, j’aurais fait du chambard).

    Je ne nie pas l’intérêt d’un matériel performant. Si j’en avais les moyens, c’est clair que j’en acquerrais un, tout comme, à vingt ans, j’avais demandé un nikkormat FT3. (Dont beaucoup de photos m’ont déçue d’ailleurs, et puis, il était impossible à transporter lors de mes courses en ville). A savoir que la photo, c’est d’abord le coup d’oeil, le regard. Après, bien sûr, il y a la technique, les questions de lumière et de contraste et les retouches.

    Mais il en est de la photo comme de la peinture. Les hommes qui ont peint les grottes de Lascaux n’avaient que peu de moyens techniques et de connaissances en peinture, dessin et histoire de l’art, et ils ont fait une oeuvre exceptionnelle… Qui dit mieux, comme simplicité ? Bien sûr, Ceci dit, le prix des appareils photographiques est invraisemblable… Tout simplement, et même passionnée de photo, avec un appareil de 1200 euros, je vis un mois…

    Mais je devrais certainement mieux m’y connaître en technique, cela me manque cruellement… J’ai compensé ce manque par un cours d’infographie où, finalement, je fais de la peinture numérique à partir de dessins ou de photographies ou de lettrages…

    • Répondre Gil 2 octobre 2016 à 20 h 27 min

      Bonjour Marie et merci pour votre retour très intéressant, ainsi que la petite anecdote à la fois cocasse et révélatrice !

    • Répondre Hervé 1 novembre 2016 à 12 h 01 min

      Bon article.
      Même parcours matériel, j’ai acquis le x-pro1 et la triplette. et après rebelotte, les zooms, grand angle, etc..

      Pour revenir à la finale avec seulement 4 optiques 18, 35, 56 et 60 sur pro1 ou T1. Finalement largement suffisant pour mon genre de photo.
      Les optiques les plus utilisées sont le 18 et le magique 56..

      Le plaisir de faire de la photo « réfléchie », le zoom et les angles sont remplacés par les jambes et les astuces…

  • Répondre Occo Hellendoorn 29 août 2016 à 21 h 37 min

    Bonjour Gil,
    Oui, il me semble aussi que ce n’est pas le matériel qui fait une photo mais bien le photographe.
    L’idée qu’un équipement permet d’être meilleur est très répandue et propulsée par tous les services marketing mais elle est simplement fausse.
    Il m’est arrivé plus souvent d’être déconsidéré par des collègues « photographes » chargés comme des mules que par les sujets qui eux, appréciaient mes images.

  • Répondre Gilles Emery 9 août 2016 à 14 h 48 min

    Bonjour Gil

    Sans être hors sujet eu égard à ton blog, serait-il possible de nous écrire un billet sur le Leica Q ?
    Ce billet sera à coup sur complètement dans le sujet traitant de la simplicité … Et en même temps très instructif pour la comparaison avec un X100T par exemple.

    Un grand merci par avance
    Gilles

    • Répondre Gil 10 août 2016 à 9 h 53 min

      Bonjour Gilles
      Je ne suis pas certain qu’un article sur le Q intéresse les lecteurs Fujistes de ce blog, mais je vais y réfléchir.

      • Répondre Gilles Emery 10 août 2016 à 14 h 49 min

        Bonjour Gil

        Je comprends parfaitement et à vrai dire je m’en doutais. Cela ne m’a pas empêché de poser la question car question simplicité ce boîtier se pose en référence.
        Maintenant si tu fais un tel billet un jour mais sur un autre blog ou un forum, mais de nous le signaler.

  • Répondre phil 5 août 2016 à 10 h 05 min

    Bonjour Gil.
    Et simplement merci….
    Je viens de lire attentivement ton article et l’ensemble des témoignages / commentaires.
    Quel bol d’air !
    Je ne sais pas si on peut parler de « réassurance » quand tout à coup quelqu’un vient nous livrer une réflexion qui correspond précisément à ce que l’on entrevoyait de façon floue et imprécise depuis quelques temps.
    Tu viens de mettre en mots ce qui me taraude, un peu, depuis pas mal de temps.
    Finalement je suis normal ?

    Tout a commencé pour moi en Avril dernier.
    Heureux possesseur, et très heureux même, de l’EOS 6D et d’un parc optique allant de 17 mm à 100 mm (je m’intéresse très peu à l’animalier et au sport) je souhaitais vraiment avoir une alternative à ce matériel de qualité, certes, mais lourd, encombrant. Cela rappelle d’autres situations, non ?
    Après quelques recherches, ici notamment, j’ai décidé de l’acquisition du kit Fuji X-E2 + zoom 18-55mm.
    Je voulais avoir un solution de grande qualité avec moi, constamment. Au travail, dans la voiture, en ballade, systématiquement. Le 6D aurait été là pour les séances photos programmées…
    J’ai donc passé commande, celle-ci a tardé (une marque au 4 lettres vers laquelle je n’irai plus jamais). J’aurais aimé avoir cette solution légère pour un séjour à Londres… en repli, j’ai donc opté avant même d’avoir lu ce joli sujet, pour le 6D et juste un 50mm f/1.8.
    Et ce fût un sorte de révélation.
    Ce qui n’était qu’une considération pratique (poids, encombrement) est tout simplement devenu, en l’espace d’une journée, un état d’esprit, une manière de faire, qui a définitivement laissé une empreinte forte dans ma façon d’imaginer la photographie.
    Je me suis senti plus libre (alors que j’étais persuadé du contraire) de ne pas faire TOUTES les photos qu’il aurait « fallut » faire, et surtout j’ai retrouvé le plaisir qui m’avait collé l’oeil sur un viseur il y 30 ans. Tu parles de créativité accrue, c’est une jolie façon de le dire. Mais c’est vrai qu’il y a une sorte de lenteur, ou de réflexion préalable, qui deviennent finalement très profitable à la qualité. Le besoin de bouger, d’approcher, de se mêler aux gens, de ne pas ou plus être étranger à la scène qu’on capture…
    J’ai finalement été ravi de ce que j’ai pu ramené de cette journée à Londres (*)
    L’arrivée finalement de ce mirrorless n’a fait qu’amplifier cette vision de la photo, et j’en suis heureux.

    Tout ce que tu viens d’écrire, d’expliquer, correspond a ce que j’ai vécu, et je suis enchanté de lire que je ne suis pas le seul.
    Encore merci !

    * pour ceux que cela intéresse, une partie de ces photos Londoniennes : http://philippepoiret.wixsite.com/philimages/london-at-a-glance-1

  • Répondre Gilles Emery 4 août 2016 à 15 h 19 min

    Bonjour Gil,
    J’ai effectué en 2014 un début de la même démarche. Je voulais m’alléger et désencombrer mon sac photo. Je me suis donc séparé de mon D700 gripé avec les Nikon 24-120 et 70-200 pour passer au XT1 avec le 18-55. Sauf qu’il semble que je n’étais pas encore mûr pour aller au bout du raisonnement. Résultat j’ai aujourd’hui toujours mon XT1 mais avec un 16-55, un 50-140 et un 56 et donc un sac photo encore encombrant et lourd. Par ailleurs je ne fais pas de photos sportives ni animalières seulement du portrait pour mes proches, du paysage et de la rue (sans être de la street-photo). Et maintenant à lire tes articles fort bien écrits au demeurant, toutes les réponses et les démarches similaires de beaucoup d’entres vous, je me dis qu’il n’y a aucune raison que je n’y arrive pas non plus.
    J’ai donc décidé cet été de ne partir qu’avec le XT1 et le 16-55 et de n’utiliser que 3 focales: 18, 24 et 35mm. Je pourrais ainsi déterminer la focale avec laquelle je me sens le plus à l’aise. L’idée serait de vraiment et définitivement franchir le pas vers un compact expert muni d’une focale fixe lumineuse type X100T par exemple voire même Leica Q, achat plaisir en pensant à l’époque ou j’étais gamin et que je bavais devant cette marque prestigieuse, en vendant tout mon matériel pour le financer en partie. A l’époque je me suis « contenté » du Canon AE1 et d’un 50 f1.8 que j’ai conservé de nombreuses années. Cette décision m’obligera enfin à me remettre en cause dans ma pratique photographique pour le plus grand bien de mon dos, mes cervicales et mon enrichissement artistique.
    Bonnes photos à tous

    • Répondre Gil 4 août 2016 à 15 h 25 min

      Merci pour ton retour Gilles, nous avons commencé cette discussion sur un forum et je te remercie de témoigner de ton expérience ici.
      Si tu veux faire un test vraiment significatif, je te recommande de confier tout le reste de ton matériel à un proche histoire de ne pas être tenté de l’utiliser, et de voir vraiment si l’équipement minimal ne sera pas source de frustration.
      Tiens-nous au courant !

      • Répondre Gilles Emery 9 août 2016 à 15 h 11 min

        Hello Gil,
        Je vais faire plus simple encore. Je vais laisser chez moi le 50-140 et partir en vacances avec un sac assez léger.
        Sachant que je vais partir pour voir ma petite fille qui va arriver ces jours ci, je vais devoir prendre aussi le 56 bien plus lumineux que le 16-55 car je n’aime pas utiliser les flash.
        Cela dit mes photos de paysage en Franche-Comte seront faites avec le 16-55 aux 3 focales déjà citées. En fait celles proposées par le Leica Q (28, 35 et 50 mm en FF). Je verrai aussi comment me débrouiller avec ces focales et surtout le 28 pour faire quelques portraits.
        Bien à toi

        • Répondre Gil 10 août 2016 à 9 h 57 min

          Bonjour Gil,
          C’est une bonne idée, cependant en balade je te recommande de laisser le 56 à la maison (sauf si tu prévois vraiment de faire des portraits en route), histoire de vivre l’expérience 1 boitier 1 optique.
          Si tu envisages toujours d’acheter un Q, essayes tant que possible de caler ton zoom sur 18mm (équivalent 28mm FF) pour avoir une idée assez précise de ce que représente une journée à photographier uniquement avec cette focale. Certes le Q permet les crop 35 et 50 mais ce sont des artifices, il faut réaliser et accepter l’idée que ta focale principale sera belle et bien le 28mm.
          Bonnes vacances !

  • Répondre JClaude 22 juin 2016 à 18 h 53 min

    Bonjour,

    Nouveau dans la « maison », j’ai découvert votre site en cherchant un essai du X-E2s.
    Depuis l’achat d’un X Pro-1 faisant suite aux mérites vantés lors d’une rencontre avec Eric Bouvet, j’ai retrouvé cette liberté ressentie jadis avec mon FM2 argentique affublé d’un ou deux « cailloux ».
    Comme nombre d’entre vous, j’ai encore du « matos » Nikon, ou autre, auquel je n’ai rien à reprocher si ce n’est le poids à la fin d’une journée et, dans certains cas le manque de discrétion.
    Quel bonheur de ne prendre qu’une optique dans son sac à dos et partir en rando le coeur léger, et surtout… le dos !
    N’oublions pas que nombre de photographes de reportage ont fait carrière avec la focale 35mm ou un 50mm sur leur Leica.
    Je n’ai donc tjrs pas franchi le pas extrême, à savoir, la revente de l’ensemble D600 et optiques AF… mais je garderai tjrs mes vieux cailloux Ai-s et boîtiers argentiques car je tâte encore de la « pelloche », sans oublier deux magiques 6×6, le Mam’ C-330 et le Yashica Mat 124 : « plus rustiques, y a pas » !
    A bientôt…

    • Répondre Gil 22 juin 2016 à 18 h 55 min

      Bonjour,
      Merci pour ce retour, et bienvenue sur le site !

      • Répondre JClaude 2 novembre 2016 à 18 h 02 min

        Re-bonjour… un an plus tard !

        C’est fait, j’ai vendu mon Nikon D600 ! Je l’ai vendu à une jeune personne qui lui donnera une nouvelle vie. Que voulez-vous, on s’attache aux objets !

        Entre temps, j’avais fait l’acquisition, qque peu orientée, d’un X-E2s pour mon épouse.

        Et après m’être fait une « cagnotte » avec la revente de qques objectifs AF Nikkor, j’opterai pour un X-Pro2 ou X-T2 ou tout simplement d’un X-T1 en remplacement de mon X-Pro1 manquant un peu de vélocité mais au charme et images renversants !

        Hormis que je sois séduit par le matériel Fuji, j’apprécie votre site : il y règne une certaine sérénité à l’encontre d’autres sites et forum d’où je me suis échappé tant les propos étaient agressifs, égocentriques et bien loin de la passion.

        A un peu plus tard…

        • Répondre Gil 2 novembre 2016 à 19 h 49 min

          Merci pour votre message et vos encouragements, X-Pro2, X-T1 ou X-T2, vous ne pouvez pas vous tromper ce sont tous d’excellents appareils.
          Bonnes photos !

  • Répondre Jerome 13 juin 2016 à 12 h 36 min

    Bonjour, et merci pour ce chouette blog que j’ai découvert il y a peu de temps (et qui m’a appris la belle mise à jour du XE-2).

    Ayant cessé mon activité de photographe il y a deux ans, j’ai voulu de la simplicité également, pour ma photographie personnelle. J’ai opté pour un XE-2 et 3 focales fixes, me permettant de couvrir mes domaines de prédilection. 14mm, 23mm et 56mm. Du coup, je ne me pose plus la question de savoir quoi emporter en voyage: j’emmène tout!
    Le choix Fuji s’est fait sur une certaine « authenticité » : avec ces modes de simulation de film, qui, couplés à une balance des blancs correctement réglée me permettent de faire du JPG direct sans passer par la case ordinateur pour « développer » les RAW.

    Je ressens une grande liberté de gagnée, et ça me rappelle les premières photos que j’ai faites, enfant, avec le Canon AE-1 familial et son unique focale de 50mm. Ce « simple » appareil aura rempli presque 20 ans d’albums de photos de famille 😉

  • Répondre Fred 9 juin 2016 à 23 h 58 min

    Il faut croire à la lecture des réactions que cette « illumination » s’est révélée à bien plus d’un photographe amateur. Et j’en fait partie.
    Eloigné de la photographie pendant quelques années, par lassitude du matériel, de la besace lourde ou simplement encombrante, qu’on hésite à endosser, et qu’on finit par ne plus prendre.
    Je me revois aussi dans cette propension à ne voir le monde qu’au travers du viseur, préoccupé par la chasse, le changement d’objectif et à ne ramener des souvenirs que sur papier glacé ou presque, loupant pour l’occasion les sensations., le partage avec ceux qui m’entourent sur le moment. Combien de fois, lors du repas du soir, à l’heure des récapitulatifs, j’ai eu la sensation, en écoutant les discussions, d’être passé à côté de tant de choses, de n’avoir pas vécu ce moment, pas vu ce détail…
    Aujourd’hui je tiens avant tout à faire profiter mes yeux, mes sens, à être pleinement avec mes proches mes amis, et à remplir ma mémoire de ces instants, plutôt que celle de mon boitier. Et cependant je crois que j’aime encore plus l’acte photographique. Parce que j’ai le sentiment qu’il me procure davantage de plaisir, dans ces conditions. Que j’ai moins de clichés à trier mais qu’ils sont meilleurs, plus essentiels.
    Enfin, pour ce qui est de la vertu de la simplicité et de l’objectif ou focale unique lorsqu’il s’agit de partir en excursion, il faut s’y essayer, vraiment. Car, on réalise alors qu’il ne s’agit pas d’une contrainte, mais plutôt d’une libération, que de faire avec l’angle que l’on a et rien d’autre.
    Bref, vous l’aurez compris, je me retrouve totalement dans cet article.

    • Répondre Gil 10 juin 2016 à 7 h 42 min

      Bonjour Fred,
      Je vois que nous avons vécu exactement la même chose, et que nous en sommes arrivés aux mêmes conclusions.
      Merci pour ce témoignage.

  • Répondre Baptiste Sibé 6 juin 2016 à 16 h 11 min

    Salut Gil! Tu nous proposes là de forts belles images!

    J’ai vécu sensiblement la même expérience que toi. J’avais même arrêté de photographier! Pourtant je ne disposais pas d’une débauche de matériel, mais celui-ci était trop lourd, trop pro, trop peu commode à utiliser.

    Je rentre ce lundi d’un festival que j’ai couvert du point de vue des festivaliers. Un boitier, une optique, pré-réglages effectués puis la photographie, seulement la photographie.

    Je te laisse un lien pour te permettre « d’apprécier » le détachement autant technique que matériel qui me permet de nouveau de prendre du plaisir:
    https://www.facebook.com/media/set/?set=a.1332847096728921.1073741831.1288508114496153&type=1&l=0fb098fd69

    Longue vie au plaisir photographique! Longue vie au Fujiste!

    • Répondre Gil 7 juin 2016 à 9 h 13 min

      Salut Baptiste !
      Quand on voit la qualité de tes photos de rue on conçoit aisément que tu n’as besoin de rien d’autre qu’un boîtier et un objectif pour exprimer tout ton talent !
      Bravo à toi et merci pour ton retour.

  • Répondre Arnaud FIOCRET 4 juin 2016 à 19 h 45 min

    Re-bonjour Gil !

    Comme beaucoup, j’aime beaucoup votre site et j’y reviens de temps à autre. Je viens de découvrir ce nouvel article de votre part. J’avais salué le premier sur le syndrome de l’accumulation de matériel et je salue celui-ci avec un même grand OUI. Quand je vous lis, j’ai l’impression de lire ce que j’écris moi aussi de temps à autre sur mon site internet, sur mes blogs. Depuis février 2015, je vis un magnifique renouveau avec le X100T. C’est un boitier fabuleux dans le sens où même si on achète les deux compléments optiques pour la focale de 28 mm et celle de 50mm, ces compléments sont tellement délicats à installer/démonter que le choix de la focale fixe s’effectue chez soi juste avant de partir en reportage et que le reste, on peut l’oublier à la maison.

    C’est amusant d’avoir fait un clin d’oeil à cette fameuse marque très connue qui vient de sortir un boitier dénué de tout le superflu car figurez-vous que si j’en avais eu les moyens pour le boitier + optique fixe à sa mesure, j’aurai franchi le pas sans hésiter. Depuis ce retour à la simplicité, je ne pourrai certainement plus jamais revenir en arrière, je crois. C’est tellement bon la liberté et de ne plus avoir à se prendre la tête pour des questions de focales. Ma grosse valise avec mes deux reflex et leurs six objectifs dort bien sagement et je ressens presque une sensation de rejet à repenser à eux, à repenser surtout à toutes ces années où j’avais l’impression que la pratique de la photo était devenue pesante. Cette simplicité se fait surtout appréciable dans le temps dans le sens où je ne m’interdis plus rien car je n’ai plus la créativité engluée par des questions ridicules d’ordre logistique comme devoir me demander comment je vais pouvoir transporter toute mon artillerie dans un train ou un métro. Je dois à cette divine simplicité d’avoir pu notamment commencer à m’investir dans la photo de rue dans Paris…! Salutations. A très bientôt.

    • Répondre Gil 4 juin 2016 à 21 h 58 min

      Bonjour Arnaud,
      Heureux de voir que vous aussi avez trouvé votre idéal dans la simplicité.
      Merci pour votre témoignage.

  • Répondre Jean-Luc.M 4 juin 2016 à 13 h 23 min

    J’ai appliqué la même démarche, tout d’abord avec un reflex et un 50mm puis dès 2011 avec le X100 (premier du nom), et si mes photos ne sont pas meilleures, ma démarche photographique a changé. (et mon dos se porte mieux)
    Mais voilà, marketing quand tu nous tiens, j’ai craqué pour le XPro2 et son 35 f2 ! Et comme j’aime aussi l’argentique, mon sac ( au moins pour les vacances) redevient bien lourd entre les 2 Fuji et le Yashica Mat…
    Prochaine étape d’allégement, photographier tout au smartphone…. Heuu, non, faut quand même pas exagérer !
    Merci et bravo pour cet article.

    • Répondre Gil 4 juin 2016 à 13 h 32 min

      Et oui, il faut choisir et partir avec un seul appareil dans le sac !
      Pas facile, hein ? 🙂

  • Répondre Patrick 4 juin 2016 à 10 h 21 min

    Bonjour à tousssss
    J’ai fais des photos d’une soirée avec mon 10-24 bloqué sur 14 et en hyperfocale et en flash 😉 le pur bonheur de mitrailler les expressions des gens sans réfléchir et sans viser pour l’autofocus j’ai fais des photos plus naturelle.

    • Répondre Gil 4 juin 2016 à 13 h 33 min

      Bonjour Patrick,
      Un belle sensation de soulagement, n’est-ce pas ?
      Merci pour votre retour !

  • Répondre Myna 1 juin 2016 à 14 h 52 min

    Pour commencer, merci pour ce blog et ses rubriques toujours passionnantes et fort bien écrites!

    Ce dernier article résonne tout particulièrement à mes oreilles car je suis moi même en pleine période de réflexion.
    Tout a commencé il y a quelques années quand j’ai abandonné mon reflex 24×36 et ses fort belles mais fort lourdes optiques au profit d’un Panasonic GF1 et de 2 optiques fixes!
    Ne riez pas, ce fût certes un grand écart mais j’ai été bluffé par cette petite chose et ce qu’elle me faisait faire.
    Quelques mois plus tard, en manque de viseur je me suis orienté vers Fuji avec le X-100s et là comme par magie l’envie de photographier s’est reveillée et en plus cet appareil est diablement beau!
    Depuis le X-100s est devenu un X-100T, auquel s’est ajouté un excellent X-E2 et 3 optiques (xf 35mm f2, xf 14mm et xf 60mm).
    Je suis très satisfaite de mon matériel mais j’ai fini par m’interroger car je n’utilise jamais les deux boitiers en même temps… un seul boitier ne serait-il pas plus judicieux pour mon usage?…oui mais lequel?
    J’aime mon X-100T, sa focale 23mm me và comme un gant (je suis moins à l’aise avec le le xf 35mm) mais d’un autre côté je ne me vois pas me séparer du xf 60mm qui bien que facétieux à certains moments est vraiment mon objectif préféré et j’adore son rendu cela ne s’explique pas!
    Le choix ne và pas être aisé…je le sens bien… mais je sais qu’il y a un parfum de minimalisme dans l’air 😉

    • Répondre Gil 1 juin 2016 à 18 h 13 min

      Bonjour Myna,
      Merci pour ce retour très intéressant.
      J’aimerai toutefois réagir à votre dernière phrase.
      Je ne voudrais pas être mal compris avec cet article (ou pire, encourager les lecteurs à faire des choix qu’ils pourraient regretter plus tard) alors je vais préciser un petit point important.
      Mes articles sur le syndrome d’acquisition de matériel et celui-ci ne sous-entendent pas qu’il faut se restreindre à un seul appareil (et donc revendre tout le reste), mais juste qu’il est intéressant de s’efforcer à ne plus sortir photographier qu’avec un boîtier et une optique.
      Personnellement je ne prend plus qu’un appareil/une optique et rien d’autre lorsque je fais de la photo de rue, du paysage ou lorsque je pars en voyage.
      Mais je n’ai pas pour autant vendu tout le reste de mon matériel, j’ai toujours un second boîtier et quelques optiques qui me servent ponctuellement, pour des usages plus spécifiques.
      Le minimalisme tel que je l’entend ne signifie pas se déposséder de tout mais juste se contraindre à n’emporter avec soi que le strict minimum !

      • Répondre Myna 1 juin 2016 à 23 h 14 min

        Pas de soucis Gil, j’avais très bien saisi le sens de vos articles.
        Je ne vais pas agir sur un coup de tête et je me laisse toujours le temps de la réflexion avant de prendre ce genre de décision… en attendant je vais continuer d’utiliser mes deux boitiers selon mes envies et avec le plus grand plaisir 😉 et pourquoi pas pratiquer plus souvent votre méthode, un boitier/une optique et rien d’autre, cela m’apportera peut être tout naturellement la réponse à mes interrogation 🙂

  • Répondre Jacques 1 juin 2016 à 14 h 32 min

    Bonjour, je suis en train de faire comme vous. J’ai un reflex canon pro et une demi-douzaine d’objectifs. Depuis un an j’ai un xt1 avec le 35mm, je retrouve un certain plaisir comme au temps de l’argentique.

  • Répondre Jean-Paul 31 mai 2016 à 17 h 48 min

    Ayant tout d’abord acquis un X10 pour « tester » la marque, je l’ai revendu pour passer au X Pro 1 il y a trois ans.
    Deux focales fixes complètent ce dernier mais j’avoue ne plus sortir qu’avec le 23 mm, pour ainsi dire monté à demeure sur le boîtier.
    C’est, en ce qui me concerne, le couple idéal et j’en arrive à me demander si je ne vais pas « solder » mon 24*36 et ses deux zooms dont je ne me sers pratiquement plus…
    Une seule focale fixe sur un appareil léger représente une forme de liberté retrouvée et j’approuve complètement cette philosophie qui consiste à se concentrer uniquement sur la scène photographiée sans se soucier des divers menus qui, finalement, ne servent plus à grand-chose lorsque tout est pré-réglé au vu de ce que l’on a prévu de faire.
    Cordialement.
    P.S. j’attends toujours vos nouveaux articles avec une certaine impatience…

    • Répondre Gil 31 mai 2016 à 18 h 40 min

      Bonjour Jean-Paul,
      Merci pour votre retour.
      J’aimerai pouvoir rédiger des articles plus souvent, mais j’ai un travail qui m’occupe beaucoup et ce blog est sur mon temps libre.

  • Répondre David 31 mai 2016 à 11 h 32 min

    Bonjour Gil, et les autres lectrices et lecteurs.
    Contrairement à vous, je ne suis pas un vieux baroudeur de la photo car m’y étant mis tardivement (vers 2004, avec un compact et petit zoom télescopique).
    Ma boulimie de matériel, entretenue par les forums, m’a fait acquérir du matériel (reflex APS-c puis 24×36 avec un ou deux zooms seulement mais surtout des focales fixes très lumineuses). Les sacs se sont suivis, toujours plus gros, grands, lourds, car toujours plus remplis, car essayant à tout pris de tout emmener pour ne rien rater, ne rien perdre, et ne pas revenir déçu d’une sortie où il aurait pu me manquer une focale !!!
    Un sac devenu trop lourd, une pratique brouillon, une volonté de faire tout et rien, un peu comme tout le monde, comme pour copier les autres, et puis un choix financier qui m’oblige à tout vendre. Juste avant cela, je m’étais acheté le petit X10, très déroutant, mais ô combien léger, discret, et qualitatif. Pendant quelques mois, ma pratique photo s’est résumée à l’usage de cet appareil. Et d’autant plus libéré que, la taille difficilement dissimulable de mon reflex et de mes optiques ne me permettait pas d’être suffisamment discret.
    Depuis l’an dernier, j’ai pu me racheter un XT10 avec le 18-55, mais surtout quelques optiques fixes manuelles Minolta. Et à chacune de mes sorties, je ne prends plus qu’une ou deux optiques et m’oblige à faire avec, en ne réglant qu’un minimum de paramètres. Il est vrai que cette approche t’oblige à réfléchir, penser ta photo, la cadrer, trouver un sujet, bouger, et donc l’approche est toute différente de ce que te permet un zoom, à savoir la facilité et la polyvalence, synonyme également de fainéantise (oui, la simplicité rend fainéant, il n’y a qu’à la voir avec tous les automatismes qui nous entourent au quotidien, chez nous, au travail, dans la voiture, etc …).
    Et je crois pouvoir affirmer aussi que mes photos se sont améliorées, en terme d’intérêt, de cadrage, voire d’impact.

    Vive la simplicité, la discrétion, et la légèreté …

    • Répondre Gil 31 mai 2016 à 18 h 46 min

      Bonjour David,
      Les zooms ne sont pas forcément synonymes de fainéantise, je connais pas mal de photographes qui n’ont que des zooms mais qui travaillent leurs images avec beaucoup de réflexion et de minutie.
      Mais il est vrai qu’avec un zoom on peut vite prendre comme mauvais habitude de se planter quelque part et de jouer avec la bague des focales.
      En ce sens, avoir une seule focale fixe ne laisse plus le choix !

      • Répondre David 7 juin 2016 à 11 h 38 min

        Je suis quand même convaincu que pour pleinement revenir aux fondamentales, non seulement il te faut une focale fixe (ou des, selon) mais je pousserais le bouchon en affirmant qu’il la/les faut manuelle(s) (pas d’automatismes ou le moins possible, ainsi, c’est vraiment le photographe qui décide : MAP, ouverture, cadrage, sujet, etc ….

  • Répondre Anouk 30 mai 2016 à 23 h 40 min

    Bonsoir, et merci pour vos articles!
    Après avoir essayé de vivre sans photo, puis avec plein de focales, plein de zooms, plusieurs boîtiers et marques, des compacts, des reflex, des hybrides, après avoir affiné mes envies et besoins, je me retrouve depuis peu avec un boîtier (le X-T1) et le 35mm f2 (donc un 52mm en équivalent 24×36). Et je découvre que c’est quasiment l’équivalent de ce que j’utilisais 25 ans plus tôt, en argentique! Un Minolta X-300 et le 50mm f1.7. Presque les mêmes formes, la même taille. Je suis vraiment surprise! Une grande boucle.
    Je louchais depuis plusieurs années sur le X-E2, et finalement je l’ai acheté d’occasion. Il est en train de prendre l’avantage sur le X-T1 : plus léger dans le sac pour la vie de tous les jours, même s’il n’est pas tropicalisé. Je vais probablement jongler entre les deux. Le X-T1 pour la macro ou pour des sorties pluvieuses, le X-E2 pour le reste… le 60mm pour la macro, et peut-être ce sera tout.

    • Répondre Gil 31 mai 2016 à 8 h 33 min

      Bonjour Anouk,
      Merci pour ce partage d’expérience.
      Votre choix s’est porté sur deux belles optiques qui vous donneront satisfaction !

  • Répondre Chantal 30 mai 2016 à 22 h 20 min

    Bonsoir 🙂

    J’ai envie de vous apporter mon expérience à ce sujet. Après des années « reflex », je suis arrivée chez Fuji avec le X-E1 et le 18-55. Peu après, j’ai acquis un X100s d’occasion. Peut-être la meilleur chose qu’il me soit arrivée photographiquement parlant. Par l’intermédiaire de celui-ci, j’ai découvert les focales fixes. Il est devenu mon « professeur ». Je l’ai emmené jusqu’au bout du monde. Depuis, le X100s est devenu le X100T, mais il est toujours là. Pourrais-je me passer du reste de mon matériel ? Pas pour l’instant. Mais qui c’est, peut-être qu’un jour…

    • Répondre Gil 31 mai 2016 à 8 h 38 min

      Bonjour Chantal,
      Se passer de tout son matériel est une décision difficile à prendre car il y a des situations où le X100 seul ne peut pas convenir.
      J’ai nettement réduit mon parc mais j’ai tout de même conservé de quoi photographier à peu près tous types de sujets.
      La différence par rapport à avant c’est que ce matériel ne sort plus beaucoup du placard.

  • Répondre Thierry 30 mai 2016 à 22 h 04 min

    100% d’accord avec ce message.
    Je suis passé par un cheminement un peu semblable avec un fourre tout qui pesait le poids d’un âne mort et tout plein d’objectifs absolument indispensables, mais avec à chaque fois la grande question que prendre pour ne rien manquer car bien sûr il était impossible de tout prendre.
    Un jours par le plus grand des hasards j’ai acheté un Canon EOS M avec un petit 22 mm en me demandant ce que je pourrai bien faire avec un tel appareil. J’ai consacré un après midi à me balader en ville uniquement avec lui et malgré tous ses défauts j’ai retrouvé un vrai plaisir à photographier léger et à penser mes photo de manière différente. Je l’ai complété, par la suite, avec une bague d’adaptation pour pour voir l’utiliser avec un 50 mm et depuis je fais 70 % de mes photos avec ces deux objectifs.
    Si bien que je suis entrain de vendre tout ce qui ne me sert quasiment plus, c’est à dire 90 % de mon fourre tout.
    Finalement je me rends compte que je prends plus de temps à réfléchir mes prise de vue. Je fais moins de quantitatif et j’espère avoir fait des progrès en terme qualitatif

    • Répondre Gil 31 mai 2016 à 8 h 42 min

      Bonjour Thierry,
      Merci pour votre message, en lisant votre témoignage il est certain que vous aurez gagné en qualitatif, prendre le temps pour réfléchir et composer l’image ne peut que vous faire considérablement progresser.

  • Répondre Fujifan31 30 mai 2016 à 21 h 17 min

    Bonjour,
    Je suis complètement d’accord avec vous sur le fait que de s’imposer des contraintes stimule la créativité.
    J’aime beaucoup votre site. Merci encore pour ce partage d’informations et d’idées.

    • Répondre Gil 30 mai 2016 à 21 h 50 min

      Bonjour,
      Merci pour votre retour !

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