Collection de Dilish Parekh
Article

Le syndrome d’acquisition de matériel

La photographie est une passion, et comme toutes les passions elle peut nous dévorer, parfois au point de perdre toute raison quand à l’acquisition de matériels et accessoires. La question que l’on peut se poser est : où s’arrêter ?

Note : cet article s’adresse avant tout aux photographes amateurs, les professionnels ayant des impératifs incontournables d’acquisition de matériel.

J’ai commencé la photographie en 1991 lors d’un voyage professionnel à Tokyo. En me promenant dans le délirant quartier de Akihabara et ses myriades de boutiques d’électronique, je suis rentré par hasard dans l’une d’elles et mon oeil a été tout de suite attiré par un superbe Nikon F4 exposé dans une vitrine.

Objet magnifique, l’envie de me mettre à la photographie a germée immédiatement dans ma tête. Après quelques discussions avec le vendeur – qui m’a vite fait comprendre que ce n’était pas le meilleur appareil pour débuter – je suis reparti avec un Nikon F801s entre les mains et j’ai grillé ma première pellicule 36 poses en moins d’une demi heure. Le virus est entré en moi ce jour et ne m’a plus jamais quitté.

 

Arrivée du GAS

25 ans plus tard je ne saurai plus compter combien de boîtiers, objectifs, sacs, filtres, trépieds, courroies, et accessoires en tous genres sont passés entre mes mains. J’ai possédé des boitiers argentiques et numériques, des 24×36 et des APS-C, des reflexs, des « télémétrique-like » et des compacts, des zooms et des fixes, des viseurs optiques et électroniques, des écrans fixes et dépliants, des optiques pro ultra-lumineuses et des « culs de bouteilles », des appareils simples et d’autres regorgeants de fonctions… Est-ce que tout ceci a fait de moi un meilleur photographe ? Pas vraiment.

Avec les années et le recul, j’ai réalisé qu’accumuler du matériel, acheter et revendre, changer de marques au fil des nouveautés, répondait plus au besoin d’assouvir des pulsions d’achat (avec toujours une bonne excuse pour les motiver) qu’à une nécessité purement photographique.

Pour autant, il n’y a aucun mal la dedans : la passion pour la photo est un plaisir, la possession de beau matériel y contribue grandement. Du moment que le fameux GAS (Gear Acquisition Syndrome, ou syndrome d’acquisition de matériel) ne met pas en péril les finances du foyer, il n’y a pas de raison de culpabiliser pour ces petits plaisirs. Déballer son tout nouveau boîtier ou prendre les toutes premières photos du chat avec le nouveau 56 f/1.2 (à f/1.2, bien entendu) est toujours une expérience excitante.

Le syndrome d’acquisition de matériel touche beaucoup de photographes. Dans un monde ou chacun est bombardé de publicité, les tentations sont grandes d’acheter plus que nécessaire. La lecture soutenue des forums et des blogs qui vantent les qualités des nouveautés stimulent encore plus les tentations, jusqu’à nous auto-persuader que l’on ne pourra pas de passer du nouveau boîtier ou du nouvel objectif à la fiche technique si alléchante.

Etant moi même un bon client pour le marketing, je peux vous en parler !

A force d’accumuler du matériel, je me suis rendu compte que, paradoxalement, mon envie de sortir photographier diminuait. Et plus elle diminuait, plus j’imaginais que je pourrais la relancer en achetant ce nouveau zoom 16-35 qui, forcément, comblait le trou béant laissé par mon 24-70 et mon 70-200. Et une fois le 16-35 dans le sac, mes pensées se tournaient déjà vers le prochain article qui manquait à mon sac. Plus je pensais au matériel et moins je pensais à la photo. Alors que mon sac se remplissait d’appareils et objectifs haut de gamme, mes images devenaient de plus en plus banales.

En août 2013 j’ai ressenti mon premier électrochoc en revenant d’une sortie photo. Mon dos était ruiné, je ne pouvais plus marcher. Je suis rentré chez moi, et malgré une bonne douche salvatrice, j’avais l’impression d’avoir passé ma journée à casser des cailloux au bagne. Je me suis demandé quel plaisir je pouvais trouver à porter un sac de 7kg contenant 2 boîtiers reflex, 3 zooms lourds, 2 fixes, 1 flash et tous les accessoires qui vont avec. Et même durant les prises de vues je ressentais que porter à l’oeil le poids d’un D700 équipé de son 24-70 f/2.8 était plus une corvée qu’un plaisir.

Vous pensez sans doute (à juste titre) qu’il n’est pas nécessaire de sortir photographier avec toute l’artillerie lourde, que l’on peut très bien partir avec un seul boitier et un seul objectif. Malheureusement, il se trouve que le syndrome d’acquisition de matériel est souvent accompagné du syndrome « on sait jamais »…

 

On sait jamais

Un des facteurs grandement responsable du sur-équipement c’est la crainte de ne pas avoir à disposition le matériel pour prendre toutes les photos possibles.

En faisant mon sac, le « on sait jamais » était partout :

  • je prends le 24-70, on sait jamais si j’ai besoin de zoomer…
  • je prends le 70-200, on sait jamais s’il y a un ours qui surgit au loin…
  • je prends le 16-35, on sait jamais s’il y a un sujet avec une super perspective…
  • je prends le 50 1.8, on sait jamais s’il faut déclencher en faible lumière (ou faire un beau bokeh)…
  • je prends le 85 1.4, on sait jamais s’il y a un portrait à faire…
  • je prends le 60 macro, on sait jamais s’il y a un insecte extraordinaire…
  • je prends le flash, on sait jamais s’il faut déboucher les ombres…
  • je prends deux boitiers, on sait jamais si j’ai besoin d’utiliser les deux zooms en même temps…
  • je prends le trépied, on sait jamais si je veux faire une pause longue…

A cette époque j’avais l’obsession de rater LA photo du siècle (rien que ça !) faute du matériel adéquat, et ainsi j’emportais tout ce qui était possible de l’être. Cette crainte de ne pas pouvoir prendre une photo conduit à acquérir beaucoup de matériel, puis à le transporter partout.

Penser pouvoir couvrir 100% des situations est une chimère. Parfois l’optique montée sur le boîtier n’est pas celle qu’il faut pour déclencher à l’instant où un sujet tout particulièrement intéressant surgit. On a bien la bonne optique dans le sac mais le temps de la sortir et de l’équiper sur le boîtier, le sujet a disparu. Alors on se dit que si on avait un super-télézoom du genre 18-300 ça résoudrait le problème. Mais on perd en qualité d’image. On ne veut pas perdre en qualité d’image, surtout quand on a la chance de posséder le 24-70 2.8 des pros. Mais le 24-70 est parfois trop court. Alors tant pis, on monte deux zooms sur deux boîtiers et on se promène avec un boîtier sur chaque épaule (ou carrément avec un système complexe de « holsters », prêts à dégainer comme dans un western).

Tout ceci rend dingue, que ce soit en sortie photo ou à la maison, les pensées sont focalisées sur la meilleure manière d’optimiser le parc matériel pour être capable de faire face à toutes les situations et ne rien rater. Mais la réalité, c’est qu’il est impossible de prétendre capturer toutes les scènes possibles, sauf peut-être en se promenant comme ceci :

Le photographe couteau Suisse

 

La plupart du temps on part avec un sac rempli et on n’utilise qu’une optique, ou deux. A trop vouloir répondre à tous les cas de figure, on dégrade inutilement notre potentiel.

Porter un sac trop lourd plusieurs heures nous fatigue et ne nous donne plus envie de grimper sur cette petite bute qui offre pourtant un point de vue unique, ni nous baisser pour trouver une nouvelle perspective intéressante. Bien souvent, harassés par le poids du matériel, on se pose ou l’on est et on « joue du zoom » pour cadrer au mieux.

Disposer de plusieurs objectifs nous incite constamment à en essayer un autre « pour voir ». Ce changement incessant d’objectifs nous fait perdre le contact avec l’environnement, notre oeil n’est plus attentif à l’entourage, notre cerveau est occupé à réfléchir à des considérations techniques et n’est plus employé à analyser la scène, à y chercher des couleurs, des contrastes, des lignes directrices, des personnes, des gestes…

Alors que l’on espère que tout notre matériel nous aidera à faire de meilleures photos, souvent il nous condamne aux photos banales.

 

Alléger le sac

En 2013 donc, j’en avais marre de transporter mes reflex Nikon et l’armada d’objectifs au liseré doré. L’idée même de mettre le Lowepro AW400 rempli à raz-bord sur le dos m’était insupportable, et comme je n’arrivais pas à concevoir sortir avec juste un boitier et une optique en laissant tout le reste à la maison, bon nombre de fois j’ai tout simplement renoncé à partir photographier.

Il m’est devenu urgent d’alléger mon sac, pensant que ce serait la solution à tous les problèmes. Il me fallait revendre mon matériel reflex lourd pour en acquérir du plus léger, quitte à perdre un peu en qualité d’image. Et comme par miracle, Fujifilm arrivait à point sur le marché avec ses petits boîtiers légers et ses optiques superlatives.

Lorsque j’ai pris en mains le X-Pro1 et le 35 f/1.4 durant quelques heures il m’est apparu évident que l’avenir de la photographie était là : du matériel léger qui délivre une qualité d’image excellente et qui offre de nouveaux avantages notamment par la visée électronique. Il n’en fallait pas plus pour me convaincre de passer chez Fujifilm, et rapidement un nouveau sac a remplacé l’ancien, plus léger mais pas moins rempli :

  • X-Pro1
  • X-T1
  • X100S
  • XF 14 f/2.8, remplacé ensuite par le XF 16 f/1.4
  • XF 35 f/1.4
  • XF 60 f/2.4, remplacé ensuite par le XF 56 f/1.2
  • XF 90 f/2
  • XF 18-55 f/2.8-4
  • XF 55-200 f/3.5-4.5
  • mini trépied
  • filtres et accessoires

Le poids a été divisé par deux et ça s’est largement ressenti sur le dos, mais le problème de fond demeurait.

 

Fin de la course au matériel

Depuis que je suis Fujiste, les sorties photo qui m’ont toujours été les plus agréables sont celles ou je ne prenais que le X100S : sensation de liberté, plus besoin de sac, mais par dessus tout abstraction du matériel pour enfin se concentrer sur l’image.

Ces sorties avec le seul X100S m’ont aidé à comprendre qu’avoir trop de possibilités nuit à la créativité.

Il y a des débats infinis sur le bienfait des fixes par rapport aux zooms, bon nombre d’aficionados des fixes expliquant que les zooms sont des outils pour « fainéants » qui se posent à un endroit et jouent avec la bague de zoom pour cadrer la scène, alors qu’une focale fixe oblige à réfléchir et à trouver des angles, améliorant ainsi sensiblement la créativité.

Bien qu’il y ait beaucoup de caricature la dedans – un excellent photographe produira d’aussi bonnes images avec un zoom ou un fixe – tout n’est pas faux mais la vérité est sans doute plus à chercher du coté de la simplicité : en restreignant le champ des possibilités offertes par le matériel, le photographe dispose de plus de latitude pour focaliser ses pensées sur l’image.

L’accumulation de matériel va à l’encontre de cette recherche de simplicité. Plus le sac est rempli, plus le photographe se trouve confronté à des choix :

  • est-ce que je monte le zoom ou un fixe ?
  • est-ce que je monte un grand angle, un standard ou un télé ?
  • est-ce que je mets le 16mm sur le X-T1 et le 35mm sur le X-Pro1 ou l’inverse ?
  • est-ce que j’utilise le X100S ou le X-T1 ?
  • etc

Sur les forums je vois parfois certaines signatures bien représentatives du syndrome, par exemple celle-ci que j’ai copiée/collée :
X-T1 (x2) + 14 + 16 + 23 + 35 (1.4) + 35 (2) + 56 + 10-24 + 16-55 + 50-140 + 55-200 + 18-135

Je serai mal placé pour critiquer une telle abondance (et redondance) de matériel mais je suis persuadé que ce photographe doit souvent avoir quelques migraines quand il s’agit de choisir quoi mettre dans son sac.

Combien de fils sont ouverts du genre : je pars en voyage, dois-je prendre mon zoom ou mes fixes ? Ou bien les deux ? Sinon le zoom et un seul fixe ?

Ou bien : j’envisage d’acheter le 24-70 2.8, qu’en pensez-vous ?
La réponse (cocasse, mais tellement pertinente) étant souvent : si tu poses la question c’est que tu n’en as pas besoin.

Car effectivement, ces fils récurent démontrent bien que l’on achète souvent du matériel dont on n’a pas vraiment l’utilité. Combien d’objectifs qui prennent la poussière sur l’étagère possédez-vous ?

A moins d’être collectionneur, avoir autant d’optiques ne peut qu’encombrer inutilement le photographe, l’entraver non seulement physiquement mais aussi mentalement. Quelle tempête dans la tête lorsqu’il s’agit de déterminer si l’on va partir en voyage avec le 16 + 23 + 35 + 56, ou avec le 16-55, ou avec le 18-135, ou avec une combinaison d’un peu tout ça !

Alors que le passage des reflex aux hybrides Fujifilm a résolu une partie de mon problème de poids et d’encombrement, persistait encore l’autre partie, le syndrome d’acquisition du matériel et le syndrome du « on sait jamais ». Certes mon dos me remerciait, mais j’étais toujours confronté à des choix qui me détournaient de l’essence même de la photographie : l’image. A trop penser au matériel, à la technique, aux réglages, j’en oubliais l’essentiel.

 

Retour à la simplicité

C’est un processus lent de désintoxication. J’ai progressivement compris et accepté que pour élever mon niveau de photographe il était paradoxalement nécessaire de réduire au minimum mon parc matériel. Pour ne plus avoir à faire de choix, il était important de ne plus avoir de choix à faire. Composer avec ce que l’on a et rien d’autre.

J’ai vendu une grande partie de mon matériel, et je vais encore en vendre jusqu’à me restreindre à un strict minimum.

Je ne sors plus qu’avec un boitier et sa focale fixe. Un boîtier simple, sans fioritures. Ouverture/vitesse/ISO et rien d’autre.

Si je ne peux pas prendre une photo, tant pis, j’en prendrai des dizaines d’autres avec ce que j’ai sur moi. Je ne cherche plus à pouvoir répondre à toutes les situations.

Quand on est habitué à avoir toutes les focales avec soi il peut paraître complètement fou de ne plus en avoir qu’une seule. Mais il suffit de faire l’essai une journée pour s’en convaincre : avec un seul objectif on peut prendre un nombre incroyable de photos. Des photos plus réfléchies, mieux composées.

Si cette nouvelle approche simpliste a considérablement accrue mon envie de photographier, elle a surtout aiguisé mon oeil et m’a permis de focaliser à nouveau toutes mes pensées sur l’image.

L’abondance de matériel ne m’a jamais aidé à être un meilleur photographe. Réduire mon sac au strict minimum y contribuera grandement.

 

Conclusion

Certains lecteurs contesteront l’article, et c’est très bien. Il n’y a ici aucune vérité, juste le partage d’une expérience et d’un ressenti. Chacun a sa propre approche de la photographie, ses objectifs, ses contraintes, ses envies. Ma compréhension d’une vie de photographe est celle d’un cheminement qui est fait d’étapes, nous traversons ces étapes et évoluons d’une manière ou d’une autre. Mon cheminement m’amène à la recherche de la simplicité, peut-être le vôtre est-il tout l’inverse ?

Si toutefois vous vous reconnaissez dans cet article, peut-être êtes-vous aussi à la recherche de cette simplicité. Si c’est le cas, je vous recommande vivement de tenter l’expérience suivante : suivant le type de photographie que vous faites habituellement, choisissez un boîtier et une optique (de préférence un fixe) et confiez tout le reste de votre matériel à un proche pendant 1 mois pour ne pas être tenté(e) de l’emporter malgré tout. Sortez photographier avec votre appareil et son objectif unique. Ne cherchez plus à couvrir 100% des photos possibles mais efforcez-vous de composer avec ce que vous avez. Oubliez le matériel, complètement.

Au bout de la période de test faites le bilan : si vous constatez que vous avez ressenti une plus grande liberté, un plus grand plaisir à photographier, et que vos images vous semblent meilleures, alors vendez le superflu et continuez dans cette simplicité. L’argent récupéré vous permettra de vous offrir un voyage, des livres sur la photographie, des participations à des ateliers ou toutes autres choses qui vous aideront à progresser.

 

Je serai heureux de connaître vos avis sur cet article, n’hésitez pas à réagir ci-dessous !

 

Facebooktwittergoogle_plusmail
Billet précédent Billet suivant

Ceci peut aussi vous intéresser

59 Commentaires

  • Répondre Françoix 19 mars 2017 à 14 h 21 min

    Ca fait plaisir de lire cet article tout en faisant grincer des dents. J’avais rajouté au GAS le côté chasse au trésor, je gardais un oeil actif sur les annonces occasion toujours à la recherche du matériel qui me manquait (ou tout du moins le pensais-je). Comme beaucoup, j’ai eu les optiques les plus réputés, les boitiers les plus côtés.

    Toutefois mon cheminement de départ a été un peu différent dans la mesure ou après avoir eu des D70, D200, D300 je me suis saigné pour m’offrir un D800. Cet achat a été pour moi un électrochoc, j’avais un des meilleurs boitiers mais je savais que mes photos étaient mauvaises.

    A partir de ce moment j’ai voulu faire des images à la hauteur du boitier que je m’étais payé. Formations, lectures, rencontres avec d’autres photographes, j’ai commencé à vouloir faire les choses sérieusement. En voulant me justifier à moi-même l’acquisition de ce boitier, je me suis mis à progresser.

    C’est dans un deuxième temps que j’ai acquis beaucoup de matériel « au cas ou » qui ne servait à rien sinon prendre la poussière. Il faut aussi prendre conscience que pour le prix d’un objectif haut de gamme il y a largement de quoi partir loin et faire des photos magnifiques.

    Je ne suis pas encore totalement guéri mais je ne sors plus qu’avec un seul objectif et un seul boitier, c’est un sacré progrès en ce qui me concerne.

  • Répondre Jean-Luc 17 février 2017 à 23 h 57 min

    Bonjour Gil…. et tous les autres,

    Je viens de lire toutes les contributions et ça fait du bien…
    Je suis un amateur et vais acheter un nouveau boitier ; j’ai actuellement un vieux compact expert qui a plus de 10 ans……. et qui vient de tomber en panne. Tout ce que j’ai lu sur le X-T2 me donne furieusement envie de l’acheter ; voici ma question : si je ne devais acheter qu’ une seule focale pour ce boitier (Fuji X-T2), que me conseillez-vous d’acheter ? Merci pour vos réponses.

    • Répondre Gil 18 février 2017 à 12 h 12 min

      Bonjour Jean-Luc,
      Il m’est impossible de répondre à votre question sans connaître le genre de photographie vous pratiquez (paysage, portrait, sport, reportage, … ?).
      De plus, recherchez vous un zoom ou une focale fixe ?
      Avec plus d’informations je pourrai vous renseigner.

  • Répondre Aziz 13 février 2017 à 6 h 55 min

    Bonjour Gilles, cet article tombe au moment où je me pose la question si je vends ou je garde mon matos Nikon (d3200 D750 24 70 et 70 200 f2.8 50 f1.4 en dx 35mm f1.8 12 24 mmf4…) je ai acquis depuis peu deux petites merveilles x100s (un gros souci avec le AF au point vu rapidité. .) Et maintenant le xt2 en ayant ce boîtier merveilleux avec le 18 55 du kit que trimballe partout dans nice ,que je me pose la question dois je garder le parc nikon ,depuis ça prend la poussière j arrive pas à sauter le pas .
    Je ai lu presque tous vos articles franchement chapeau, très bonne analyse bon pédagogue quel plaisir de vous lire

    • Répondre Gil 13 février 2017 à 9 h 13 min

      Bonjour Aziz et merci pour vos encouragements.
      Si votre matériel Nikon prend la poussière c’est que vous êtes globalement satisfait de votre nouveau matériel Fuji, pour tout un tas de raisons.
      Envisager vous en séparer me semble logique, maintenant vous n’êtes peut-être pas obligé de tout revendre immédiatement, mais sans doute commencer par éliminer ce qui est redondant (tout ce qui est DX et le 24-70) et ne conserver que le D750 et le 70-200 + le 50 1.4, qui sont complémentaires du reste.
      Et puis vous faites le point dans 6 mois ou 1 an, si ce que vous avez conservé est resté dans le placard c’est que vous pouvez vous en débarrasser sans regrets.

  • Répondre Christophe 23 octobre 2016 à 13 h 30 min

    Bonjour

    je ne suis pas Fujiste (même si cela me fait de l’oeil), mais je me retrouve totalement dans cet article…

    « Avoir trop de possibilité nuit à la créativité  » et véritablement une phrase pleine de bon sens …

    C’est le premier article de votre blog que je lis, mais je vais m’empresser de lire les autres, et de suivre attentivement votre blog…

    • Répondre Gil 24 octobre 2016 à 8 h 52 min

      Bonjour,
      Merci pour votre commentaire et votre soutien !

  • Répondre mokaille 15 septembre 2016 à 23 h 16 min

    Et m…e, je viens d’acquérir un XT1, après avoir utilisé des Olympus Em5 et Em10 qui étaient plus… petits et légers ! Je veux faire mon mariole, mais j’ai aussi eu par le passé un D700 (que j’adorais), entre autres, et foule d’optiques dont je passerai l’énumération.
    Bref, je ne suis pas plus original qu’un autre finalement, et ça me va très bien.
    Bravo au passage pour le blog que je découvre !

  • Répondre Little Quetzal 15 septembre 2016 à 20 h 44 min

    Bonsoir et merci pour ces lignes dans lesquelles (moi aussi) je me suis reconnue..

    Je n’ai jamais été en surplus de matériel, prenant soin de bien choisir mes cailloux avant chaque achat et en fonction de mes réels besoin (généralement motivés avant un voyage). Aussi depuis pas mal de temps je pars avec mon D7000, un UGA (10-24), un 35 f 1,8 et mon beau 70-200 F4. J’ai même bidouillé pour ça mon sac photo perso en rajoutant une ceinture pour la taille tellement tout ce matériel est lourd (ajouter la gourde de 1L, et les quelques petites choses indispensables lors de randonnées)… Je suis toute petite et pèse 52Kg, autant dire que c’est un gros sac pour une petite nana! Mais qu’importe: j’ai toujours trouvé du plaisir à voyager ainsi et la seule fois où j’ai renoncé à mon 70-200 je m’en suis mordue les doigts, ne pouvant shooter de superbes petits singes araignée dans la forêt…

    Mais voilà, ce sac photo si précieux peut aussi être un handicap lors d’un voyage. D’abord parce qu’il y a toujours un jour où vous êtes mort et où la simple idée de mettre ces 6kg sur le dos est un véritable calvaire, et aussi parce que dans les conditions dans lesquelles j’aime voyager, je ne peux me permettre de le laisser où que ce soit. C’est simple: il est toujours, toujours avec moi. Ceci emmène inévitablement vers une certaine perte de liberté lors d’un voyage. Pas question de partir en snorkling par exemple en laissant le sac sur la plage… et dès que je le laisse pour aller plonger par exemple, j’ai toujours peur de ne pas le retrouver!

    Bref, après maint voyages, je me pose la question aujourd’hui du photographier différemment, pour mieux voyager différemment. Il est hors de question de partir sans appareil photo, mais comme vous l’avez dit, j’étais peut être comme vous à la recherche de LA photo. Celle que j’aurais raté faute de zoom ou de trépied…

    Je suis donc prête et m’apprête à partir avec ce beau petit x100T. Et lui seul. Je m’en délecte d’avance.

    Mais tout ce cheminement n’est-il pas du à une longue expérience photographique? Des commentaires précédents, je ne vois que des photographes amateurs chevronnés, peu de jeunes premiers si je ne me trompe pas?
    Ne doit-on pas d’abord s’essayer au banc des multiples « tests photographiques » avant de franchir ce pas de la simplicité?

    J’ai en tous cas l’impression aujourd’hui de ne plus avoir peur de rater LA photo. Comme si je n’avais plus rien à me prouver en quelque sorte…

    • Répondre Gil 15 septembre 2016 à 21 h 00 min

      Bonsoir,
      Vous avez tout dit : c’est un long cheminement durant lequel on passe par de multiples étapes. Le sur-armement en est une, l’envie de simplicité en est une autre.
      Quelle sera la prochaine, je l’ignore (mais j’ai une idée, encore plus de simplicité) !

    • Répondre mokaille 18 septembre 2016 à 20 h 13 min

      C’est parfaitement dit – et même écrit – en effet !

  • Répondre Stéphane 26 août 2016 à 15 h 08 min

    Devant tant de réactions anti-geek je ne peux aller à contre courant.
    Je suis personnellement dans un creux de vague au niveau pictural et la meilleur façon de refaire surface est de laisser au fond le superflu.
    Alors partir avec 1 boîtier et une simple optique why not.
    J’ai monté un 14 mm sur un XT1 non sans avoir un petit 35 mm dans la poche de mon short.
    C’est fou ce qu’on peut faire avec un 14 mm.
    À vrai dire est-ce une pléthore de matériel – gadgets qui donne l’envie et l’inspiration.
    Posséder le caillou pour le portrait, celui pour le paysage de loin et puis celui de moins loin, sans oublier le zoom qui couvrira tout ceci mais avec une ouverture plus modeste, non trop de matériel peut aussi nuire à la spontanéité, à la réactivité, à la précision.

    • Répondre Gil 28 août 2016 à 18 h 38 min

      Bonjour Stéphane,
      Merci pour ce commentaire intéressant. Le 14mm est effectivement d’excellente qualité et assez passe partout. Je lui ai préféré le 16mm car j’ai plus de facilités avec, mais j’ai été très content de mon 14 durant tout le temps ou je l’ai possédé.

  • Répondre Chavatte 5 juin 2016 à 19 h 38 min

    Bonjour,

    Moi aussi j’ai accumulé plein de matériel à l’époque de l’argentique, je le trimballais souvent mais je ne sortais que des images banales.
    Mon épouse faisait de meilleures images avec un seul compact, grrrr!!!!
    Je ne suis passé au numérique que récemment, et là, sans que je ne m’en rende compte j’adopte la même démarche, d’abord un boîtier et son zoom, puis un autre zoom, puis une focale fixe, puis…..etc, etc, mais de nouveau des images banales.
    Un voyage récent aux Antilles m’a donné envie de me lancer un défi, vu que mon épouse fait de bonnes images avec un compact ordinaire, pourquoi pas moi !!
    Je ne suis parti qu’avec un Nikon S2900, sa carte mémoire et le câble de rechargement. Au retour, visualisation des images, pas terribles du tout au début du séjour mais s’améliorant sensiblement par la suite, mes photos arrivaient à égaler celle de ma femme !!!
    J’ai donc rangé tout mon matériel reflex, je compte le donner à un de mes enfants, et le S2900 ne me permettant pas vraiment de jouer sur les paramètres temps de pose et ouverture je suis parti à la recherche d’un modèle pouvant me séduire.
    Une occasion à un prix raisonnable m’a fait de l’oeil, un Fujifilm X100S à un prix raisonnable.
    Depuis je retrouve le goût de faire des images, non plus à la volée comme à mes débuts en numérique, mais en réfléchissant à la composition, au cadrage, et surtout en retrouvant le plaisir de manipuler une bague de diaph et une molette de vitesse, plaisir oublié depuis le rangement de mon matériel argentique.
    Et oui, ce petit Fuji d’occas m’apporte beaucoup de plaisir et me permet de mieux réfléchir à mes images car je n’ai plus de doute sur le choix du boîtier ou de l’optique, une focale fixe est bien suffisante, des photographes de renom ont d’ailleurs longtemps pris des images ainsi, de plus mes genoux et mon dos me disent merci.
    Gérard

  • Répondre Gilles 17 mai 2016 à 17 h 11 min

    Je me reconnais pleinement dans cet article.
    Suis aussi passé de Nikon D700 plus AF 70-200 f2.8 plus AF 24-120 f4 plus grip plus grosse batterie à Fujinon XT1 plus XF 16-55, XF 56 et XF 50-140. Déjà la besace Temba avec cet ensemble est 2 fois moins lourde qu’avec les Nikon. Par ailleurs quand je pars quelque part j’emmène aussi un petit sac Domke contenant le boîtier et un seul objectif. Le Temba avec les 2 autres optiques reste dans la voiture ou à l’hôtel. Curieusement je n’ai plus mal au dos en fin de journée. Et quel pied la manipulation de ce XT1 si léger ! De nouveau un grand plaisir à faire de la photo

  • Répondre David 14 avril 2016 à 16 h 44 min

    Gil, que ta réflexion est si vraie et pertinente.

    Il faut bien avouer aussi dans tout cela que les marques et leurs annonces marketing alléchantes, la participation à des forums (et l’émulation qui en résulte, au demeurant bienfaitrice), ont des effets néfastes. On a la volonté, sans nous en rendre compte, de vouloir faire aussi bien que les autres, d’aussi belles photos, et comme on n’a pas l’objectif que celui-ci ou celle-là a utilisé pour faire cette photo, il nous le faut à tout prix, ou presque!!. De plus, il se créé un sentiment d’appartenance : on sera reconnu et on fera partie d’un groupe si on est au même niveau d’équipement, a minima (un peu comme le phénomène lié aux voitures, motos => si tu n’as pas du beau matos, tu ne fais pas partie de notre groupe). C’est l’effet « m’as-tu vu »!!. Mais les photos parlent pourtant bien plus que le matériel. Et en effet, l’esprit se perd à acquérir, pensant que c’est la rançon du succès, plutôt que de s’exercer en photographiant.

    Ayant eu un beau parc optique en Minolta AF / Sony / Zeiss et mon A850, je me suis sevré de force en 2013 en revendant tout et n’utilisant plus que le Fuji X10 . Puis, reprenant goût à la photo grâce à sa qualité et sa compacité, j’ai acquis un XT10 + 18-55 (très qualitatif) l’an dernier, et depuis, j’ai de plus craqué pour quelques optiques fixes Minolta MC/MD, mais à un prix et un poids bien bien moindres, et d’une qualité pas moins meilleure, bien au contraire. Et quel pied que de sortir faire un virée photo avec 1 à 3 focales fixes maxi dans son sac en s’obligeant à ne pas en changer à tout bout de champs. Cela incite à regarder, réfléchir, penser, cadrer, et photographier avec envie et plaisir. De plus, légèreté, discrétion, sensation de liberté.

    En conclusion : vive la simplicité, vive la compacité (et légèreté en même temps), et vive les optiques argentiques (si peu chères et pourtant si qualitatives avec pourtant 30 à 50 ans dans les lamelles de diaphragme).

  • Répondre Arnaud FIOCRET 13 avril 2016 à 16 h 59 min

    Merci Gil pour cette analyse, nous en sommes arrivés hélas et heureusement à la fois, à la même conclusion. Depuis début 2015, j’ai investi dans le X100T et depuis…Je n’utilise pratiquement que celui-là ! Pourtant, j’ai une valise sur roulettes contenant deux reflex NIKON + 6 objectifs. Le constat est consternant et sans appel : Avec une seule focale fixe de 23mm (cadrant comme un 35mm – format 24X36) et la compacité de ce petit boitier délivrant des images meilleures que mes reflex, j’ai pris à bras le corps ce simple plaisir de photographier…Ou pas ! J’ai la photo tant mieux, je ne l’ai pas tant pis. Une vraie libération et je me réjouis que vous ayez posé le doigt avec tant d’exactitude sur ce syndrome qu’il est bon de se délivrer. Moi, j’ai eu ce syndrome, pas parce-que je me disais « on ne sait jamais » mais parce-que je voulais expérimenter tous les types d’objectifs pour faire ma propre instruction du fish-eye à la focale de 300mm. Or, conclusion oblige, on ne devient réellement meilleur photographe que le jour où on accepte d’admettre que l’unique focale fixe de 35mm incarne l’ultra-qualitative polyvalence reine et que les autres focales s’avèrent finalement d’un usage trop spécialisé pour mériter que l’on y brûle son compte en banque. Encore merci.

  • Répondre Benoit 9 avril 2016 à 7 h 55 min

    Merci Gil pour cet article.
    Moi j’ai troqué mon Fx pour un Fuji pour alléger mon sac et mes heures de retouches en Raw par du simple jpeg (quelques Raw de temps en temps) pour me consacrer à la prise de vue.
    Aujourd’hui j’ai vraiment l’impression d’avoir retrouvé le plaisir de sortir mon appareil de son tiroir.

  • Répondre Marc 8 avril 2016 à 22 h 48 min

    Bonsoir,
    J’ai aussi tout revendu canon 6d 24-70 f/4 is 70-200 f/4 is 50mm f/1.4 100mm f/2 ce qui m’a décidé de revendre mon Materiel canon cet l’achat d’un Fuji x30 la jai retrouvé le plaisir de sortir léger et discret avec le gros Materiel je me fessais souvent accosté les gens me demandait si j’étais un pro? Finalement j’ai revendu aussi le x30 pour passé au xt-1 avec le 18-55 et le 56 f/1.2 pour le portrait et le 27mm f/2.8 pour sortir léger et discret et le nouveau 35 f/2 que je trouve formidable jai pris le plaisir de sortir léger et surtout discret une seule optique le 35 mm f2 et je fait avec le zoom ce sont mes pieds jai un seule manque cet un zoom plus puissant style 55-200 que je pense prendre pour certaine circonstance spectacle de danse de ma fille et un peut d’animalier ma seule peur cet de me retrouvé avec trop de matos et ne pas s’avoir quoi prendre et de n’utiliser que la moitié? Très bon article ça me fait réfléchir et hésiter dans l’achat d’une autre optique.

  • Répondre Plolaphoto 8 avril 2016 à 10 h 12 min

    Un seul et unique boîtier Fuji en ce qui me concerne.(X PRO 1)
    Et seulement 2 objectifs. Le 14 et le 23.
    Si je monte le 14, le 23 reste au placard et vice et versa.
    Fini le temps au cours duquel je me promenais de longues heures avec un D3 et ses deux optiques ds le sac… et sur le dos…
    Très bon article. Comme les autres d’ailleurs!

  • Répondre Sara 7 avril 2016 à 22 h 08 min

    Excellente constatation. Personnellement je me suis forcément reconnue à une période de ma vie, quand je vivais encore en métropole. Une course au matériel, sans doute, pour compenser un manque cruel de confiance en moi, ou un manque tout court dans ma vie d’ailleurs. Pas d’argent, mais toujours besoin d’avoir du matériel. Un gouffre.
    Et puis, je suis partie vivre sur une île perdue au beau milieu du Pacifique. Depuis je me contente du minimum. Et je m’éclate dix fois plus. J’ai pris confiance en moi. Je commence à me réaliser réellement en photographie, et je fais ce que j’aime. Un boitier et 3 cailloux. Basta. Avant j’avais tous les gadgets qui ne me servaient jamais, j’avoue.
    Là je fais avec ce que j’ai, et c’est tellement plus jouissif!
    Il n’est pas impossible que je passe du côté de la force Fuji d’ailleurs… ^^

    • Répondre Gil 8 avril 2016 à 7 h 52 min

      Bonjour Sara, votre témoignage ainsi que tous les autres déjà reçus montre bien que ce syndrome est réel et qu’il touche bon nombre de photographes. Mais vous avez désormais trouvé un équilibre et c’est bien l’essentiel.

  • Répondre Didier 7 avril 2016 à 21 h 26 min

    « Si toutefois vous vous reconnaissez dans cet article, peut-être êtes-vous aussi à la recherche de cette simplicité »
    Tout est dit dans cette phrase, pour moi. Ca fait déjà quelques semaines que je me tate à revendre le superflus et à ne garder que « mon » stricte minimum. Tel boitier avec cet objectif pour ce style de photo. Cet autre boitier avec un pancake pour tous les jours. Et si je veux faire autre chose, je change l’objectif avant de partir, mais je ne pars plus, pour une journée lambda, avec plusieurs objectifs.
    Merci pour cet article, il est très intéressant et peut permettre d’ouvrir les yeux à certains « jeunes » avant qu’il ne soit trop tard pour leur santé 🙂

  • Répondre Anouk 7 avril 2016 à 13 h 38 min

    Bonjour,
    Merci pour cet article, pour tous vos articles en fait… de partager ainsi, c’est généreux!
    Le GAS, oui je connais bien aussi… en y ajoutant une complication : se renseigner sur TOUTES les possibilités de manière exhaustive; en se coupant du reste de la vie forcément. Chercher toutes les infos (merci internet) sur les objectifs, les boîtiers, les marques, les systèmes (reflex, plein format ou aps-c, compacts, micro 4/3, etc), les prix, le marché de l’occasion… Acheter (un peu, heureusement avec des moyens financiers limités), revendre.
    Un besoin de tester et faire ses propres expériences, trouver un matériel adapté à ses besoins et ses priorités (et les définir, ces besoins et priorités), choisir en connaissance de cause : tout ça me paraît légitime. Le tout est de garder un équilibre avec le reste de sa vie… et de s’arrêter à des choix à un moment donné.
    Le signal d’alarme, c’est lorsque je me suis rendue compte que la recherche d’infos devenait plus importante que de posséder et utiliser un objet photo. Le GAS version « accumulation d’infos ».
    Le tout a sûrement été motivé par de fortes limitations dans ma vie pendant des années, dues à des problèmes de santé; là au moins tout devenait possible et surtout sans limites; pour une fois je prenais une revanche… aléatoire évidemment. Et puis c’est tentant, cette illusion d’absolu, l’objet qui nous permettra de tout faire…
    Bon; c’est fait, ça va mieux. X-T1 et consort. Et puis pour l’instant encore, le Lumix LX100 qui est juste génial (à mon g0ût) mais pas traité tout temps. Encore un peu de boulot de décantation donc!

    • Répondre Gil 7 avril 2016 à 13 h 53 min

      Bonjour Anouk,
      Merci pour votre message, je n’ai effectivement pas parlé du temps passé à lire des forums, des blogs (sic!), regarder des vidéos sur YouTube, etc.
      C’est aussi une addiction qui est très consommatrice de temps, ce temps que l’on pourrait mieux employer à faire des photos. Et souvent ces media nous incitent à acheter du matériel dont nous n’avons pas toujours vraiment besoin.

  • Répondre Alain 6 avril 2016 à 23 h 54 min

    Hello,
    Bien sûr l’envie de matériel vient avec l’envie de faire mieux et faire d’autres choses. Je trouve avoir encore bien résister même si je possède encore un bon vieux 5dmkii et quelques objectifs.
    L’envie d’avoir un sac léger m’a poussé à réfléchir au système Fuji. J’ai finalement pris un x100t que j’adore par moment et qui m’énerve dans d’autres 🙂 je lui ai finalement offert le tcl et j’ai en prêt le wcl. Et c’est pas mal… J’avoue que quand on est des fois restreint on se pousse à trouver d’autres solutions. Il y a quelques temps, énervé par cette course au matériel et des théories hallucinantes de certains, j’ai arrêté temporairement le numérique et me suis pris un vieux Yashica Mat 124 bi-objectif 80f3.5 en 6×6, pas un rollei, non l’appareil 6×6 de monsieur tout le monde… Focale fixe, pas de cellule, pas de filtre ect… C’est de loin la plus belle période photographique que j’ai eu… C’est les seules photographies que j’ai affichée chez moi. C’est les plus belles rencontres photographiques que j’ai faites car ce genre d’appareil attire le monde et le respect… Pourquoi j’ai arrêté… Le temps… La facilité…
    Salutations
    Alain

    • Répondre Gil 7 avril 2016 à 9 h 06 min

      Merci Alain pour votre retour d’expérience. Comme vous le dites, l’ennemi c’est la facilité.

  • Répondre PEM 6 avril 2016 à 17 h 34 min

    Quel bel article que l’on prend plaisir à lire, même si je me reconnais à 100% dans le symptôme du GAS-man !!
    Cependant, n’étant pas pro, je mettrais en avant l’usage polyvalent d’un appareil photo : entre la photo souvenir, familiale, celle « qui fera plaisir à grand-mère » et la photo animalière/macro ; un amateur est un touche à tout qui nécessite plusieurs objectifs adaptés. Pour ma part, j’ai préféré le 16-55 au 16 fixe, je vais voir ce qu’il en est … je le revendrai peut-être ? En attendant, je cherche une formation animalière pour utiliser le 100-400 ! Touche à tout j’vous dis !

    • Répondre Gil 6 avril 2016 à 17 h 37 min

      Merci pour votre retour, PEM !

  • Répondre Thanh 6 avril 2016 à 15 h 31 min

    La prochaine étape : perdre le contrôle, avoir du matériel moins bon, laisser plus de chance à l’improbable, la chance. Avantage : on arrête d’avoir des clichés trop propres qui se rapprochent en plus de ce que pourrait faire le voisin.

    (PS : pas forcément en descendant en gamme, mais en prenant des objectifs argentique par exemple)

    • Répondre Gil 6 avril 2016 à 15 h 38 min

      Voila qui est intéressant Thanh. Est-ce ce que vous faites ?
      Magnifique portfolio.

    • Répondre Chantal 7 avril 2016 à 7 h 10 min

      Bien vu Thanh.

      Je m’y suis mise avec des optiques russes. Je suis enthousiasmée par le rendu et la sensation que cela procure. A mille lieux des comparaisons de performance de l’autofocus, un chemin vers la « slow photography ».

      • Répondre Thanh 7 avril 2016 à 9 h 48 min

        Gil, Chantal.

        On m’a offert pour Noël, un 35mm Revuenon que j’utilise en freelensing, et j’adore le rendu presqu’aléatoire (en fait pas tout à fait, car on peut afficher la zone de netteté avec le x-t1)

        🙂

  • Répondre Chantal 6 avril 2016 à 15 h 06 min

    Que ces mots me parlent !

    En pleine réflexion pour abandonner (sous-entendre vendre) quelques optiques, cela fait maintenant quelques mois que je me force à faire des images qu’avec une seule et même optique pendant quelques semaines, à tour de rôle, pour découvrir laquelle me convient le mieux. Car c’est de cela qu’il s’agit également. Trouver sa focale, celle qui vous amènera vers votre style, votre patte, votre signature. Et il est possible d’en avoir plusieurs.

    Le fait de se retrouver dans la situation de ne pas pouvoir prendre telle ou telle image, car le sujet est trop loin ou trop près et que l’on a pas avec soit le bon matériel, est très intéressant. On s’oblige à chercher, voir, si un autre angle est possible, une composition différente qui amènera une autre histoire. Et c’est là qu’on commence à se démarquer des autres car notre oeil et notre vision sont uniques.

    Mon but est d’affiner mon style, de réussir à transmettre une émotion aux travers de mes photos. Pas besoin qu’elles soient parfaites au pixel près, juste qu’elles racontent ou procurent quelque chose à quelqu’un. Et si cela doit passer par une séparation matérielle, alors je dis oui.

    Merci pour ce billet très bien écrit et très agréable à lire.

    Amicalement

    • Répondre Gil 6 avril 2016 à 15 h 19 min

      Merci Chantal.
      Vous soulevez quelques points intéressants notamment la recherche du style.
      Travailler avec une seule focale a aussi un autre avantage : la cohérence.
      Une série de photos issues d’un projet ou d’un thème sera visuellement plus cohérente si toutes les photos ont été prises avec la même focale, plutôt qu’avec plusieurs focales différentes.

  • Répondre Pascal T 6 avril 2016 à 13 h 48 min

    J’ai tjs été « léger » coté matériel, c’est une autre raison qui m’a fait passer Fuji, c’est le « bel objet » et les accès « (pseudo-mécanique) », ne plus aller dans les menus.
    Avec le Nikon (D7000 et 2 optiques seulement), je n’arrivais plus à faire de la photo (une traversée à vide de 6 mois).
    Puis en prenant le X-E1 et le 18-55, je me suis amusé comme un gamin avec un beau jouet. Il était tjs avec moi.
    Une amie à eu le même syndrome, de son gros Canon elle est passée à olympus OMD-M10 avec un zoom superbe et depuis sa photographie a complètement changée (du fait déjà que son appareil est dans son sac ts les jours).
    Comme quoi, il faut éviter le GAS et avoir un réel plaisir à prendre en main son boitier….. c’est le plaisir que j’ai avec les Fuji.

    • Répondre Gil 6 avril 2016 à 17 h 38 min

      L’important est bien là : se faire plaisir ! Si vous avez atteint cet objectif c’est une très bonne chose.

  • Répondre Chbib 6 avril 2016 à 12 h 53 min

    Très bon article. Contrairement à toi, quand je suis passé de Nikon à Fuji, j’ai réussi à changer ma pratique. Quand je sors en ville, dans mon petit sac Domke, je n’ai que le X-Pro1 avec le XF18 (super couple au passage) et parfois le XF60 + une batterie.
    En montagne, XT1 + XF18-135 ou bien si la balade est courte et facile, XT1 + XF14 + XF23 et parfois le XF60.
    Jamais plus. Sauf en cas de certains reportages pro où je suis sorti avec les 2 boitiers et tous les fixes + 1 flash et des batteries (seulement 2 fois cette année).
    Alors c’est sûr, le XF90 (le tien que tu vends) me fais de l’œil mais je n’en ai pas vraiment besoin. Avec le XF60, en bougeant un peu, je peux quasiment faire la même chose. Ton XF16, pareil. Mais le XF14 est très bon et léger… Si je rachète qqc, ce sera le XF35 f/2 car j’aime bien les objectifs fixes et un équivalent 50mm, je sais que je m’en servirai. Un de ces jours, je revendrai le X-Pro1 pour prendre le X-Pro2 mais, finalement, je ne suis pas pressé. J’adore toujours être dans la rue avec le X-Pro1 + le XF18 et je suis toujours bluffé par ce que j’arrive à sortir de ce couple.
    En plus, je suis plus le facteur limitant (d’un point de vue qualitatif) que le matériel.
    Effectivement, si tu arrives à ne garder que l’essentiel, tu verras le plaisir que tu as à sortir photographier tout léger. Au départ, j’avais vraiment hésiter entre le X100 et la gamme X a objectif interchangeable.
    Et comme tu le dis très bien, l’allègement et le changement de pratique m’ont donné beaucoup plus de plaisir qu’avant.

    • Répondre Gil 6 avril 2016 à 13 h 29 min

      Merci CHBIB ! Mais tu devrais tout de même m’acheter mon 90 et mon 16 🙂

      • Répondre JFL 7 avril 2016 à 9 h 39 min

        Surtout ne pas perdre le nord 😉

  • Répondre Damien 6 avril 2016 à 12 h 41 min

    J’ai suivi le même processus de désintoxication. Un sac plein à craquer : 5D3, 5D2, 24 1.4, 35 1.4, 135 2.0, 70-200 2.8, trépied, filtres x6 … mais aussi Hasselblad 500C/M et Pola Automatic 100, sans compter les cailloux achetés et revendus genre 16-35 2.8, 45 et 90TS-E, 85 1.8 et … la chambre 4X5 Sinar ^^
    Tout revendu sauf le trépied et passage chez Fuji début 2015 et me voilà aujourd’hui avec seulement un XT-1, 23 1.4 et 56 1.2 (et arrêt des presta pro entre temps).
    Bizarrement, je me pose moins la question de savoir si je prends l’APN pour sortir et le plaisir de pratiquer revient 🙂

    • Répondre Gil 6 avril 2016 à 12 h 43 min

      Bonjour Damien,
      Vous avez tout ce qu’il vous faut pour être heureux et vous consacrer pleinement à LA photographie !

    • Répondre Nathalie 6 avril 2016 à 19 h 10 min

      Vu le sac, je t’ai reconnu 🙂

      Comme Damien, j’ai lâché un 6D, 24-105 f/4, 70-200 f/4, 50 f/1.4, 35 f/2 et 100 2.8 mais quel plaisir de sortir l’appareil ! Le 6D finissait de plus en plus souvent dans le coffre de la voiture (par flemme de l’emmener) ou restait à la maison à prendre la poussière.
      Aujourd’hui, chez Fuji, je retrouve le plaisir de photographier. J’ai même revendu un 50-140 pour une question de poids et d’encombrement. Il me reste le 18-55, le 35 1.4 (que j’aime beaucoup), le 60 pour la macro (là, je dois bien avouer que le 100mm de Canon me manque terriblement) et un télé (55-200mm) qui ne sort pas beaucoup mais qui peut s’avérer utile 🙂 et le X-T1.

      En tout cas, merci pour cet article très juste.
      Il me reste à répondre au défi : une focale pendant 1 mois … 🙂

      • Répondre Gil 6 avril 2016 à 22 h 54 min

        Bonsoir Nathalie, vous nous direz ce qu’a donné le défi !

  • Répondre Julien 6 avril 2016 à 11 h 26 min

    Excellent article ! Etant chez Nikon je ne fréquente jamais ce site mais j’y reviendrai, je suis tombé dessus par hasard et j’ai trouvé ce billet très pertinent.

    Je suis tout à fait en adéquation avec tout ça. L’avantage c’est que je ne suis jamais passé par la case « Opulence de matériel » et me suis toujours contenté du minimum. Mon porte feuille et mon dos me remercient, malgré tout je discutais souvent avec d’autres photographes qui ne comprenaient pas ma position, voir qui me regardaient de haut avec leur matériel 5 fois plus cher que le mien.

    C’est bien simple, depuis que j’ai commencé la photo je me suis toujours contenté d’un boitier milieu de gamme APS-C (D7000 puis D7200 récemment), un 10-24, un 35mm, un 50mm, un 85mm et… C’est tout. Et plus jamais je n’ai ressenti le besoin d’investir dans autre chose pour ma pratique de la photo. D’ailleurs quand je pars en balade, comme vous, je me contente de mon boitier et d’un objectif monté dessus, souvent mon 35mm. Pas plus, pas moins.

    Valeur totale de mon matos actuel : environ 2000€. Est ce que je fais des moins bonnes photos que celui qui possède 10.000€ de matériel ? Non, pas forcément, car une seule chose importe au final : Le talent du photographe.

    Les gens qui ont beaucoup plus de matériel que moi et qui font de meilleurs photos, ne le doivent pas à leur matériel, mais uniquement à leur oeil et leur investissement. J’ai vu sur un forum il y a quelques jour un homme exhibant fièrement son nouveau Nikon D5. Je suis allé voir sa galerie et très honnêtement il aurait pu faire exactement les mêmes avec un simple D3300. Et avec la différence de prix entre les deux appareils il aurait pu s’offrir 2 beaux voyages, ou il aurait ramené de bien plus jolies photos que celles de son chien qu’il prenait avec son D5. Néanmoins je ne blâme pas cette personne, chacun trouve son plaisir ou il le veut.

    Bref, pensons moins au matériel, prenons des photos 🙂

    • Répondre Gil 6 avril 2016 à 12 h 36 min

      Bonjour Julien,
      Merci pour votre retour très intéressant.
      J’ai évité d’aborder le cas des photographes qui achètent du matériel très haut de gamme pensant qu’ils feront de meilleures photos avec.
      C’est un autre syndrome qui est un peu hors sujet avec l’article, mais qui est hélas tout aussi d’actualité.

  • Répondre Bertrand 6 avril 2016 à 10 h 43 min

    J’aurais pu écrire mots pour mots (sauf que  » je prendS » prend un « s » à la fin. Ok je suis taquin).

    J’ai suivi le même cheminement sauf pour la partie GAS qui m’a toujours agacé (ou a-GAS-é).

    Super article, encore une fois!

    • Répondre Gil 6 avril 2016 à 10 h 48 min

      Merci pour votre message, fautes corrigées !

  • Répondre Stéphane 6 avril 2016 à 10 h 39 min

    J’ai déjà ressenti ce qu’il y dans cet article et j’ai d’ailleurs dernièrement vendu mon matos pour ne garder que le X100T.
    L’année passée je suis parti en Indonésie uniquement avec ce boîtier. C’était top.
    On verra bien si j’ai besoin de reprendre un nouvel équipement pour mes projets futur.

    Article bien sympa en tout cas.

    • Répondre Gil 6 avril 2016 à 10 h 40 min

      Merci Stéphane !

  • Répondre JFL 6 avril 2016 à 9 h 52 min

    Excellent article qui met le doigt sur quelque chose dont personne ne parle… J’ai croisé des mecs sur des forums que ne font qu’acheter du matériel et ne font plus de photos ou très peu.

    • Répondre Gil 6 avril 2016 à 9 h 57 min

      Oui JFL, c’est parce que j’ai souvent constaté ça et que je l’ai vécu moi-même, que j’ai souhaité écrire cet article.
      S’il peut éviter à certains photographes de ne pas reproduire ces mêmes erreurs, j’en serai heureux.

      • Répondre JFL 6 avril 2016 à 10 h 11 min

        Nous en sommes tous plus ou moins atteint…

  • Répondre Didier 5 avril 2016 à 23 h 15 min

    Bonsoir Gil
    Article très juste, dans lequel malheureusement, je me reconnais ….
    Pour avoir maintes fois, cédé aux sirènes de la nouveauté ou d’un équipement complémentaire, j’ai toujours fini par regretter le trop plein de matériel.
    Bravo pour votre site, fort bien fait.

    • Répondre Gil 6 avril 2016 à 7 h 43 min

      Bonjour Didier,
      Il n’est jamais trop tard pour changer, essayez quelques temps de sortir avec un boîtier et un objectif uniquement, vous pourrez ainsi voir si cela libère votre créativité ou non.

      • Répondre Didier 6 avril 2016 à 9 h 16 min

        Ha mais c’est exactement ce que je fais. Un appareil + un objectif fixe, et un compact dans la poche en secours.
        A vrai dire, ce que je regrette, c’est la matériel qui dort à la maison. Bonne journée et bonne photos

  • Répondre Thierry 5 avril 2016 à 19 h 27 min

    Je viens de lire cette article et partage à 200% votre avis.
    Je viens de quitter tout mon matériel Canon ( 5D3, fish-eye 10-17, 24, 50, 85, 200), pour passer sur Fuji xt1.
    Je ne regrette pas mon parcours et le temps pris pour acquérir tout le matériel qui me faisait rêver.
    Mais voilà, trop de matos = moins de photos, une équation qui semble bien réelles.

    • Répondre Gil 5 avril 2016 à 19 h 30 min

      Bonsoir Thierry,
      Et oui, votre cheminement va donc vers la simplicité. Le tout est de résister à la tentation d’acheter à nouveau tout un tas de choses qui ne servent que trop rarement !
      Bonnes photos avec votre X-T1, c’est un excellent appareil, très polyvalent (je le garde celui-là !).

    Déposer un message