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APS-C, le parent pauvre du plein format ?

Sur les forums il y a deux sujets qui reviennent inlassablement et qui donnent à chaque fois lieu à bon nombre d’empoignades musclées entre les participants. L’un des sujets est RAW ou JPEG ? (voir mon article), l’autre est Plein format ou APS-C ?

J’ai longuement pratiqué les deux, et comme la gamme Fujifilm X-Premium ne propose pas d’appareils plein format, je vous propose de lire mon avis sur ce sujet plus que brulant !

 

Le plein format

Qu’on l’appelle « full frame », « FF » ou « 24×36 », le plein format correspond à une dimension approximative du capteur de 24 x 36 mm, alors que l’APS-C correspond à une dimension approximative du capteur de 24 x 16mm.

Il existe sur internet des dizaines d’articles qui expliquent en détails les différences entre ces deux formats très populaires et je ne vais donc pas ré-inventer la roue ici. Si vous souhaitez en comprendre les principes théoriques et physiques, voici quelques liens intéressants :

Ce qui m’intéresse avec cet article, au delà de la supériorité indéniable du plein format sur l’APS-C, c’est de déterminer si ça change vraiment quelque chose pour vous et moi, en clair : sommes-nous, Fujistes, le tiers monde de la photographie ?

En effet, point d’appareil plein format dans la gamme Fuji X-Premium : que ce soient les X100, X-Pro1, X-Pro2, X-T1, X-T2, X-T10, X-E1, X-E2, etc., tous sont au format APS-C.

Et d’après les dires de Takashi Ueno (Fujifilm) ce n’est pas prévu au programme. Il expliquait en 2015 que le plein format n’est volontairement pas dans les cartons, principalement afin de conserver l’aspect léger et peu encombrant des appareils mais surtout des optiques. Je le cite :

Une qualité d’image supérieure peut être obtenue avec un capteur plein format, mais pour optimiser l’utilisation de la taille du capteur, les optiques seront très encombrantes et lourdes. Cette combinaison optimisera le potentiel du plein format, mais si vous devez transporter des optiques lourdes et encombrantes de partout afin d’obtenir une qualité d’image supérieure, ce n’est pas ce que Fujifilm recherche.

Le message est clair : Fujifilm se positionne sur un créneau qui est un judicieux compromis entre qualité d’image et légèreté du matériel.

Devons-nous donc nous lamenter de l’absence d’appareils plein format dans la gamme ? Est-ce que nos photographies ne pourront jamais égaler celles de nos copains de chez Nikon, Canon, Leica, Sony, … ? Avons-nous parié sur le mauvais cheval en adoptant Fujifilm ?

C’est ce que nous allons voir…

 

Un débat sans fin

Sur les forums, c’est la guerre. Il est de bon ton, lorsque l’on possède un foule fraime, d’expliquer en long, en large et en travers à quel point la différence est énorme au malheureux possesseur d’un appareil APS-C (qui, souvent, n’a rien demandé).

Pour certains, se passer du plein format est inconcevable, et parfois après un court passage chez Fuji, ils retournent vers le reflex ou vont lorgner du coté d’autres marques hybrides telles que Sony ou Leica pour retrouver un capteur 24×36, synonyme de qualité d’image supérieure. Je ne critiquerai pas cette démarche, ayant moi-même récemment acquis un Leica Q (plein format, donc) pour diverses raisons mais pas uniquement le format du capteur.

On ne peut cependant leur donner tord, car qu’on se le dise une bonne fois pour toutes : en termes de qualité d’image pure, le plein format est supérieur à l’APS-C.

Mais si cela est vrai en théorie, dans la réalité la différence ne saute pas aux yeux.

Lorsque l’on évoque la supériorité du plein format sur l’APS-C, les arguments avancés par les uns et les autres sont principalement :

  • une montée en ISO plus propre (moins de bruit)
  • une meilleure dynamique
  • une transition plus fine et progressive entre le net et le flou
  • une plus faible profondeur de champ (à ouverture égale)
  • la possibilité d’utiliser des optiques très grand angle

Prenons ces points un par un et analysons les pour voir où nous en sommes en 2016…

 

Les ISO

Il y a encore quelques années, la différence de qualité d’image à hauts ISO entre un plein format et un APS-C était vraiment significative. Quand une image plein format à 6400 ISO restait relativement propre, en APS-C il était illusoire d’obtenir une photo exploitable au delà de 800 ou 1600 ISO.

Par exemple, une comparaison entre un Nikon D300S (APS-C de 2009) et un Nikon D700 (plein format de 2008) donne ceci :

D300S à gauche, D700 à droite, 6400 ISO – Source : dpreview.com

 

Sur ces appareils d’ancienne génération, on peut voir clairement sur le « crop 100% » que la montée en ISO est largement en faveur du capteur plein format. Alors que sur le D300S le bruit est très apparent et disgracieux, il reste plutôt bien contenu sur le D700.

Mais depuis, la technologie a beaucoup évoluée et les fabricants ont été capables d’élever sensiblement les performances des capteurs APS-C.

Comparons maintenant le Fujifilm X-Pro2 aux Nikon D750, Sony A7II et Nikon D5, toujours à 6400 ISO :

Comparaison Fujifilm X-Pro2, Nikon D5, Nikon D750, Sony Alpha 7 II à 6400 ISO – Source : dpreview.com

 

Vous le voyez, il n’y a plus une aussi nette différence entre le X-Pro2 (APS-C) et les trois autres boîtiers au capteur plein format, que celle que nous avons constatée entre le D300S et le D700.

Voyons ce que ça donne à 25000 ISO :

Comparaison Fujifilm X-Pro2, Nikon D5, Nikon D750, Sony Alpha 7 II à 25000 ISO – Source : dpreview.com

 

Ici encore, difficile d’observer la nette supériorité du plein format, n’est-ce pas ?

De nos jours, l’argument des hauts ISO ne tient plus pour affirmer qu’un capteur plein format s’impose face au capteur APS-C d’un X-Pro2 ou X-T2. C’est toujours un petit peu mieux sur le plein format, certes, mais la différence est tellement négligeable que ça ne peut plus être un élément décisif comme ce fut par le passé.

 

La dynamique

Pour rappel, la dynamique d’un capteur – exprimée en plage d’IL (Indice de Lumination) – est sa capacité à capturer l’amplitude lumineuse d’une scène (des basses aux hautes lumières). Un appareil avec une dynamique restreinte ne sera pas capable de restituer autant de tonalités et de détails dans les basses et hautes lumières qu’un appareil à dynamique étendue.

Comme pour les ISO, il y avait par le passé une différence significative de dynamique entre APS-C et plein format. Et comme pour les ISO, la technologie évoluant, les fabricants ont plutôt bien comblé les écarts.

Le X-Pro2 dispose d’une plage dynamique de 12.5 IL (à 200 ISO), et j’attend de connaitre la plage dynamique du X-T2 qui semble encore supérieure.

Comparé au Sony A7 II qui dispose d’une plage dynamique d’environ 13 IL (à 100 ISO), ou aux 12 IL du Leica Q (à 100 ISO), on voit que le capteur APS-C qui équipe le Fuji ne démérite pas :

Plage dynamique hybrides plein format – Source : techradar.com

 

Plage dynamique X-Pro2 – Source : techradar.com

 

De plus les RAW issus du X-Trans ont une capacité de récupération des détails dans les ombres et hautes lumières assez importante, sans excès de bruit lors de la remontée à l’exposition normale d’une image fortement sous-exposée.

Dans l’exemple suivant, la photo du dessus est sous exposée de -3 IL puis est remontée à l’exposition normale, sur Fujifilm X-Pro2, Sony A7 II, Leica Q et Nikon D750 :

x_pro2_a7ii_q_d750_dr

Comparaison de récupération d’exposition +3 IL en RAW – Source : dpreview.com

 

On peut voir clairement que les trois capteurs plein format présentent moins de bruit que l’APS-C, ce qui est tout à fait logique, mais on peut tout de même constater que la remontée des basses lumières (le pire scénario) de 3 IL sur le X-Pro2 est tout de même d’excellente facture. Gardez à l’esprit que corriger l’exposition de 3 IL en post-traitement, c’est extrêmement rare.

Avec une remontée de 1 IL, cas bien plus fréquent, les différences de bruit entre l’APS-C et le plein format sont beaucoup moins évidentes :

Comparaison de récupération d’exposition +1 IL en RAW – Source : dpreview.com

 

Pour finir sur ce point, certains reflex comme le D810 affichent une plage dynamique de presque 15 IL, ce qui est phénoménal. S’il s’agit de démontrer que certains appareils plein format sont plus performants, cet exemple suffit. Mais on parle ici de reflex, une catégorie d’appareils que beaucoup d’entre nous ont possédée et abandonnée, principalement pour des contraintes liées au poids et à l’encombrement.

J’ai d’ailleurs volontairement comparé le D750 dans les exemples ci-dessus pour montrer ou se situent les performances des hybrides par rapport à leurs grands frères reflex.

 

La transition net/flou 

La douceur de transition net/flou (que certains appellent aussi « modelé » ou « effet 3D ») est plus prononcée sur un plein format. Mais le format du capteur n’est pas le seul facteur déterminant ici, son nombre de pixels (ou plutôt, megapixels) joue également un grand rôle.

Un capteur plein format de 42 megapixels, tel que celui du Sony A7R II, offrira un modelé bien supérieur au capteur APS-C 16 megapixels du X-T1, c’est une certitude. Mais à pixelisation égale, c’est bien moins évident.

Et surtout, il faut bien comprendre que ce n’est véritablement flagrant que sur des tirages de grande taille (A3 et supérieur) ou bien en zoom 100% sur l’écran. Sur des photos destinées au web, la différence est très peu perceptible !

Dès lors, posez-vous la question : est-ce que vous faites régulièrement des tirages en très grand format de vos photos, pour les accrocher aux murs ou les exposer dans une galerie ?

Si oui, alors un capteur plein format sur-vitaminé en pixels est clairement un plus… et vous pourriez même envisager l’achat d’un appareil moyen format qui augmentera de manière spectaculaire cet effet !

Autrement, si vous exposez vos photos essentiellement sur le web, les expédiez par email, les consultez sur tablette ou sur smartphone, ou les tirez en 10×15, ne pensez pas qu’un capteur plein format rendra vos images plus spectaculaires qu’avec un APS-C.

A titre d’exemple voici deux photos de test :

  • la première avec un Leica Q (plein format) à 28mm et f/4 (pour faire l’équivalence avec le f/2.8 sur APS-C)
  • la deuxième avec un X-T1 (APS-C) à 18mm et f/2.8 (objectif 18-55 f/2.8-4)

Regardez attentivement ces photos dimensionnées pour le web (1000px) et voyez si vous percevez une différence significative de modelé :

 

Leica Q, 28mm, f/4

 

X-T1, 18mm, f/2.8

 

De mon point de vue, la photo au Q a un peu plus de profondeur que celle au X-T1 mais il faut tenir compte de deux choses :

  • l’image prise avec le Leica Q bénéficie d’une optique exceptionnelle et complètement optimisée pour l’appareil, alors que celle prise avec le X-T1 délivre le rendu du 18-55 f/2.8-4 qui ne joue pas tout à fait dans la même cour
  • le capteur du Leica Q est un 24 megapixels alors que celui du X-T1 n’est qu’un 16 megapixels, et ceci a une importance sur le résultat

Hélas au moment de la rédaction de cet article je n’avais pas de X-Pro2 ou X-T2 à disposition pour faire la même comparaison avec deux appareils 24 megapixels, mais je n’ai aucun doute sur le fait que la différence serait encore moins notable.

Et n’oubliez pas que vous avez ici un moyen de comparaison directe (même photo) qui vous aide à vérifier que le rendu du plein format est un poil meilleur. Mais sur des photos isolées, dans votre galerie web, pensez-vous vraiment qu’un oeil – même expert – pourra immédiatement identifier qu’il s’agit d’APS-C ou que votre photo aurait été meilleure avec un plein format ?

 

La profondeur de champ

C’est un point qui ne changera jamais : à ouverture égale, le plein format a une profondeur de champ plus courte que l’APS-C, qui se traduit visuellement par des flous d’avants et arrières plans plus prononcés (ce qui ne signifie pas pour autant un « bokeh » de meilleure qualité).

Cela se vérifie aisément : en reprenant le test précédent, mais cette fois avec le Q à f/2.8 (ouverture identique à celle du 18-55), on perçoit clairement que le flou d’arrière plan est beaucoup plus important, même sur des images dimensionnées pour le web :

 

Leica Q, 28mm, f/2.8

 

X-T1, 18mm, f/2.8

 

Pour celles et ceux qui aiment travailler avec des faibles profondeurs de champ, le plein format est un avantage. Mais à l’inverse, il devient un inconvénient pour qui préfère les grandes profondeurs de champ (les paysagistes, principalement).

On ne peut donc pas dire ici que le plein format est un meilleur choix : il est juste un choix différent !

De plus, il faut savoir que ces différences de rendu peuvent assez bien s’équilibrer par le choix des optiques Fujifilm que vous utilisez. Le XF 56 f/1.2 et toutes les optiques très lumineuses de la gamme (XF 16 f/1.4XF 23 f/1.4 ou XF 35 f/1.4) ont une profondeur de champ relative (pour un même cadrage et une même distance de mise au point) équivalente à environ f/2 sur plein format.

Cela signifie qu’un XF 56 à f/1.2 délivrera une image dont les flous seront assez proches de ceux issus d’une ouverture à f/2 sur un plein format, et une profondeur de champ plus faible qu’avec la plupart des zooms plein format qui ouvrent « au mieux » à f/2.8.

Combien de photographes imaginent qu’un 24-70 f/2.8 sur un appareil plein format c’est le graal des beaux flous onctueux, alors qu’un jeu de fixes f/1.2 et f/1.4 sur un appareil Fujifilm produira un rendu encore plus spectaculaire à pleine ouverture.

Vous me direz qu’en plein format il existe aussi des optiques qui ouvrent à f/1.4 (voire plus), et que celles-ci prendront toujours l’avantage sur leurs petites copines APS-C… c’est juste, mais ce que je veux souligner, c’est qu’il ne faut pas adhérer au mythe APS-C = profondeur de champ pourrie !

Si vous aimez les images à faible profondeur de champ et aux beaux « bokeh » crémeux, nul besoin de plein format, il vous suffit de vous équiper de quelques bonnes optiques très ouvertes, le XF 56 f/1.2 en fer de lance.

Voici quelques photos faites avec mes fixes XF 16 et XF 35 à f/1.4, pour vous donner une idée de ce qu’il est possible d’obtenir :

 

 

Les optiques grand angle

Le plein format permet d’utiliser des optiques très grand angle qui n’ont pas d’équivalence en APS-C.

C’est un critère important de décision, en gardant à l’esprit que l’on parle de focales inférieures à 12mm (en plein format).

Un 10mm sur APS-C équivaut « à peine » à un 15mm en plein format, alors espérer l’équivalent d’un 8mm plein format en APS-C tient du rêve.

Si votre photographie nécessite l’utilisation courante de très grands angles ou « fisheyes », il vaut mieux opter pour un appareil plein format. A l’inverse, si vous êtes plutôt attiré(e) par les télé-objectifs (sport ou animalier, en particulier), le ratio x1.5 est en faveur de l’APS-C.

Ici encore il n’y a pas de meilleur ou de moins bon choix : je dirai que les deux formats sont complémentaires et l’on choisira celui qui s’adapte le mieux à notre pratique de la photographie. D’ailleurs bon nombre de photographes possèdent des appareils aux deux formats, ce qui leur permet de profiter des avantages de chacun.

 

Conclusion

Cette petite guerre « FF vs APS-C » m’a toujours assez amusé car je la trouve stérile et à coté de la plaque.

Celui qui s’imagine « supérieur » car il possède un appareil et des optiques plein format n’a rien compris à la photographie, c’est sans doute pour lui un moyen d’afficher sa position sociale, comme la voiture ou la maison.

Un photographe ne choisit pas son matériel uniquement pour la taille de son capteur, il y a tellement d’autres paramètres qui entrent en ligne de compte, tels que :

  • le budget que l’on peut consacrer au matériel (le plein format coute plus cher)
  • le poids et l’encombrement (c’est plus gros et plus lourd en plein format, notamment les optiques)
  • le type de photographie pratiquée (portrait ou architecture : plutôt plein format… sport ou animalier : plutôt APS-C… paysage : un peu des deux)
  • l’exposition des photos (sur le web les avantages du plein format sont moins mis en valeur que sur un tirage A0)

N’écoutez pas les trolls de forums qui voudraient vous convaincre que votre matériel Fujifilm c’est de la camelote pour amateur.

Pensez-vous qu’un appareil plein format fera de vous un meilleur photographe ?

Non ! De par ses avantages il pourra contribuer à tirer toute la quintessence de votre talent si vous êtes un(e) excellent(e) photographe.

Si vous êtes débutant(e), que vous ne consacrez pas beaucoup de temps à la photographie, que vous ne recherchez pas la composition ou la lumière, que vous n’avez pas bien appris la technique et les basiques, ne rejetez pas la faute sur votre appareil APS-C en imaginant qu’un plein format (ou un nouvel appareil plus haut de gamme, ou une optique plus chère) comblera vos lacunes.

Investissez plutôt dans la formation ! Suivez des « workshop » (ateliers), achetez des livres (et pas seulement de technique, mais aussi des livres de photographes célèbres), échangez avec d’autres photographes, et surtout… pratiquez, pratiquez et pratiquez encore !

Certains photographes de génie exposent des merveilles prises avec un smartphone ou un capteur 4/3 (format de capteur encore plus petit que l’APS-C).

Cela prouve bien que le matériel n’y est pas pour grand chose la dedans… j’ai toujours estimé que le matériel c’est 10% de parts dans une image exceptionnelle. Alors votre APS-C ça sera peut-être 9% et votre plein format 11%… mais le reste, c’est vous !

Comme toujours, je serai heureux de connaître votre avis sur le sujet. Réagissez en commentaire, même si c’est pour me traiter d’hérétique 🙂

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28 Commentaires

  • Répondre Mikaël Michel 11 juillet 2017 à 15 h 10 min

    Bonjour,

    L’article est peut être un peu vieux pour ma question mais je la pose tout de même :
    Je possède un 5D mark III et plusieurs focales : 24-70 f/4 ; 16-35 f/2.8 ; 70-200 f/4 et deux fixes.
    Je fais pas mal de street/minimalism/archi et quand je voyage du paysage. Je me pose la question de passer chez Fuji notamment pour le prix et le poids, on peut se faire plaisir avec de superbes optiques très vite. Cependant je me pose la question suivante : est-ce que cela correspond à mon utilisation ? Et donc je me pose la question du Sony A7R II. Cependant la transition est beaucoup plus chère…

    • Répondre Gil 11 juillet 2017 à 15 h 14 min

      Bonjour,
      Soyez rassuré, vous pouvez tout faire avec les appareils et optiques Fujifilm.
      La seule différence, c’est que vous serez en APS-C au lieu de plein format.

  • Répondre Christian 3 décembre 2016 à 15 h 32 min

    Bonjour,
    Je viens de découvrir votre site-blog et ne peux que vous féliciter pour la très grande qualité de tous les articles et tests que vous y présentez.
    En ce qui concerne « l’éternel débat FF-APS-C », bien que possédant un FF, je partage totalement votre analyse. Cela commence, en effet, à être un combat d’arrière-garde. Une fois encore, c’est avant tout le talent du photographe qui fera la vraie différence.
    Cordialement,
    Christian

    • Répondre Gil 4 décembre 2016 à 9 h 03 min

      Bonjour, merci pour votre message !

  • Répondre Gilles 22 octobre 2016 à 10 h 16 min

    Encore une fois un excellent article qui remet en perpective ces 2 formats.
    Heureux propriétaire d’un XT1, XF 16-55 et d’un XF 56, je dois avouer que je me régale avec des résultats meilleurs que ceux que j’obtenais avec mon D700.
    je ne sais pas pourquoi tu es venu au Leica Q mais moi je suis en pleine réflexion pour compléter mon équipement. Le besoin est la c’est sur … mais vu le tarif, une bonne réflexion s’impose.

    • Répondre Gil 22 octobre 2016 à 10 h 22 min

      Bonjour Gilles,
      Je reçois tellement de mails qui me demandent pourquoi j’ai acheté un Leica Q que je vais finir par écrire un article !
      Plus sérieusement, c’est dans la continuité de ce que j’ai commencé avec le X100S.
      Je suis tombé amoureux de la philisophie boitier/focale unique pour la photo de rue, comme tu as du le lire dans mes articles.
      Le X100S (et à fortiori le T) sont très bons pour ça, mais le Q est encore un cran au dessus, et comme la photo de rue c’est au moins 70% de ma photographie, je voulais acheter l’appareil qui est le plus adapté à cette pratique. Il est très (trop) cher, mais souvent la passion l’emporte sur la raison, et la photo c’est ma grande passion…
      Pour le reste, mon X-T1 est parfait et complète très bien le Q.

      • Répondre Gilles 22 octobre 2016 à 14 h 10 min

        Je suis dans la même démarche. Moi aussi la photo de rue et de paysage représente l’essentiel de mes réalisations.
        Par ailleurs, je ne le cache pas, il y a aussi la passion et le rêve de posséder enfin un Leica. Le Q représente tout cela. Un M est trop inaccessible pour moi et m’obligerait à repartir sur une équation d’objectifs que je souhaite éviter. L’avantage du Q est sa compacité, sa légèreté et surtout son 28 fixe et vraiment qualitatif.
        Reste le prix qui me fait réfléchir …

  • Répondre Occo Hellendoorn 8 octobre 2016 à 9 h 09 min

    Bonjour Gil,
    Je passe beaucoup de temps à fuir cette polémique, j’aime mon XE2 parce qu’il est léger et qu’il produit une très bonne qualité d’image en regard du budget, trois arguments indéfendables face aux aboyeurs FF.
    J’ai aussi développé l’argument de l’utilisation finale de l’image mais je n’ai convaincu personne.
    Je me suis même fait agresser dans la rue à ce sujet ! j’adore la photo mais je ne suis pas toujours fier de ceux qui la pratique, vous remontez clairement le niveau avec votre pondération.
    Je suis de tout cœur avec vous mais je suis aussi persuadé aujourd’hui que ces arguments sont inaudibles, j’ai cessé toutes conversations à ce sujet.
    Je suis vraiment très heureux avec mon appareil et j’ai retrouvé le goût de faire de la photos grâce à la série Fuji mais je ne le dirais qu’ici, je suis las de me faire pulvériser avec des arguments qui n’ont rien à voir avec une activité artistique.

    • Répondre Gil 9 octobre 2016 à 10 h 52 min

      Bonjour Occo,
      J’ai écrit cet article pour mettre les choses en perspective, il en froissera certains mais rassurera les autres qui pouvaient arriver à douter, justement en lisant un peu trop les âneries de forums 😉

  • Répondre Arnaud FIOCRET 2 octobre 2016 à 11 h 28 min

    Coucou Gil ! Comme d’habitude, vous tapez dans le mille avec ce nouvel article et il n’y a rien à rajouter. Depuis fort longtemps et encore davantage depuis que je travaille 100% du temps depuis bientôt presque deux ans avec un FUJIFILM X100T et la plupart du temps avec sa focale de base équivalente au 35mm (car il m’arrive parfois d’utiliser les convertisseurs), la course en pixels et le format de capteur me laissent totalement de marbre. Apprendre à regarder est certainement bien plus qualitatif que de changer continuellement d’appareil. Depuis que la plupart des acteurs sont capables de nous produire des appareils capables de produire des images propres jusqu’à 6400 ISO avec un capteur APS-C, le reste est vraiment devenu secondaire voir tertiaire. Mon dernier reportage à Versailles le 22 septembre dernier me parle de lui-même que votre opinion sur le format comme sur bien d’autres facteurs est la bonne. A bientôt.

    • Répondre Gil 2 octobre 2016 à 20 h 31 min

      Bonjour Arnaud,
      Merci pour votre avis sur le sujet et content de voir que vous vous souciez plus de l’image que du matériel !

  • Répondre jose 27 septembre 2016 à 10 h 35 min

    Hello,

    Bravo pour ton article avec lequel je partage ton avis.
    au final le photographe fera de beaux clichés avec peu importe le matériel à disposition. Pour ma part, j’ai réalisé des clichés qui me plaisent énormément avec mon téléphone car c’était ce que j’avais sous la main à ce moment.
    Mais j’ai une réserve lorsque tu parles des APS-C pour les paysages… a mon avis il est plus intéressant d’avoir du FullFrame pour les paysages pour les dynamiques et pouvoir conserver des grands angles non multipliés.
    L’avantage de l’APSC est pour moi sans conteste au niveau des images sportives par rapport au coefficient multiplicateur et légèreté du matériel pour le transport.
    Mais dans la conclusion je te suis sur le fait que tu choisis ton matériel en fonction des tes gouts et besoins…
    bonne continuation.

    • Répondre Gil 27 septembre 2016 à 16 h 47 min

      Bonjour,
      Pour le paysage, j’ai écrit que les deux étaient intéressants.
      Le plein format pour les grandes ouvertures et la dynamique, mais l’APS-C est aussi une bonne option pour les grandes profondeurs de champ (f/11 et plus) sans trop de diffraction, souvent nécessaire pour inclure un élément d’avant plan parfaitement net.

  • Répondre Hick Patrice 27 septembre 2016 à 8 h 45 min

    Tout cela me fait bien rire …le FF supérieur à l’APSC ? si cela pouvait se défendre il y a quelques années,cela n’est plus vrai actuellement…chaque format de capteur a ses avantages…et ses inconvénients !
    Heureux possesseur d’un D500 ,je puis vous assurer qu’il n’a rien à envier aux meilleurs FF….surtout de la marque concurrente !
    Par exemple,pour ce qui est de la dynamique du capteur , il met une pâtée pas possible à bien des FF….même au dernier boitier FF pro de chez Canon à presque 6000 € !
    le reste est à l’avenant…le bokeh du FF mieux que celui d’un APSC ? il suffit de jeter un oeil sur ma page flickr pour se convaincre que c’est une « idée reçue »…
    allons, chacun fait ses choix avec ses moyens et sa pratique photographique…que ceux qui sont détenteurs d’un FF essayent tout d’abord de s’en servir avant de critiquer les « petits photographes » adeptes du DX ! bonne journée !

    https://www.flickr.com/photos/patrice_hick/

    • Répondre Gil 27 septembre 2016 à 9 h 29 min

      Bonjour,
      De bien belles photos sur votre Flickr et largement de quoi démontrer qu’un APS-C est amplement suffisant pour réaliser de magnifiques flous !

  • Répondre Frédy BOYER 26 septembre 2016 à 18 h 20 min

    Bonjour, cher monsieur, votre article tombe à point; Photographe Amateur avec 3 A.P.N, 2 compacts Experts, et un APSC, j’envisage depuis quelque temps, m’orienter vers un Full Frame pour de meilleures images de portrait et de paysages, je comptais prendre une décision après la Photokina 2016, et je dois vous remercier, pour vos articles d’une grande qualité, qui me remettent le pied à l’étrier, sans avoir à investir dans du materiel lourd que je ne pourrai pas amortir en tant qu’amateur passionné. Merci à vous, je prospecte chez fuji, car pas mal de modèles ont attiré mon attention auparavant.

  • Répondre abdou 26 septembre 2016 à 15 h 53 min

    Je suis passé d un 70d à un 6d par ce que ce dernier n est pas plus cher et de toute manière il faut passer aux optiques N pour gagner en piqué et étanchéité. La différence en terme de qualité des images est souvent imperciptible. Je regrete le dualpixel en vidéo la rapidité et le flash intégré de la 70d. J aime beacoup la mop du 6d dans l obscurité.

  • Répondre Baptiste Sibé 23 septembre 2016 à 12 h 22 min

    J’ai comme l’impression que tu vas devoir remettre la question du format sur la table très bientôt Gil… 😉

    • Répondre Gil 23 septembre 2016 à 12 h 23 min

      En effet 😉

  • Répondre Jean Vanlaer 21 septembre 2016 à 11 h 59 min

    Bravo pour cet article, lumineux, clair, convaincant !
    J’ai un X-E2 avec le 18-55, et j’envisage l’achat d’une bonne focale fixe. Le futur 50 mm f2 WR pourrait me convenir. J’espère toujours que Fuji sortira un 135 f2,8 (éq. 200 mm en « plein format »). J’utilise parfois un Minolta 135 AF, avec une bague, mais c’est quand même pratique d’avoir l’AF pour une telle focale…

  • Répondre Pierre 19 septembre 2016 à 17 h 05 min

    Super article, merci beaucoup pour votre analyse.

    En effet, je trouve que certes la matériel joue, mais le plus important reste l’oeil du photographe (jeu sur la lumière, les ombres, le cadrage, les reflets…). C’est d’ailleurs intéressant de voir que mon entourage me reproche parfois de trop prendre le temps de trouver une prise sympa: cela pourrait d’ailleurs faire un sujet. Mieux vaut mitrailler et trier, ou alors prendre moins de photos mais des bonnes car il y a de la recherche ?

    J’ai pour ma part investi dans le X-T1 avec le 18-55 et le 55-200. Je trouve franchement le rendu incroyable, on arrive à avoir de superbes bokeh même avec le 55-200. Je ne suis qu’un amateur qui veut améliorer ses photos, mais je trouve le rendu des optiques Fuji vraiment bien. En tout cas pour mon utilisation cela suffit.

    Morale de l’histoire: acheter du matériel selon ses critères et aussi se faire plaisir.

    • Répondre Gil 19 septembre 2016 à 22 h 20 min

      Ces deux zooms sont excellents, ils vont parfaitement bien avec le X-T1.

  • Répondre Nollevaux Jean Michel 17 septembre 2016 à 23 h 25 min

    Entièrement d’accord avec la philosophie de ton article. Opposer le full frame à l’apsc c’est perdre son temps dans des débats stériles car ce n’est heureusement pas le type d’appareil qui fait la photo, mais le talent de celui qui l’utilise. Alors laissons les trolls des forum argumenter et pendant ce temps continuons à faire de belles photos avec notre full frame ou notre Apsc car c’est pour cela que l’on a cassé notre tirelire.

    • Répondre Gil 21 septembre 2016 à 12 h 36 min

      Bonjour Jean-Michel,
      Désolé pour avoir mis un peu de temps à valider le commentaire, il s’était perdu dans la liste et je ne l’ai vu qu’à l’instant 😉

  • Répondre Goubert 17 septembre 2016 à 17 h 56 min

    Bonjour, je ne peux que vous féliciter, vous remercier pour vos articles toujours sans parti pris, objectifs, et argumentés.
    Merci pour vos compétences qui me sont d’un précieux conseil.
    Je suis l’heureux propriétaire d’un 18/55; 56; et 23mm un régal…
    Cordialement.
    Philippe

    • Répondre Gil 18 septembre 2016 à 11 h 22 min

      Merci Philippe ! Vous avez de belles optiques, tout ce qu’il faut pour se faire plaisir.
      Bonnes photos 🙂

  • Répondre mokaille 16 septembre 2016 à 23 h 52 min

    Complètement d’accord sur le fond, chacun voit midi à sa porte. Il suffit de regarder du côté d’un Anders Petersen pour s’en convaincre, puisqu’il est l’auteur de photos incroyables, pour certaines issues de capteurs aujourd’hui totalement obsolètes.

    • Répondre Gil 18 septembre 2016 à 11 h 25 min

      Tout à fait, et aux débuts du numérique chez Canon et Nikon il n’y avait pas de plein format, ça n’a pas empêché les photographes de prendre de magnifiques photos.

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