Fujifilm X-T2
Article, Test

Fujifilm X-T2, le test terrain

Nouveau fleuron de la gamme X-Premium, le Fujifilm X-T2 est disponible depuis le mois de septembre pour le plus grand plaisir des aficionados de la marque qui l’attendaient avec impatience. J’ai pu le prendre en mains quelques jours pour évaluer ce qu’il vaut sur le terrain, car, au delà des fiches marketing toujours bien léchées, seule compte la pratique en situations réelles pour se faire une idée de la qualité d’un nouvel appareil photo.

 

 

Vue de face avec objectif et flash du Fujifilm X-T2

Fujifilm X-T2 : Vue de face avec objectif et flash

 

 

Les commandes du X-T2

Commandes supérieures

Au niveau des commandes sur le dessus du boîtier, je note des améliorations vraiment salutaires par rapport au X-T1.

Les couronnes ISO et vitesse ont désormais un verrou qui agit comme un interrupteur « on/off » et c’est tout simplement génial ! Je dis « bravo » car la solution aux problèmes de verrous a enfin été trouvée. Sur X-T2, le petit bouton au centre de la couronne a deux états : enfoncez-le et il verrouille la couronne pour qu’elle ne puisse plus être tournée involontairement (fonctionnement identique au X-T1). Appuyez une nouvelle fois dessus et il dé-verrouille la couronne qui se trouve cette fois complètement libre.

Chacun peut désormais obtenir le comportement qu’il souhaite et rien que ça m’a donné l’envie d’acheter un X-T2 tellement ces fichues couronnes m’ont cassé les pieds sur X-T1.

Les trois couronnes sont aussi plus épaisses que sur X-T1 ce qui s’avère pratique pour les tourner aisément – l’oeil au viseur – sans risquer de tourner en même temps les couronnes inférieures (modes de prises de vues et modes d’exposition).

Concernant la couronne des ISO, son diamètre est un peu plus grand que sur X-T1 et elle se voit dotée d’une position directe pour atteindre les 12800 ISO.

Commandes supérieures du Fujifilm X-T2

Fujifilm X-T2 – Commandes supérieures

 

La couronne des vitesses affiche la synchro flash à 1/250s (contre 1/180s sur X-T1), ce qui est une bonne nouvelle pour les portraitistes, et dispose d’une graduation supplémentaire du 1/8000s puisque désormais l’obturateur mécanique peut aller jusque là avant de basculer sur l’obturateur électronique.

Ces deux couronnes, une fois dé-verrouillées, ont un crantage parfaitement ajusté et se tournent d’un doigt avec précision, l’oeil au viseur.

Ce n’est hélas pas le cas avec la couronne de correction d’exposition dont le crantage est bien trop dur, très difficile à ajuster avec précision du pouce seul, alors qu’il est parfait sur X-T1. J’imagine que ceci est la conséquence de plaintes d’utilisateurs du X-T1 qui ont souvent trouvé cette couronne déréglée une fois l’appareil sorti du sac, mais le remède est pire que la cause puisqu’il devient maintenant pénible d’utiliser la correction d’exposition l’oeil au viseur, alors que c’est une commande essentielle pour tout photographe.

C’est vraiment dommage, alors que Fujifilm vient de faire un sans faute sur les deux autres couronnes… espérons que le X-T3 sera enfin parfait sur ce point !

A noter que la couronne d’exposition a une position « C » qui permet de corriger l’exposition jusqu’à +/- 5 IL.

Les couronnes secondaires sont du même acabit que sur X-T1 : ni plus pratiques, ni moins. La couronne des modes de prise de vues a maintenant en première position le mode vidéo (dont le bouton rouge et direct à disparu), alors que celle des modes d’exposition se voit enfin dotée de la mesure centrale pondérée, en plus des 3 autres modes déjà présents sur X-T1.

L’interrupteur d’allumage ne change pas de position mais est pourvu d’un filetage pour déclencheur souple.

Enfin on retrouve le correcteur dioptrique, le bouton Fn ainsi que le bouton VIEW MODE aux mêmes endroits sur sur X-T1.

Cette partie haute du X-T2 est globalement en nette amélioration par rapport au X-T1, et s’il n’y avait ce fichu correcteur d’exposition un peu trop dur, l’ensemble serait d’une ergonomie parfaite. Fort heureusement, les commandes principales sont désormais plus pratiques, pour peu que l’on prenne l’habitude des nouveaux verrous poussoirs, ce qui n’est pas forcément évident après des mois de pratique du X-T1 !

 

Commandes arrières

L’arrière du X-T2 ressemble fortement à celui du X-T1 et l’on ne sera pas dépaysé en prenant le nouveau boîtier en mains.

Au niveau supérieur se trouvent les mêmes boutons (corbeille, lecture, AE-L, roue codeuse et AF-L) aux mêmes emplacements.

La touche AF-L est légèrement plus facile d’accès rapide avec le pouce par rapport au X-T1, en revanche la roue codeuse a perdu en ergonomie : comme pour le X-Pro2 elle est très molle et donne une sensation de plastique de mauvaise qualité. C’est d’autant plus bizarre qu’elle est parfaitement ajustée sur X-T1, je ne m’explique pas quelle peut être la raison de ce pas en arrière sur un élément qui était très correct auparavant.

Les boutons sont également un peu moins proéminents sur X-T2 et je trouve ça plutôt dommage. Non pas qu’ils ne sont pas facilement utilisables, mais il était plus facile de les « sentir » du doigt auparavant et ici aussi cela me semble être devenu moins ergonomique que sur X-T1. Avec des gants il ne sera pas aisé de les manipuler l’oeil au viseur.

La touche Q se trouve maintenant à la place de la touche FOCUS ASSIST qui, elle, a disparue.

Vue arrière du Fujifilm X-T2

Fujifilm X-T2 : Vue arrière

 

A la place de la touche Q se trouve désormais le petit « joystick » dont la principale fonction est de pouvoir déplacer rapidement le collimateur autofocus, mais aussi faire défiler les photos ou se déplacer dans les menus. Il fait double emploi avec le trèfle des touches directionnelles et l’on pourra utiliser l’un ou l’autre. Le gros avantage qu’apporte ce joystick, mis à part la rapidité et la facilité de déplacement du collimateur AF, c’est de libérer les touches directionnelles de cette fonction afin de leur assigner des réglages rapides.

Concernant l’écran LCD, il est toujours articulé mais plus seulement verticalement, il est maintenant possible de l’articuler horizontalement ce qui est vraiment pratique pour les cadrages verticaux sur trépied bas. A noter qu’un petit verrou situé sur le coté de l’écran doit être poussé pour déployer l’écran horizontalement.

Ecran déplié pour déclenchement vertical sur Fujifilm X-T2

Fujifilm X-T2 : Ecran déplié pour déclenchement vertical

 

Malheureusement l’écran n’est toujours pas tactile, ce qui est vraiment surprenant lorsque l’on sait que le X70 dispose de cette possibilité bien pratique. Pourquoi ne pas doter le boîtier haut de gamme de cette fonction ?

 

Autres commandes et trappes

On retrouve à l’avant de l’appareil les mêmes commandes que sur X-T1 : le sélecteur de mode de mise au point (S/C/M), la prise synchro flash, la touche de fonction (paramétrable) ainsi que la deuxième roue codeuse d’aussi mauvaise facture que celle à l’arrière.

Face avant du Fujifilm X-T2

Fujifilm X-T2 : Façade

 

Sur le coté droit se trouve la trappe de cartes SD, qui peut maintenant accueillir deux cartes mémoires UHS-II (le X-Pro2 ne pouvant accueillir qu’une carte UHS-II sur les deux emplacements présents). Le système de fermeture de la trappe est de bien meilleure qualité que sur X-T1 et dispose d’un verrou, ce qui est assez rassurant en conditions météo orageuses.

Trappe des cards SD sur le Fujifilm X-T2

Fujifilm X-T2 : Trappe des cards SD

 

A gauche se trouve la trappe des connecteurs, elle aussi bien mieux fabriquée et accessible.

Trappe de connectique sur le Fujifilm X-T2

Fujifilm X-T2 : Connectique

 

 

Prise en mains du X-T2

Le toucher est très similaire au X-T1 et l’on retrouve la même sensation globale de qualité et de robustesse. Le boîtier semble légèrement plus gros dans la paume de la main, avec une poignée un peu plus conséquente et ergonomique.

Je prend beaucoup de plaisir à tenir cet appareil et c’est dans ces moments là que je constate à quel point cette génération de boîtiers hybrides représente l’idéal photographique : petit et léger mais sans compromis sur la qualité d’image. A moins d’avoir des mains de bucherons, on ne peut qu’apprécier pouvoir se promener des heures avec le X-T2 sans éprouver de fatigue.

Mes tests ont été conduits avec le XF 16-55 f/2.8, objectif qui peut faire peur – de par sa taille et son poids – à ceux qui ont quitté le monde des reflex pour alléger leur sac. Cependant j’ai trouvé l’ensemble vraiment bien équilibré, pour peu que l’on retire l’imposant pare-soleil… le couple X-T2 / 16-55 est vraiment très agréable à utiliser et à transporter, même autour du cou, durant plusieurs heures.

Fujifilm X-T2 et XF 16-55 f/2.8

Fujifilm X-T2 avec le XF 16-55 f/2.8

 

Soyons clairs, l’ensemble est tout de même plus lourd qu’avec une optique telle que le XF 18-55 f/2.8-4, mais cela reste néanmoins sans commune mesure avec le poids d’un reflex haut de gamme équipé de son 24-70 f/2.8.

Partir en balade ou en voyage avec seulement un X-T2 et un XF 16-55 f/2.8 pour rester léger et peu encombré est tout à fait réaliste : un petit sac d’épaule, un chiffon micro-fibres et quelques batteries supplémentaires suffiront faire le plein d’images de très haut niveau sans se ruiner le dos.

D’un point de vue ergonomique, il est difficile de prendre le X-T2 en défaut, comme c’était déjà le cas avec le X-T1. Le joystick est indéniablement une avancée majeure pour ceux qui utilisent intensément les collimateurs autofocus, un peu moins pour ceux qui sont adeptes de la mise au point centrale et re-composition.

En situation de faible lumière, l’écran LCD et l’EVF « fourmillent » beaucoup moins qu’avec le X-T2, le bruit est bien plus discret.

L’EVF me semble avoir fait encore un bond en avant comparé à celui du X-T1 : il me paraît plus grand et sans aucune latence même lors de mouvements rapides. De plus il me donne la sensation d’être moins « numérique », j’ai moins l’impression de voir la scène dans un téléviseur miniature, bref il est très réussi et je constate les progrès considérables sur ce point depuis mon tout premier X100S en 2013.

Le nouvel oeilleton sur Fujifilm X-T2

Fujifilm X-T2 : Le nouvel oeilleton

 

L’oeilleton est désormais plus large et masque un peu mieux la lumière latérale, bien qu’à l’usage je n’ai pas ressenti une grande différence avec le confort de visée du X-T1.

Le son au déclenchement est très agréable, c’est d’ailleurs le même que celui du X-Pro2.

Et bien entendu, l’appareil est protégé contre les intempéries, à l’instar de son ainé.

Le sujet qui fâche, et depuis longtemps, c’est l’autonomie de la batterie. En activant le mode « boost » et en utilisant normalement les possibilités de l’appareil, la batterie fond comme neige au soleil et on arrive péniblement à 250 photos avant de devoir en changer. Avec le X-T2 comme avec tous les autres boîtiers de la gamme, il est donc obligatoire d’acquérir au minimum une batterie supplémentaire si l’on veut pouvoir photographier sans stress.

Certes il est possible de désactiver le mode « boost » afin d’avoir un peu plus de jus, et donc de pouvoir prendre quelques photos de plus. Mais se passer des performances maximum de l’appareil pour économiser l’achat d’une batterie supplémentaire me semble être un mauvais calcul.

D’ailleurs au prix d’une batterie « officielle » supplémentaire, vous pouvez acheter 3 ou 4 batteries compatibles NP-W126s de qualité. Avec 4 batteries dans le sac (qui ne pèsent rien) vous pouvez prendre un bon millier d’images, largement de quoi tenir un petit séjour sans emporter de chargeur.

Au moment ou j’écris cet article je ne vois pas encore de batteries compatibles NP-W126s à la vente, mais elles vont arriver très vite. Surveillez notamment les « ChiliPowers » qui sont excellentes pour un coût dérisoire… à suivre ici.

 

Avec le grip vertical (VPB-XT2)

Comme pour le X-T1, il est possible d’utiliser le X-T2 avec un grip vertical qui, de plus, améliore les performances de l’appareil.

Ce grip dispose d’un logement pour deux batteries supplémentaires (ce qui porte le total à trois) afin d’offrir au boîtier une autonomie plus conséquente d’environ 700 photos en mode « boost ».

Il dispose, en plus du déclencheur vertical, des boutons AE-L et AF-L, du joystick, des touches Fn et Q, des roues codeuses et d’un interrupteur NORMAL / BOOST.

En mode « Boost », les batteries fonctionnent simultanément pour augmenter les performances de l’appareil en mode rafale (jusqu’à 11 images par seconde), mais aussi pour raccourcir l’intervalle entre deux prises de vues, le temps de réponse au déclenchement et la durée d’occultation de la visée (blackout). Il prolonge la durée d’enregistrement vidéo 4K, la portant à environ 30 minutes.

Grip optionnel VPB-XT2 sur Fujifilm X-T2

Fujifilm X-T2 avec grip optionnel VPB-XT2

 

Les photographes professionnels tout comme les amateurs de sport et d’animalier seront friands de cet accessoire quasiment indispensable pour eux. Pour les autres, c’est moins évident… avec le grip l’appareil devient franchement lourd et volumineux et – à mon sens – fait perdre beaucoup de l’intérêt d’adopter un système hybride pour gagner en poids et encombrement.

Je n’avais pas acheté le grip du X-T1 pour cette raison et je n’en ferai pas plus pour le X-T2, malgré les réels avantages procurés. Ainsi équipé le X-T2 est moins agréable à tenir en position horizontale (j’ai des grandes mains et mon petit doigt se trouve écrasé contre le grip), en revanche il devient plus aisé de déclencher en vertical. Choix cornélien s’il en est !

Grip optionnel VPB-XT2 en mode vertical sur Fujifilm X-T2

Fujifilm X-T2 avec grip optionnel VPB-XT2 en mode vertical

 

Je ne remet pas en question l’intérêt de cet accessoire car il est évident que de nombreux photographes souhaiteront l’adopter. Il se trouve simplement que – pour moi – ça ne colle pas : j’ai quitté les reflex pour fuir le poids et l’encombrement, pour gagner en discrétion, et cet accessoire n’est pas du tout compatible avec cette démarche.

Si vous hésitez, je vous recommande de faire l’essai en boutique tellement le ressenti est subjectif.

 

 

Menu

Le menu a été revu et est désormais organisé logiquement, par grandes sections :

  • Qualité d’image
  • AF / MF
  • Prise de vue
  • Flash
  • Vidéo
  • Paramétrage
  • Menu personnel

Ce nouvel agencement permet de bien plus facilement retrouver les réglages que l’on cherche puisqu’ils sont maintenant classés dans les sections correspondantes : ainsi on cherchera le réglage RAW ou simulation de film dans « Qualité d’image », le réglage du mode AF zone dans « AF / MF », etc.

La police utilisée est un peu plus petite qu’avant et très lisible car les textes sont bien contrastés. Mais surtout, les menus sont bien plus réactifs : on s’y déplace rapidement, il n’y a plus cette sensation de mollesse lors de l’exploration qui est un peu pénible même sur le X-T1. Désormais on passe d’option en option très rapidement, et même si chaque sous-menu apparaît toujours avec une petite animation latérale, celle-ci est maintenant beaucoup plus rapide et ne ralentit nullement l’utilisation de l’interface.

Un menu personnel a fait son apparition : vous pouvez ranger ici un raccourci vers certains des réglages de l’appareil pour y accéder plus rapidement. Une fois le menu personnel composé, celui-ci est directement activé lorsque l’on presse la touche MENU, c’est très pratique. Je suis satisfait de cette refonte des menus qui est maintenant beaucoup plus intuitive car mieux organisée.

 

 

Qualité d’image

Mon test terrain X-Pro2 l’avait souligné, l’adoption du capteur X-Trans III de 24 megapixels améliore sensiblement le piqué et la finesse des images délivrées par le X-T2.

Je ne peux que reprendre ce que j’avais écrit pour le X-Pro2, tellement le constat est identique :

Bien réglé et utilisé, en respectant la vitesse de sécurité pour éviter les flous de bouger, le photographe ne pourra que se féliciter d’avoir investi dans un tel appareil : qualité des JPEG, piqué, contrastes, détails, excellente montée en ISO, très bonne dynamique, absence de filtre passe bas… tous les ingrédients sont réunis pour délivrer des images étonnantes. Même en visualisation à 100% d’écran, je reste stupéfait par la netteté des détails de l’image.

Le point très important à souligner est l’amélioration des fins détails notamment dans les feuillages. L’augmentation de la résolution doit y être pour beaucoup mais je constate moins cet effet de « bouillie de pixels » dans les fins détails qui est souvent flagrante sur mes autres boîtiers.

De nos jours il n’y a plus de mauvais appareil et faut véritablement coller son oeil devant l’image en visualisation 100% pour percevoir les différences entre les boîtiers. Le X-T2, comme le X-Pro2 dont il partage la technologie, délivre des images de haut vol dont la qualité peut difficilement être remise en cause.

 

ISO

Vous l’aurez peut-être lu dans mon dernier article, les APS-C ont désormais d’excellentes capacités à monter en ISO sans trop de dégradation de l’image par le bruit numérique, et le X-T2 ne fait pas exception à la règle, comme on peut le constater sur ces crops 100% extraits d’images RAW, sans aucune retouche :

Fujifilm X-T2 : Comparaison des ISO en crop 100%

Comparaison des ISO en crop 100% sur Fujifilm X-T2

Jusqu’à 1600 ISO le bruit est quasiment nul et on commence réellement à l’apercevoir qu’à partir de 3200 ISO. Cela reste très propre à 6400 ISO et franchement exploitable à 12800 ISO, même en couleurs. A partir de 25600 ISO on envisagera de convertir en noir et blanc pour que le bruit devienne un atout, en revanche 51200 ISO est très peu exploitable car le bruit devient extrême et la dynamique en prend un sérieux coup.

L’augmentation de la densité de pixels dans un même format de capteur provoque d’ordinaire plus de bruit numérique à haute sensibilité. J’ai donc comparé le X-T2 au X-T1 (24 contre 16 megapixels) pour voir les différences. X-T2 à gauche, X-T1 à droite :

Comparaison des ISO en crop 100% sur X-T2 et X-T

Comparaison des ISO en crop 100% sur X-T2 (gauche) et X-T1 (droite)

 

On peut clairement voir que les niveaux de bruit sont très similaires à toutes les sensibilités, ce qui signifie que malgré l’augmentation de la densité de pixels sur le capteur, le X-T2 conserve la même qualité d’image que son ainé.

Sur les photos le constat est remarquable, le bruit est invisible sur des images dédiées au web, comme ici avec cette image RAW légèrement sous-exposée et capturée à 3200 ISO. Tout d’abord la version brute de capteur :

Fujifilm X-T2 : Image RAW à 3200 ISO

Image RAW à 3200 ISO sur X-T2

 

Crop 100% :

X-T2 : Image RAW à 3200 ISO - crop 100%

Image RAW à 3200 ISO sur X-T2 – crop 100%

 

Puis avec un petit traitement Lightroom pour rattraper l’exposition, c’est bluffant pour du 3200 ISO :

X-T2 : Image RAW à 3200 ISO après retouche Lightroom 6

Image RAW à 3200 ISO sur X-T2 après retouche Lightroom 6

 

Un autre exemple à 2500 ISO :

X-T2 : Image RAW à 2500 ISO

Image RAW à 2500 ISO sur X-T2

 

Crop 100% :

X-T2 : Image RAW à 2500 ISO sur X-T2

Image RAW à 2500 ISO sur X-T2 – crop 100%

 

Et passage en noir et blanc :

X-T2 : Image RAW à 2500 ISO après traitement Lightroom 6

Image RAW à 2500 ISO sur X-T2 après traitement Lightroom 6

 

Dynamique

Les possibilités de récupération des hautes et basses lumières sont excellentes sur ce X-Trans III et, pour peu que vous travailliez en RAW, il vous sera aisé de corriger massivement des images à fort contraste sans devoir obligatoirement passer par la case HDR, comme ici :

Fujifilm X-T2 : image brute de capteur

X-T2 image brute de capteur

 

Fujifilm X-T2 : image après traitement Lightroom

X-T2 image après traitement Lightroom

 

Fins détails

Grace aux 24 megapixels du capteur, les fins détails sont maintenant plus visibles et moins « fouillis », en zoom 100% la sensation de bouillie de pixels sur les feuillages est beaucoup moins prononcée qu’avec le X-T1, quoi que toujours un peu présente à mon sens.

Fujifilm X-T2 : image de référence

X-T2 image de référence (RAW)

 

X-T2 : Crop 100% des rochers

Crop 100% des rochers

 

Fujifilm X-T2 : Crop 100% des feuillages

Crop 100% des feuillages

 

JPEG

L’excellence des JPEG proposés par Fujifilm demeure bien évidemment sur le X-T2, qui se voit désormais complété par le nouveau profil ACROS (noir et blanc) déjà vu sur le X-Pro2.

Si vous ne faites pas de post-traitement de vos photos et souhaitez travailler exclusivement en JPEG, vous ne pourrez être que satisfait(e) des résultats, d’autant plus que les options de réglages JPEG associées aux multiples profils fournis avec l’appareil vous permettront d’exprimer toute votre créativité.

Voici quelques JPEG pris avec le profil standard (PROVIA) :

 

Performances

Autofocus

On peut désormais le dire sans craintes, le X-T2 fait jeu égal avec les reflex experts pour la rapidité et la précision de l’autofocus, du moins lorsque l’objectif le permet.

Equipé du XF 16-55 f/2.8 et en mode « boost », j’ai retrouvé les mêmes performances qu’avec mon ex D700 et son 24-70 f/2.8, ce qui est remarquable.

Nous n’en sommes pas encore au niveau des boîtiers professionnels qui excellent dans ce domaine, mais Fujifilm s’en approche un peu plus à chaque génération d’appareils et je veux bien parier que le prochain X-T3 mettra la barre au même niveau, ou presque.

Il convient de saluer le travail considérable fourni par les ingénieurs de la marque, car ils partaient de loin lorsque l’on se souvient de l’AF très poussif du X-Pro1, amplement raillé à l’époque par ceux qui estimaient que jamais les hybrides ne pourraient rivaliser avec les reflex sur ce point.

Le X-T1 avait déjà bien rattrapé le retard, avec des performances plutôt bonnes, mais une marche de plus a été franchie avec le X-Pro2 et le X-T2. Bravo !

Gardez toutefois à l’esprit que l’objectif joue un rôle très important dans l’équation : n’espérez pas un AF exceptionnel avec une optique de première génération telle que le XF 60 f/2.4 ou le XF 35 f/1.4. Il faut véritablement marier le X-T2 avec les objectifs de dernière génération pour tirer toute la quintessence des possibilités de l’autofocus, le XF 16-55 f/2.8 en fer de lance.

En plus d’une mise au point rapide, l’arrivée du petit « joystick » de sélection des collimateurs est une bénédiction, non seulement car il libère les touches du trèfle pour d’autres fonctions, mais surtout car il permet de positionner le collimateur actif très rapidement. Je ne pourrai plus m’en passer !

Joystick de sélection du collimateur actif sur Fujifilm X-T2

Fujifilm X-T2 : Joystick de sélection du collimateur actif

 

Je n’ai hélas pas eu le temps de tester toutes les combinaisons d’autofocus qu’offre l’appareil, notamment avec les nouveaux modes situationnels, mais les quelques essais que j’ai menés ont été vraiment convaincants.

Un AF rapide et précis, cela se « sent » tout de suite. Dès les premiers essais avec le 16-55 f/2.8, aussi bien en AF-S qu’en AF-C j’ai tout de suite été convaincu avec des mises au point réussies du premier coup, sans effet de « pompage » ni latence particulière, même avec le choix d’un collimateur excentré et de taille minimum.

Les photographes animalier et de sport seront ravis de disposer – enfin – d’un appareil léger mais capable de leur garantir un taux de réussite très élevé, pour peu qu’ils prennent le temps de bien apprendre à maîtriser les divers modes de fonctionnement de l’AF et d’en exploiter tout le potentiel.

Lorsque la lumière décroit, forcément les performances aussi, et par moments j’ai pu avoir ça et là quelques errances de l’AF avec un pompage qui se termine sur le carré rouge signe de mise au point échouée. Mais franchement cela reste très ponctuel et globalement j’ai été enchanté des capacités du X-T2 à faire le point dans toutes les situations.

Voici quelques séquences de suivi AF-C en rafale, toutes réussies à 100% :

x-t2-af-c-1

dscf0452

 

x-t2-af-c-2

dscf0490

 

x-t2-af-c-3

dscf0520

 

 

Rafale

Avec le grip, le X-T2 est capable de capturer jusqu’à 11 images par seconde avec l’obturateur mécanique, ce qui est considérable et du niveau des appareils reflex professionnels.

Sans le grip, c’est jusqu’à 8 images par secondes avec l’obturateur mécanique, ce que permettait déjà le X-T1 et qui est amplement suffisant pour la plupart des situations. Il est d’ailleurs rare que j’utilise la rafale à 8 images par secondes (CH), je me contente généralement du mode lent (CL) pour éviter de remplir ma carte de dizaines de photos qu’il faudra trier et éliminer par la suite.

A noter qu’il est même possible d’atteindre les 14 images par secondes avec l’obturateur électronique (avec ou sans le grip) mais lorsque l’on connait les limites de l’obturateur électronique avec les sujets en mouvement (voir mon article) son usage reste anecdotique et très situationnel.

Voici un test de rafale à 11 images/seconde, avec le grip VPB-XT2, jusqu’à saturation du buffer (je suis désolé pour la qualité des vidéos et du son, j’ai capturé ça avec mon iPhone dans un environnement un peu bruyant) :

Et le même test en JPEG :

 

Vidéo

Bon disons le tout de suite : la vidéo ce n’est pas mon truc et je n’ai pas fait le moindre essai de ce mode car je ne peux m’appuyer sur aucune expérience pour en conclure quoi que ce soit.

Je vous invite donc à trouver plus d’informations sur le sujet parmi les nombreuses sources qui en parlent, mais si j’en juge l’image suivante, il doit y avoir matière à réaliser quelques jolis films…

Accessoires vidéo sur Fujifilm X-T2

Fujifilm X-T2 : Accessoires vidéo

 

 

Photos

Voici quelques photos d’exemples, prises en JPEG PROVIA avec le XT-2 et le XF 16-55 f/2.8 (re-dimentionnées en 2000 pixels) :

 

 

Test X-T2 : Conclusion

Permettez-moi de me lâcher un peu : ce X-T2 c’est de la bombe !

Que peut-on reprocher à cet appareil ? Honnêtement, pas grand chose. Bien construit, d’une qualité d’image superlative, doté d’un excellent viseur et de commandes bien fichues pour la plupart, des performances AF et ISO de haut vol, une dynamique riche, une exposition irréprochable dans toutes les situations, un obturateur de course, des collimateurs à foison… il a tout pour lui.

Le chemin parcouru par Fujifilm dans la gamme X-Premium est remarquable. En l’espace de 4 ans, l’entreprise est passée d’une génération d’appareils un peu poussifs et à l’ergonomie médiocre, à une génération presque parfaite avec le X-T2 et le X-Pro2.

Beaucoup de photographes se sont tournés vers l’hybride avec en intention principale le soulagement du dos et des épaules. Les premiers acheteurs – dont je fais partie – il faut bien le dire, ont largement essuyé les plâtres avec des X100, X-Pro1 ou X-E1 ni faits ni à faire, mais sacrément prometteurs.

Le X-T1 a rassuré sur le potentiel de Fujifilm à offrir une alternative crédible au reflex et le X-T2 est arrivé à la maturité nécessaire pour être totalement crédible aux yeux du photographe exigeant et, surtout, du professionnel qui n’a pas le temps de composer avec des lacunes d’ergonomie ou de performances.

Dans toutes les situations ou j’ai mis l’appareil, il s’en est tiré avec brio et ça, c’est plutôt rassurant.

Nul ne pourra plus me convaincre désormais que son reflex est encore loin devant et que les hybrides Fujifilm ont encore un long chemin à parcourir. C’était encore vrai il y a 2 ans, notamment au niveau des performances autofocus, ça ne l’est plus depuis le X-T2.

Epaulé par les formidables optiques de la gamme et le grip optionnel, le X-T2 est une fantastique machine à photographier qui s’adressera désormais à tous les photographes, même les plus exigeants.

Certes il n’est pas parfait, il y a toujours quelques faiblesses et errances de construction, je pense notamment à l’autonomie toujours ridicule, à la qualité médiocre des roues codeuses, à l’absence d’écran tactile, au flash d’appoint pas très pratique… mais la liste des griefs est maigre face à toutes les qualités de ce boîtier.

Maintenant, la question qui tue… faut-il acheter un X-T2 si l’on possède déjà le X-T1 ?

En toute franchise, si vous n’avez pas besoin d’un 2ème boîtier et que votre budget est serré : NON. Aussi formidable soit-il, le X-T2 est une évolution du X-T1 et non une révolution. Certes son capteur de 24 megapixels vous permettra de cropper un peu plus, mais les 16 megapixels du X-T1 sont déjà amplement suffisants. L’appareil est un peu meilleur dans tous les domaines, mais la différence n’est pas phénoménale au point de rendre le X-T1 obsolète. Vous continuerez toujours à faire d’excellentes photos avec le X-T1, et attendre le X-T3 pour bénéficier d’un changement plus conséquent est sans doute une bonne idée.

En revanche si votre photographie dépend essentiellement de l’autofocus et de la rafale, alors n’hésitez pas, c’est le boîtier qu’il vous faut !

Enfin, si un 2ème boîtier vous est nécessaire ou bien que vous hésitiez encore à abandonner votre reflex, alors vous pouvez sérieusement considérer l’acquisition d’un X-T2.

J’ai aimé :

  • la qualité de fabrication et la robustesse
  • la très bonne tenue en main
  • les nouveaux verrous de couronnes
  • le nouveau capteur 24 megapixels
  • la qualité d’image superlative
  • la réactivité et les performances générales
  • l’amélioration de l’EVF
  • les performances AF de haut vol
  • la rafale de course (avec le grip)
  • le nouveau menu bien plus clair et pratique
  • le « joytick » de sélection AF rapide
  • l’écran articulé horizontalement
  • le double emplacement pour carte mémoire
  • le bruit du déclencheur

J’ai moins aimé :

  • le correcteur d’exposition bien trop dur
  • la médiocre qualité des roues codeuses
  • l’autonomie toujours dérisoire de la batterie
  • l’absence d’écran tactile
  • le flash d’appoint pas très pratique

Mon verdict : appareil exceptionnel, hautement recommandé !

Vous trouverez toutes les caractéristiques et détails du X-T2 sur le site du constructeur.
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22 Commentaires

  • Répondre jeje_doudou 24 mai 2017 à 11 h 23 min

    Il faut saluer le travail remarquable de fuji, je suis d’accord ! moi le probleme que je constate sur le xt2 et qui était déjà présent sur le xt1, c’est que les noirs sont très noirs, le contraste est souvent important, trop. Mis à part cela, le rendu est très propre, mais compte tenu du prix des objectifs (qui coutent 2 bras et une jambe à chaque fois), si la qualité n’avait pas été au rendez vous, je n’aurais pas compris. C’est donc une histoire de gout, perso quand je compare ce xt2 (prise en main, qualité, prix) je préfère de très loin acheter un boitier reflex … chacun se fera son avis.

  • Répondre courtinat 6 avril 2017 à 10 h 44 min

    Après 30 ans d’argentique, je débarque dans le numérique. J’ai un XT2. Que pensez-vous de la qualité des choix du boitier lorsqu’on l’utilise en position « tout automatique? On choisit la sensibilité et on laisse le boitier fournir une combinaison vitesse / ouverture ? merci

    • Répondre Gil 7 avril 2017 à 13 h 59 min

      Bonjour,
      Les automatismes du XT2 et notamment la mesure d’exposition est très bonne, vous pouvez effectivement régler les ISO et laisser l’appareil décider du reste sans trop de risques.
      Pour les situations à très fort contraste, un petit coup d’oeil sur l’histogramme ou un contrôle de l’exposition dans le viseur permettra d’ajuster si besoin.

  • Répondre Aziz 2 février 2017 à 4 h 52 min

    Très bon article ,merci d avance ,heureux propriétaire du fameux xt2 depuis 2 jours,et je suis coincé sur un problème, je ne arrive pas à faire varier l ouverture du diaphragme avec la molette arrière , alors que c est possible dans le manuel
    Merci

    • Répondre Gil 2 février 2017 à 9 h 31 min

      Bonjour,
      Pour faire varier l’ouverture avec la molette il faut que la bague de diaphragme soit en position A.

      • Répondre PRUVOT 21 février 2017 à 14 h 58 min

        Non, avec des objectif à bague de diaphgrame il est impossible de faire varier l’ouverture autrement que par la bague, la molette arrière sert pour la vitesse et la molette avant est inactive, ou alors ou peut lui mettre correction expo en mettant molette expo sur C mais impossible de changer l’ouverture par molette

  • Répondre Michel 28 novembre 2016 à 23 h 13 min

    Bonsoir,
    Merci pour vos articles éclairés, j’ai apprécié notamment votre article sur les menus personnalisables de l’XT1.
    Je viens d’acquérir l’XT2 et commence à rentrer dans les réglages plus pointus tel l’affectation de la fonction AF ON à la touche AF L et à ce propos j’ai une question par rapport à ce paramétrage. Après avoir affecter la touche AF L de la fonction AF ON, sélectionné ENREG/AE/AF ON/OFF la mise au point seulement se verrouille mais ne le reste pas dès que je relâche le bouton AF L. Pourriez vous éclairer ma lanterne? ai je oublié un paramétrage? Si vous pouvez trouvez une solution à mon problème, je vous en remercie par avance.

    • Répondre Gil 29 novembre 2016 à 9 h 16 min

      Bonjour,
      Le menu permet de configurer le comportement de AF-L de deux façons :
      – soit en mode interrupteur (on/off)
      – soit en mode pression continue
      Vous avez activé le mode ON/OFF et le bouton se comporte donc comme vous le décrivez.
      Passez sur l’autre mode et AF-L restera actif tant que vous presserez le bouton.

  • Répondre Sylvain 14 novembre 2016 à 14 h 41 min

    Bonjour, merci pour cet article très intéressant.
    N’étant pas stabilisé, il est dommage de ne pas avoir une grande gamme d’objectifs stabilisés au catalogue! (23mm F2 RWR (équivalent 35) non stabilisé, Le 50mm F2 RWR (équivalent 75), non stabilisé également…) C’est quand même très nul…
    Sinon, concernant l’Iso auto, il semblerait qu’avec un zoom, le X-T2 ne tien pas compte de la focale en œuvre pour régler la vitesse d’obturation minimale. Avez-vous pu le constater sur le terrain?
    Sylvain

    • Répondre Gil 15 novembre 2016 à 9 h 05 min

      Bonjour,
      En effet les auto-ISO ne s’ajustent pas automatiquement avec la focale.
      J’ai moi aussi du mal à comprendre pourquoi les ingénieurs n’intègrent pas cette fonctionnalité pourtant simple et qui existe chez Nikon.

      • Répondre Sylvain 17 novembre 2016 à 11 h 28 min

        Peut-être que le X-T3 corrigera ça… Tiens d’ailleurs, est-ce que pour pallier à ça et pouvoir corriger manuellement, le viseur indique des infos ISO?
        Sinon une autre question, avez-vous eu depuis, l’occasion de tester le 18×135 f/3,5-5,6?
        Merci

        • Répondre Gil 17 novembre 2016 à 14 h 21 min

          Oui bien sur, le viseur indique la valeur ISO choisie par l’appareil.
          Et non je n’ai pas testé le 18-135.

          • PRUVOT 21 février 2017 à 14 h 59 min

            Par contre si on désactive l’expo sur le déclencheur, Obturateur AE sur off, on ne peut plus avoir l’indication des isos ! dommage

    • Répondre Michel 29 novembre 2016 à 22 h 33 min

      Bonsoir,
      Merci pour votre réponse, mais désolé, je ne suis pas plus avancé. Comme je vous le précisais, le bouton AF-L enregistré sur le mode interrupteur (on/off) et configuré ou non avec la fonction AF-ON, il ne verrouille pas. Autrement dit la mise au point est dévérouillée systématiquement dés que l’on relache le bouton AF-L.
      Par ailleurs j’ai constaté dans les réglages de la configuration prise de vue que le 1er menu qui correspond selon le manuel à « réglage d’entrainement » devient sur mon XT2: DRIVE-EINSTELLUNG. j’ai pensé que la mise à jour du firmware 1.10 allait changé l’appellation et l’indiquer en français, il n’en est rien. Connaissez vous ce petit problème?
      Merci pour vos réponses.
      bonne soirée

      • Répondre Gil 30 novembre 2016 à 10 h 27 min

        Je vous invite à lire mon article sur les réglages du X-T1 (c’est la même logique sur X-T2) :
        http://www.lefujiste.com/reglages-x-t1-partie-2-mise-au-point/
        Dans la partie « Autres réglages X-T1 relatifs à l’AF / MENU PRISE DE VUES 4 > MODE MEM. AE/AF »
        Je n’ai pas de X-T2 avec moi donc je ne peux pas regarder ça pour le moment, mais si vous suivez les informations de l’article vous devriez pouvoir le paramétrer comme vous le souhaitez.

  • Répondre Yann 25 octobre 2016 à 17 h 32 min

    Bonjour, le point négatif sur les molettes avant et arrière n’en est pas un pour moi. A noter que ces molettes sont cliquables ce qui impose de la souplesse pour la pression. Quand à la correction d’exposition j’aurais carrément retiré la molette puisque la position C est utilisé dans 100% des cas grâce justement à la molette avant cliquable.
    Rien à dire sur le reste du test que je partage.

  • Répondre Merlau 24 octobre 2016 à 15 h 59 min

    Pourquoi un chiffon micro fibres? Dangereux-me semble-t-il- pour les lentilles !

    • Répondre Gil 25 octobre 2016 à 9 h 09 min

      Pas à ma connaissance, j’ai toujours utilisé des micro fibres de qualité sur mes optiques sans aucune conséquence pour les lentilles.

  • Répondre Bigot 21 octobre 2016 à 11 h 07 min

    Merci pour cet essai d grande qualité.

    Après trois ans avec un XE2 je viens d’acquérir un XT2 chez Arte Nice ( vous devez bien connaître cette boutique!) et effectivement quel bon en avant, aussi je partage votre analyse sur ce formidable et attachant boitier.
    Bien à vous

    • Répondre Gil 21 octobre 2016 à 12 h 48 min

      Bonjour Bigot,
      Merci pour votre commentaire, oui je connais bien Arta chez qui j’ai acheté mon Leica Q.
      Bonnes photos avec votre X-T2 !

  • Répondre Richard 21 octobre 2016 à 10 h 10 min

    Bonjour, un commentaire sur l’un des « moins » que vous mentionnez, relatif au correcteur d’exposition.
    D’accord avec vous, il est assez dur, mais ça évite des mésaventures de dérèglement intempestif comme sur le XT1.
    Je l’ai positionné sur C, et il n’en bougera plus, il est extrêmement pratique et efficace d’utiliser la molette avant (pression + réglage) pour régler une correction.
    A l’usage, faire du « HDR manuel » (exposer un coup pour les hautes lumières, un coup pour les basses, un coup au milieu) devient très rapide, sans quitter l’œil du viseur.

    PS : niçois, non ? parce que moi aussi…

    • Répondre Gil 21 octobre 2016 à 10 h 44 min

      Bonjour Richard,
      Personnellement je n’ai jamais eu de problème de dé-réglage du correcteur avec le XT1 qui est très bien ajusté à mon sens.
      Peut-être que d’autres utilisateurs n’ont pas la même expérience, cependant je crois que le correcteur sur le XT2 est bien trop dur pour une commande qui se règle d’un doigt et l’oeil au viseur.
      Oui, Niçois 😉

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