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Guide, Tutoriel

Photographier au flash – Partie 1

Si votre pratique de la photographie au flash se résume à appuyer sur un bouton, laisser faire l’appareil et obtenir en résultat un magnifique portrait du plus pur style « vampire nocturne », alors cet article est pour vous !

Il est curieux de constater que de nombreux photographes prennent grand soin d’apprendre les bases (réglages de l’appareil, recherche de composition, traitements d’image, etc…), d’acquérir du matériel de grande qualité, de lire revues, blogs et forums, de pratiquer plusieurs types de photographies… et pourtant négligent complètement la photographie au flash.

Il en a été de même pour moi, durant de longues années. L’utilisation d’un flash me semblait très complexe et n’étant à l’époque pas porté sur la photographie en studio, je n’ai jamais estimé important d’apprendre à maîtriser cette technique.

Alors comme beaucoup, je me contentais de sortir mon flash « popup » durant les soirées et de déclencher sans chercher à comprendre pourquoi les images obtenues étaient plus que décevantes.

C’est véritablement le jour ou je me suis intéressé à la photographie en studio que j’ai appris ce qu’est un flash et comment l’on doit s’en servir.

Dans ce premier article, je vous propose de découvrir comment sortir du mode « basique » et d’apprendre quelle relation il y a entre le flash et l’appareil photo, afin d’obtenir des photos bien plus équilibrées.

 

Comprendre le flash

Avant toute chose il est important de comprendre ce qu’est un flash, quel est son périmètre d’utilisation et quelles sont ses limites.

Je suis certain que vous avez déjà croisé un touriste avec son flash « popup » sorti pour photographier un bâtiment, un concert en plein air, voire même une montagne ou l’océan (si si, je vous assure, je l’ai vu de mes yeux). Si vous l’avez aussi fait, vous pouvez en rigoler un bon coup et commencez à lire la suite !

Sans doute pense t-on que le flash est un objet magique qui permet d’éclairer une scène en toutes circonstances. C’est bien évidemment faux et il est nécessaire de savoir ce que l’on peut faire et ne pas faire avec cet accessoire.

Un flash permet d’apporter un éclairage d’appoint :

  • pour éclairer un sujet trop sombre
  • pour illuminer un sujet à contre-jour
  • pour réduire (déboucher) les ombres d’un sujet en plein soleil
  • pour mettre en valeur un portrait
  • pour obtenir des effets d’éclairages créatifs
  • pour figer un mouvement

Le flash est en revanche complètement inutile :

  • pour éclairer les sujets à grande distance (montagne, bateau en mer, sportifs sur un stade, …)
  • pour éclairer les sujets trop grands, trop hauts, trop larges (immeuble, tour Eiffel, train entier, …)

Voici l’exemple classique de la photo au flash non maitrisé, illustré avec l’image ci-dessous :

X-T1 – 18mm – 1/40s à f/11, ISO 200 – Flash Fujifilm EF-X8

 

C’est typiquement le résultat que vous obtenez avec un petit compact ou un smartphone, mais aussi avec un reflex haut de gamme en mode « carré vert ».

Analysons cette image et les problèmes liés à l’utilisation du flash :

  • Problème 1 : le fond est trop sombre
  • Problème 2 : le sujet se détache trop, et apparaît d’un froid « clinique » en contraste avec le reste de l’image
  • Problème 3 : des ombres dures sont projetées sur la peluche et sur les murs
  • Problème 4 : la lumière du flash se reflète sur le pot, la table et le cadre
  • Problème 5 : la peluche est plus claire que le pot de fleurs situé juste derrière

Au final cette image est très mauvaise et assez représentative de ce que l’on obtient en soirées, lorsqu’on laisse l’appareil tout gérer en mode AUTO. C’est le fameux effet « vampire nocturne » dont je parlais en introduction et que vous connaissez toutes et tous.

Dans cette première partie, nous allons parler de l’exposition et de l’équilibre flash / ambiance.

La photo a été prise avec un X-T1, le XF 18-55 et le flash EF-X8 fourni avec l’appareil. Le boîtier était réglé comme ceci :

  • Vitesse : A
  • Ouverture : f/11
  • ISO : 200
  • Mode Flash : forcé
  • Focale : 18mm
  • Appareil sur trépied

Pour utiliser le flash EF-X8 fourni avec le X-T1 c’est simple : on installe le flash sur l’appareil, on le déploie, puis on active le mode « flash forcé » dans le menu rapide Q (icône XT1-FLASH-ICON).

J’ai choisi une ouverture à f/11 pour obtenir une grande profondeur de champ et une valeur ISO de 200 pour obtenir la meilleure qualité d’image. La vitesse d’obturation n’ayant aucune importance pour une scène fixe j’ai laissé l’automatisme s’en occuper.

Dans ce mode « priorité ouverture », avant d’activer le flash l’appareil estimait que la vitesse d’obturation nécessaire à une bonne exposition était de 1 seconde, ce qui est tout à fait normal : la pièce est faiblement éclairée, les ISO au minimum et le choix d’une ouverture à f/11 ne pouvait que provoquer un temps de pose conséquent.

Sans flash, l’exposition mesurée par le boîtier était donc : 1s à f/11, ISO 200

Mais dès que j’ai activé le mode « flash forcé », l’appareil a automatiquement basculé la vitesse sur 1/40s.

Lorsque j’ai déclenché, la photo fut exposée durant 1/40s au lieu de la seconde initialement mesurée. Ceci a logiquement entrainé une forte sous-exposition clairement visible dans tout l’arrière plan.

Pourquoi 1/40s ?

Avec l’automatisme et le flash, l’appareil fixe toujours une vitesse d’obturation assez rapide pour éviter un « flou de bouger ». Considérant que le flash fige le sujet principal, les fabricants estiment qu’il vaut mieux empêcher que le reste de l’image présente un flou de bouger afin d’éviter un effet « fantôme » autour du sujet et un décalage de netteté peu esthétique entre le sujet principal et l’arrière plan.

Ceci explique pourquoi la vitesse d’obturation a été automatiquement positionnée sur 1/40s et ainsi provoqué la forte sous-exposition de l’image, à l’exception du sujet principal.

Voila pourquoi vos photos de soirées affichent des visages « fromage blanc » sur fond sombre : comme l’appareil fixe une vitesse d’obturation bien trop rapide pour l’éclairage ambiant, l’arrière plan devient trop sombre, voire complètement noir.

Mais alors, pourquoi le sujet n’est pas trop sombre lui aussi ?

C’est ici que le doute commence à se manifester au sein de vos acquis et vos certitudes !

Vous avez toujours su que la sous-exposition d’une image est « globale ». Or, comment expliquer que l’arrière plan soit sous-exposé alors que la peluche et le pot de fleurs soient bien plus clairs ? Ce n’est pas logique, tout devrait être sombre…

L’explication est simple mais il est essentiel de bien la saisir, car de sa compréhension dépendra votre capacité à photographier au flash comme un pro !

Vous le savez (j’espère !), l’exposition d’une photo repose sur l’ouverture puis la fermeture de l’obturateur situé devant le capteur :

  • Phase 1 : vous appuyez sur le déclencheur, l’obturateur s’ouvre et permet à la lumière (qui passe par l’objectif) d’atteindre le capteur
  • Phase 2 : l’obturateur reste ouvert durant toute la durée choisie (la vitesse d’obturation), c’est l’exposition
  • Phase 3 : l’obturateur se ferme automatiquement au terme du délai prévu, le capteur est à nouveau dans le noir

Si la vitesse d’obturation est trop rapide, la quantité de lumière nécessaire à la bonne exposition est insuffisante : l’image est sous-exposée.
Si la vitesse d’obturation est trop lente, la quantité de lumière nécessaire à la bonne exposition déborde : l’image est sur-exposée.

Pour cette photo, il fallait que l’obturateur reste ouvert durant 1 seconde pour que l’image soit correctement exposée, or l’appareil a fixé 1/40s (un quarantième de seconde) comme durée d’exposition, bien trop rapide et provoquant la sous-exposition de l’image.

Jusqu’ici ça va…

Mais ce qu’il faut savoir, c’est que le flash est complètement indépendant de la vitesse d’obturation.

Le flash produit un éclair d’intensité variable sur une durée extrêmement rapide (de l’ordre de 1/20000s). C’est à dire que quelque soit le temps d’exposition (phase 2 ci-dessus), l’éclair du flash représente une toute petite fraction de cette durée.

En effet, à intensité similaire, que la vitesse d’obturation soit de 1 seconde ou de 1/100s, la quantité de lumière provenant du flash (et réceptionnée par le capteur) sera strictement identique car le flash délivre en un instant la quantité de lumière nécessaire au bon éclairage du sujet.

La vitesse d’obturation de l’appareil n’a donc aucun effet sur le flash (ou presque, nous verrons ça plus tard), elle n’a d’effet que sur la lumière ambiante.

Ceci explique pourquoi l’image est globalement sous-exposée mais que le sujet ne l’est pas :

  • l’arrière plan est sous-exposé car la vitesse d’obturation de 1/40s a été trop rapide pour capturer pleinement la lumière ambiante
  • le sujet n’est pas sous-exposé car la vitesse d’obturation de 1/40s n’a eu aucune incidence sur la quantité de lumière provenant du flash

Dans ce cas, pourquoi le fond n’a pas été correctement exposé par l’éclair du flash ?

Effectivement, il serait tout à fait logique de penser que, puisque l’éclair du flash n’est pas affecté par le temps d’exposition, l’arrière plan (lui aussi éclairé par le flash) devrait être aussi bien illuminé que le sujet et non pas complètement sombre.

L’explication est à chercher du coté de la physique, et plus particulièrement de la Loi en carré inverse.

En effet, d’après cette loi immuable, la quantité de lumière est inversement proportionnelle au carré de la distance. Plus simplement : à partir de sa source, chaque fois que la distance double, l’intensité lumineuse est quatre fois moindre.

Vous pouvez le constater aisément sur la photo d’exemple : le pot de fleurs, pourtant proche de la peluche, reçoit déjà moins de lumière que celle-ci, alors que les murs encore plus distants ne sont quasiment plus éclairés par le flash.

Pour cette photo la lumière produite par le flash fut trop faible pour éclairer suffisamment l’arrière plan d’après la loi en carré inverse. Il aurait fallu augmenter sensiblement l’intensité de l’éclair pour compenser la perte de lumière sur toute la distance, mais dans ce cas le sujet aurait été complètement « cramé ».

Ok, mais alors comment bien exposer le sujet ?

Comme nous l’avons vu précédemment, il faut toujours garder à l’esprit que le flash vit sa vie indépendamment du reste.

Son boulot c’est d’assurer l’éclairage du sujet, généralement situé à courte distance. Il n’a pas vocation à éclairer toute la scène !

Alors que l’exposition du fond (on parlera aussi d’arrière plan ou d’ambiance) se règle à coup d’ouverture/vitesse/ISO, l’exposition du sujet se règle par l’intensité lumineuse délivrée par le flash.

Nous avons donc deux situations bien distinctes :

  • l’exposition du fond
  • l’exposition du sujet

La première est gérée par le trio classique ouverture/vitesse/ISO, la seconde par l’intensité de l’éclair du flash.

Concernant l’intensité de l’éclair, elle est bien entendue réglable :

  • soit manuellement, en sélectionnant un niveau d’intensité dans une échelle
  • soit automatiquement avec le mode TTL

Lorsque vous choisissez de régler l’intensité du flash manuellement, vous contrôlez précisément l’éclairage du sujet : plus de lumière pour un sujet plus clair, moins de lumière pour assombrir le sujet.

Si toutefois vous préférez laisser le flash déterminer le bon éclairage, l’activation du mode TTL est pratique car c’est le flash qui va automatiquement calculer l’intensité de l’éclair nécessaire à la bonne exposition du sujet.

Le principe de fonctionnement du mode TTL est de délivrer un pré-éclair de faible intensité afin de déterminer l’intensité exacte à fournir lors du prochain éclair. Ceci s’effectue une fois l’obturateur ouvert et à travers l’objectif (TTL = Through The Lens).

Finalement, que faut-il retenir ?

Ce qui est essentiel de retenir c’est que la photographie au flash nécessite de travailler avec deux concepts distincts et indépendants :

  • l’arrière plan dont l’exposition doit être traitée de manière classique par le trio ouverture/vitesse/ISO
  • le sujet dont l’exposition doit être traitée par l’intensité de l’éclair du flash

Il faut également comprendre et retenir que la vitesse d’obturation a une incidence sur l’exposition de l’arrière plan mais n’a aucune incidence sur l’éclair du flash : vous pouvez donc librement jouer avec la vitesse d’obturation pour changer l’exposition de l’arrière plan sans que cela ait le moindre impact sur l’exposition du sujet.

En revanche, l’ouverture et les ISO ont une incidence à la fois sur l’arrière plan ET sur le sujet : en effet si l’on fait varier l’ouverture ou les ISO, l’intensité lumineuse du flash est tout autant altérée que la lumière ambiante !

 

Contrôler l’exposition

Vous devriez maintenant avoir une idée plus claire sur les raisons du phénomène « vampire nocturne » et nous allons maintenant voir comment nous pouvons contrôler tout ça pour obtenir des images de meilleure qualité.

Reprenons notre image en mode « priorité ouverture » :

X-T1 – 18mm – 1/40s à f/11, ISO 200 – Flash Fujifilm EF-X8 – Mode forcé

 

Nous l’avons vu précédemment, cette photo est globalement sous exposée puisque la vitesse d’obturation a été de 1/40s alors que l’arrière plan nécessitait 1 seconde d’exposition. Comme nous nous sommes reposés sur les automatismes de l’appareil, il n’y avait pas grand chose de plus à faire.

Toutefois, d’autres options s’offrent à nous pour mieux équilibrer cette image.

 

Synchro lente

L’usage du mode « flash forcé » standard (icône XT1-FLASH-ICON) a provoqué ce temps de pose « par défaut » de 1/40s.

Fort heureusement votre appareil dispose d’un autre mode nommé « synchro lente » (icône XT1-FLASH-ICON) dont le but n’est pas de fixer une vitesse d’obturation pour contrer le flou de bouger, mais au contraire d’évaluer le bon temps d’exposition de l’arrière plan pour un meilleur équilibre flash/ambiance.

Voici ce que ça donne après l’activation de la synchro lente :

X-T1 – 18mm – 1/8s à f/11, ISO 200 – Flash Fujifilm EF-X8 – Mode synchro lente

C’est déjà mieux mais encore insuffisant. L’appareil a estimé que le temps de pose de 1/8s était correct pour l’ambiance, toutefois on constate qu’il y a toujours un contraste important entre le fond et le sujet. Si la photo est un peu plus équilibrée, elle est encore largement perfectible.

Notez que la synchro lente est un mode qui vous permettra d’obtenir de meilleures images qu’avec le flash « forcé » lorsque vous n’avez pas d’autre choix qu’utiliser les automatismes.

Mais pour un contrôle précis, rien ne vaut le mode manuel.

 

Mode manuel

Maintenant que vous avez compris comment fonctionne le flash, autant désactiver les automatismes et mettre les mains dans le cambouis pour exposer tout ça aux petits oignons !

Puisque l’exposition de l’ambiance et du sujet se règlent indépendamment l’une de l’autre, commençons par désactiver le flash pour trouver la bonne exposition du fond.

Après quelques essais, je retiens cette exposition flash coupé :

X-T1 – 18mm – 1s à f/11, ISO 200 – Flash coupé

 

J’ai réglé mon X-T1 sur 1s à f/11, ISO 200, pour obtenir cette exposition de l’arrière plan. Les chaises sont un peu sombres mais ce n’est pas grave car elles seront éclairées par le flash.

Ensuite je ré-active le flash et je prend une nouvelle photo, que voici :

X-T1 – 18mm – 1s à f/11, ISO 200 – Flash Fujifilm EF-X8 – Mode forcé

 

C’est beaucoup mieux, n’est-ce pas ?

Comme vous le constatez, l’image est plus équilibrée et l’aspect « vampire nocturne » n’existe plus.

Il y a des écarts de température de couleurs entre les différentes images (je n’ai pas réglé la balance des blancs), mais ce n’est pas important car seule l’exposition nous intéresse ici. De plus, l’usage du trépied pour cet exemple facilite grandement les choses : avec 1s de temps d’exposition, à mains levées il y aurait un énorme flou de bouger dans l’arrière plan, mais là encore il s’agit simplement d’illustrer la théorie par des exemples.

Cette image est bien meilleure mais je trouve que le sujet est un peu trop éclairé par rapport au reste de l’image. Maintenant que l’exposition de l’ambiance est fixée, on va travailler sur l’exposition du sujet.

Puisqu’il y a trop de lumière sur la peluche, évaluons nos possibilités :

  1. Changer la vitesse d’obturation pour 1/2s au lieu de 1s ? Mauvaise idée : nous l’avons vu, la vitesse d’obturation n’agit que sur l’ambiance et ceci va sous-exposer le fond sans rien changer à l’éclairage du sujet, l’image sera pire qu’avant.
  2. Changer l’ouverture pour f/14 au lieu de f/11 ? Mauvaise idée : l’ouverture agit sur l’ambiance ET le sujet et donc toute l’image sera simplement sous-exposée globalement, sans rien changer au contraste ambiance / sujet.
  3. Changer les ISO pour 100 au lieu de 200 ? N’y pensez même pas : pour la même raison que ci-dessus (en plus de créer des problèmes de dynamique à cause de la « fausse » sensibilité de 100 ISO).
  4. Changer l’intensité de l’éclair ? Oui ! C’est clairement du coté du flash qu’il faut effectuer des corrections afin de ne pas altérer l’exposition de l’ambiance.

Le flash EF-X8 est TTL et l’intensité de son éclair ne peut pas être réglée manuellement, mais vous disposez d’une option « compensation du flash » qui fonctionne de la même manière que la couronne de correction d’exposition classique : vous pouvez augmenter ou réduire l’intensité du flash (de -2 IL à +2 IL) par rapport à l’intensité calculée par le module TTL.

En utilisant le menu COMPENSAT. FLASH ou le menu rapide Q (icône XT1-FLASH-ICON3) et la roue codeuse, on peut faire varier l’intensité du flash. J’ai choisi une correction de -1 IL pour réduire légèrement l’éclairage de la peluche :

X-T1 – 18mm – 1s à f/11, ISO 200 – Flash Fujifilm EF-X8 – Mode forcé – Compensation -1 IL

 

La photo est un RAW non traité, il me reste à effectuer quelques petites retouches pour la rendre présentable :

Photo après traitement Lightroom 6

 

Et voila ! En réglant distinctement l’exposition de l’ambiance et l’éclairage du sujet on parvient à obtenir une image équilibrée et un parfait contrôle du rendu que l’on souhaite.

Je vous recommande de toujours procéder comme ceci pour plus de simplicité :

  1. Coupez le flash
  2. Exposez pour l’ambiance en réglant manuellement ouverture, vitesse et ISO
  3. Allumez le flash et réglez l’intensité de l’éclair

En résumé :

  • si vous ne pouvez pas travailler en mode manuel, utilisez de préférence la synchro lente
  • si votre flash est TTL, utilisez la fonction de compensation du flash pour trouver le bon équilibre
  • souvenez-vous que (seule) la vitesse d’obturation n’a aucune incidence sur l’éclairage du sujet

 

Fin de la première partie

Si notre image est maintenant bien exposée, il reste toutefois plusieurs problèmes évoqués plus haut :

  • les ombres dures
  • l’aspect « froid clinique » du sujet sur un fond plutôt chaud
  • les reflets disgracieux du flash

Nous traiterons de ces problèmes et de leurs solutions dans la 2ème partie de cet article.

A suivre !

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20 Commentaires

  • Répondre Ovelacq 30 janvier 2017 à 9 h 18 min

    Dans cet excellent article, je cherche maintenant le matériel, ci-dessous.
    Ou peut on l’acheter?
    Il s’agit de:
    -> 1 déclencheur radio Yongnuo YN560-TX
    -> 1 rotule Kaavie

    Ci-dessous le texte complet:

    En résumé
    Après ce tour d’horizon du matériel de base pour le studio, je vous propose quelques idées de kits.
    Kit de base pour débuter
    1 flash Yongnuo YN560-III
    1 déclencheur radio Yongnuo YN560-TX
    2 packs d’accumulateurs Eneloop + 1 chargeur Panasonic 1 trépied Walimex FT-8051
    1 parapluie Westcott 109cm
    1 rotule Kaavie
    Budget : environ 220€
    Ce kit est idéal pour apprendre à créer des portraits au flash, pour débuter il est préférable de commencer avec une seule source de lumière et d’en maîtriser tous les usages avant d’envisager l’ajout de sources supplémentaires. La puissance d’un seul flash cobra vous limitera au studio en intérieur, voire en extérieur mais en condition de luminosité ambiante modérée.

  • Répondre Bigot 21 janvier 2017 à 14 h 13 min

    Merci de continuer à nous aider à mieux maîtriser nos Fuji, cependant quelque chose me trouble: ton exemple est statique, mais si la peluche avait remué la queue…n’aurait-elle pas été floue avec une vitesse de 1″?
    Cordialement

    • Répondre Gil 22 janvier 2017 à 11 h 31 min

      Oui et non. Elle aurait été « figée » par l’éclair du flash mais elle aurait aussi présenté un léger effet fantôme.
      Pourquoi ?
      Figée car l’éclair du flash à cette distance permettait de l’éclairer suffisamment pour l’imprimer instantanément sur le capteur.
      Fantôme car sur toute la durée de 1″, la queue remuant aurait (un tout petit peu) était capturée par l’exposition classique du capteur.
      Cela dit 1″ c’est assez long et je pense que l’effet fantôme aurait été quasiment imperceptible, surtout pour un élément qui bouge rapidement.

  • Répondre Alain 21 janvier 2017 à 11 h 15 min

    Bonjour,

    Avec la dernière mise à jour du X-T1, j’ai l’impression les options proposées sont diffèrents que celles décrites ? Par exemple sur le menu 4 (prise de vues) j’ai accès via les réglages fonction flash à un élément nommé distribution du flash / borne de synchronisation.
    Pouvez m’expliquer l’usage de cet élément?

  • Répondre Alain 20 janvier 2017 à 15 h 02 min

    ça fait du bien de revoir tous ces principes au flash… bravo pour cette initiative et j’attends avec impatience de voir la suite…

  • Répondre mike 18 janvier 2017 à 22 h 43 min

    merci c’est très intéressante

  • Répondre Philochard 16 janvier 2017 à 11 h 44 min

    Bonjour, et merci pour tout ces « billets » qui nous font bien progresser.

    Etant une véritable bille pour tout ce qui concerne l’éclairage artificielle, je pense que cette série sur les flashes va m’être d’un grand secours.
    Après la lecture de cette première partie :
    Je possède un X-E2 qui a un petit flash intégré.
    Est-il possible de commander ou de programmer une compensation de flash avec cette configuration ? Ou est-on en train de parler forcément d’un flash ajoté au boitier ?

    Merci d’avance
    Phil

    • Répondre Gil 16 janvier 2017 à 14 h 04 min

      Bonjour,
      Merci pour votre retour.
      Je n’ai pas le X-E2 sous la main mais je pense que la fonction existe pour le flash intégré, regardez dans le menu vous devriez trouver une entrée de compensation du flash.

  • Répondre Claude 16 janvier 2017 à 11 h 19 min

    Je voudrais savoir comment assigner la compensation flash à un des emplacements du menu rapide

    • Répondre Gil 16 janvier 2017 à 14 h 07 min

      1) Appuyez sur la touche Q durant 3 secondes
      2) Choisissez un emplacement dans la grille (avec les touches fléchées)
      3) Appuyez sur OK et sélectionnez le menu à assigner à cet emplacement
      4) Appuyez sur DISP/BACK pour valider

  • Répondre Claude 16 janvier 2017 à 10 h 04 min

    Il me semble que le réglage « compensation flash » n’est accessible que par le menu Prise de vue > 4 > Compensation flash.
    Sur le X-T1 la touche Q ne permet que 4 réglages :
    – Mode forcé
    – Mode « rear »
    – Mode « C »
    – Mode sans flash

    Me trompe-je ?

    Toutes mes félicitations pour votre site toujours intéressant, rédigé avec clarté et compétence.

    • Répondre Gil 16 janvier 2017 à 10 h 29 min

      Bonjour Claude,
      Vous avez raison, par défaut la touche Q n’affiche pas la compensation flash dans le menu rapide.
      Il est toutefois possible d’assigner la compensation flash à un des emplacements du menu rapide, c’est ce que j’ai fait sur mon X-T1.

  • Répondre Jean Vanlaer 16 janvier 2017 à 8 h 54 min

    C’est lumineux ! (c’est le cas de le dire).
    En ce qui concerne les mauvaises utilisations du flash, je suis toujours stupéfait de voir des gens faisant des photos le soir, voir en pleine nuit, à grande distance, avec le flash intégré de leur reflex. Ça doit toujours rater, pourquoi s’obstinent-ils ?

    • Répondre Gil 16 janvier 2017 à 14 h 10 min

      Tout simplement parce qu’ils ne prennent pas le temps de comprendre comment fonctionne un flash, je suppose…

    • Répondre Chantal 18 janvier 2017 à 0 h 50 min

      Je rajouterais que ces personnes utilisent principalement leur appareil en tout automatique. Et ce sont donc les automatismes de l’appareil qui font que le flash se déclenche, même s’il ne sert à rien du tout.

      Entre le fait qu’ils ne comprennent pas comment fonctionne le flash, ils ne sont pas encore passés dans la phase « sortir du tout automatique ».

      Article intéressant Gilles. Je vais suivre avec attention la suite 🙂

  • Répondre FREDERIC 15 janvier 2017 à 16 h 34 min

    Merci pour cette illumination ! (héhé)
    Comme GP1, hâte de lire la deuxième partie !

  • Répondre GP1 15 janvier 2017 à 14 h 15 min

    Bravo encore pour cet article très clair et didactique.
    Cela va m’aider à mieux utiliser mon Flash (Nissin Di700A) sur mon xt1.
    Encore merci,
    Vivement la deuxième partie !

  • Répondre Philippe 14 janvier 2017 à 11 h 54 min

    Bel article merci de partager ton experience et conseils. Je m’appretais a ranger le flash aux archives a cause de l’effet vampire nocturne si rebutant mais desormais je le vois sous un autre angle.

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